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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 20:54

 

 

comedie-tragedie-masques_-bxp26189.jpgMoi je suis pour les enfants de la balle, autrement dit : les comédiens, qui pratiquent un sport vieux comme le monde.

C’est un sport qui engage le corps tout entier, pas seulement les jambes.

Le corps et l’esprit aussi, je dirais même l’âme, c’est un sport qui élève l’homme vers l’art et la culture, et vers la connaissance de soi.

Les enfants de la balle  ont leurs fans, beaucoup plus discrets que ceux du ballon.

Ils ont leurs stars, et ces stars ne sont pas éphémères.

Ici s’arrête la comparaison avec un autre sport national.

Aujourd’hui, deux époques, deux  icônes, portraits exoresspour ceux qui aiment les monstres sacrés.

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 20:44

 

 

MOLIÈRE,  LE PARISIENJB-POquelin.jpg

On ne sait pas exactement le jour de sa naissance, mais celui de son baptême à Saint-Eustache, le 15 janvier 1622. 

Jean-Baptiste POQUELIN  n’est pas vraiment un enfant de la balle : il part dans la vie avec tous les atouts d’un fils de famille. Il se destine à prendre la suite de son père, tapissier du Roi Louis XIII et fait des études de riche au futur lycée Louis-le-Grand,

On l’emmène voir les représentations de l’Hôtel de Bourgogne, il est troublé.

Il assiste aussi aux improvisations de l’école de la comedia dell’arte, il est ébranlé.  Mais, pas encore de déclic.

 Il  commence des études de droit puis signe son engagement à succédetr à son père comme tapissier du Roi,…

Un jour de 1640 il rencontre la famille BEJART.   Famille de comédiens, désargentés, illuminés de la grâce du théâtre, baladins romantiques et nomades.   Jean-Baptiste tombe amoureux de Madeleine, comme chacun sait.

Elle l’entraîne dans leur tourbillon magique et le voilà qui peu à peu tombe dans le piège.   En 1643 il annonce à son père qu’il renonce à sa charge de tapissier et son père, ulcéré, lui coupe les vivres.

C’est  là que Jean-Baptiste POQUELIN devient  MOLIÈRE, enfant de la balle.  Il a 21 ans.  De riche, il devient pauvre.  Mais une passion qui vaut son pesant d’or l’habite.

Les débuts sont difficiles, il n’est encore que comédien mais sa voix particulière et ses mimiques (on pense à Galabru)  lui assurent un succès grandissant.

C’est avec « LE DOCTEUR AMOUREUX »  qu’il fait la conquête de Louis XIV.

Ensuite tout fut facile.

MOLIERE  est mort après avoir joué LE MALADE IMAGINAIRE, au soir du 17 février 1673, chez lui et non sur scène comme on se plait à le croire.

Le titre de la pièce est déjà  un clin d’œil sardonique !  A la 4ème représentation, pris de convulsions, il est transporté chez lui et meurt d’une congestion pulmonaire pas du tout imaginaire.

L’un des plus illustres Parisiens est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

 

 GERARD  DEPARDIEU,  LE VOYOUgerard_depardieu.jpg

 

0n peut le comparer à MOLIERE, sauf qu’il n’a pas écrit de pièces. 

Il est lui aussi, un symbole vivant de l’art dramatique.

Il est né, avec un nom pareil, deux jours après la naissance du Christ.

A Chateauroux, tout le monde le sait.  Tout le monde sait aussi qu’il a passé le plus clair de son enfance dans la rue et qu’il y a pratiqué toutes sortes de bêtises, comme un véritable enfant de la balle.

A dix-sept ans, il signe sa licence junior dans le CLUB DE FOOT BALL  « La Berrichonne » de CHATEAUROUX.

Oui, notre Cyrano est fou de foot, la perfection  n’est pas de ce monde.

Gérard DEPARDIEU  est  une star de cinéma.  Oui, mais il a fait aussi beaucoup de théâtre, et ses choix étaient loin d’être primaires.  Il a joué souvent sous la direction de Claude REGY mais aussi, à ses débuts, de Jean-Laurent COCHET (décidément on parle beaucoup de lui dans ce blog !)

Je me souviens de lui dans LA CHEVAUCHÉE SUR LE LAC DE CONSTANCE, de Peter HANDKE : élégant, gominé, mystérieux face à Jeanne MOREAU et Delphine SEYRIG, excusez-moi du peu.

Gérard DEPARDIEU ne pouvait pas être l’homme d’une seule femme. Pourtant, il met 14 ans à concrétiser son divorce avec Elizabeth, la délicieuse comédienne qui ne sera jamais célèbre.

Après elle, Karine SYLLA,  Carole BOUQUET,  Hélène BIZOT, Clémentine IGOU…  Deux  enfants naturels, roxane et Jean, l’une de Karine SYLLA, l’autre d’Hélène BIZOT.

Dans la vie comme dans ses choix professionnels, DEPARDIEU est un mélange  de finesse et de balourdise, d’angélisme et de brutalité, de féminité et de virilité.

Cet étrange amalgame de vice et de vertu  est le secret de son immense talent.

 

Mercredi, rencontre entre  Sarah BERNHARDT  et Marylin MONROE..

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 20:40

 

 

 

En attendant jeudi, je ferme les yeux et croise les doigts.NOMBRIL

Jeudi, vendredi, samedi, salle pleine.  Et le rideau tombera jusqu’à une prochaine reprise… quand ?  Ou ?  Mystère.

Vous saurez tout sur le déroulement de ces trois dernières soirées, dans mon épître de la semaine prochaine.

 

Bye bye,  mes amis !

 

Miss Comédie.

 

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:38

 

 

 

rideau rougeEt ça fait du bien…  Le théâtre nous emmène dans une autre dimension, celle du rêve.  

Que l’on aille au NOMBRIL DU MONDE  voir TENTATIVE D’ÉVASION,  ou bien sous le chapiteau du Château de Gerland pour un LORENZACCIO  éblouissant,  on oublie les dures réalités pour quelques heures d’évasion.  Le théâtre coupe du monde ?  Oui, vous n’aviez pas remarqué ?



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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:33

 

LORENZACCIO  VU PAR  CLAUDIA STAVISKY, DU GRAND ART

Deux heures et demie de pur bonheur.  Un spectacle beaucoup plus emballant qu’un match de foot.  La  grandeur et la violence de la langue de MUSSET dans la bouche d’une bande  de jeunes comédiens  pétant le feu pour  raconter  le destin malheureux d’un jeune homme épris de justice.
MUSSET avait 24 ans quand il a écrit LORENZACCIO et il n’a jamais vu sa pièce jouée.  Elle débordait du cadre traditionnel de la dramaturgie de l’époque et choquait par ses propos subversifs.  
Aujourd’hui, elle explose comme un feu d’artifice.
On oublie Gérard  PHILIPE en regardant Thibault  VINçON  jouer le confident fidèle pour arriver à ses fins.
On oublie  Daniel IVERNEL en regardant Alexandre ZAMBEAUX  manipuler les hommes avec un charme pervers.
ALEXANDRE joue avec LORENZO comme le chat avec la souris, et pourtant c’est lui tombera le premier sous les coups de son faux ami.
La pièce se passe à Florence du temps de François Ier, mais son propos est de tous les temps et la mise en scène de Claudia STAVISKY fait l’amalgame avec finesse.  Le texte intégral est respecté.   Costumes contemporains, noirs pour les hommes, rouges ou blanc pour les femmes.  La   même flamme habite les protagonistes d’hier et les acteurs d’aujourd’hui.
On est saisis d’étonnement et d’admiration devant la fluidité de leur langage, pas un savonnage, pas un oubli dans des tirades qui font parfois plus de cinq minutes.  Les voix emplissent le chapiteau,   circulent entre les gradins, on est sur une place de Florence avec des assauts venant des ruelles, on se bat, on s’affronte, on est dans les banlieues, et puis soudain tout s’arrête et la musique de Chopin fait l’intermède.   Pourquoi CHOPIN ?   Est-ce pour rappeler  son point commun avec MUSSIET ?
Ce spectacle est un tour de force.   Un travail fou  sur la mémoire, sur la concentration, sur l’énergie.   Pas un seul comédien n’est en dessous.  Pas de demi-teinte, dans ces affrontements verbaux qui annoncent une fin tragique.
Et la sincérité VRAIE domine l’ensemble.
On se sent éperdu de tristesse à l’annonce de l’assasinat de LORENZO, pris pour cible par la foule  manipulée.
L’ovation finale, énorme,  sembla étonner  les dix-sept comédiens fourbus, et leur sourire s’illumina de reconnaissance.  La troupe et le public s’applaudirent de concert, dans un même élan de bonheur.


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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:23

Ca y est, ma pièce s’est envolée.  Le jour de la première un copain comédien m’a dit : « Un jour la pièce va t’échapper, c’est la règle ! »  Oui c’est vrai, il arrive un moment où le texte appartient aux comédiens.  A la limite ils ne comprennent pas mon insistance à VOIR, ECOUTER, CONTRÔLER.    Ce sont eux les maîtres de leurs personnages, ils mènent la danse.  Je les regarde jouer et tout-à-coup je suis une spectatrice comme les autres.
Une spectatrice
NOMBRIL un peu déçue, hier soir, tout a  un peu foiré. Manque de répétitions, emploi du temps chargé de chacun des comédiens qui doivent aussi penser à leur avenir, pas le temps de répéter la nouvelle scène que j’ai écrite le week-end dernier.
Ils ont donc  joué la version imparfaite que j’ai vu jeudi dernier, et avec des couacs en plus. Chacun y est allé de son trou de mémoire et pour corser le tout, un carambolage a eu lieu en coulisse entre Luc et Marylou.  Seuls les poissons, imperturbables, ont joué leur rôle gracieux sans état d’âme.
N’importe, le public était ravi, les a trouvés formidables, et le verre de l’amitiié à l’issue du spectacle s’est passé dans une ambiance  de franche gaîté.
Il ne reste plus que trois représentations !  Auront-ils le temps de s’approprier le ton juste, les déplacements dans le rythme, avant la captation  prévue pour fixer ‘l’impondérable ? 

Oui, ils seront prêts.  Le déclic se fait un beau jour,  et tout se met en place comme par miracle.  Ils ont le talent et le professionnalisme pour y arriver.  C'est ça, le théâtre.

Beaucoup d'angoisses e questions, beaucoup de bonheur.


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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:38

 

rideau_rouge.jpgVoilà, le rideau s’est levé jeudi  dernier sur ma pièce TENTATIVE D’ÉVASION.

Grand moment d’émotion pour moi et pour mes trois comédiens.  Pour le public, grand moment de récréation.  La salle était pleine d’amis et de spectateurs curieux : tiens, une vraie pièce dans un café-théâtre !

Après les balbutiements des dernières répétitions, j’étais tendue.   Et puis c’était ma première Première en tant qu’auteur.  On est aussi angoissé  lorsqu’on est auteur assis à l’orchestre, qu’acteur sur la scène.   Tremblottant.  Le trac vous lâche au même moment, quand la première réplique est dite et que tout va s’enchaîner très vite.

Pas de cafouillage, le petit miracle habituel des premières a eu lieu.  J’ai découvert avec ravissement le jeu de lumières, les intervalles musicaux,  les changements de costumes  réussis.

J’ai découvert avec stupeur la  formidable  présence  de ma Marylou qui jusque-là avait bien caché son jeu !    Elle a rendu crédible son personnage hyper difficile de « blonde » à la cervelle d’oiseau avec une intelligence incroyable.    Superbe, fine,  elle occupait le plateau avec une aisance folle entre ses deux partenaires un peu en retrait…  On ne  se lassait pas de la regarder  et chacune de ses répliques faisait mouche sur le public charmé.

C’est une fille pour qui on  peut se régaler d’écrire des rôles.  Je l’avais vue à Paris dans la précédente pièce de Thierry BUENAFUENTE, je ne la reconnaissais pas.  Une autre nature, un ature talent.   Retenez bien son nom : Célandine PARENT, j’espère qu’elle va filer sur les traces des COTILLARD et autres jeunes étoiles montantes du spectacle.

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:31

POUR  LE  TEXTE .....

 

Pendant le week-end j’ai travaillé dur.  Après le spectacle, pendant le pot rituel au bar du théâtre, Thierry et moi avons passé en revue les faiblesses  de la pièce et convenu des modifications à y apporter.

J’ai donc écrit une avant-dernière scène marquant le pas entre la scène des aveux de Marylou et la surprise finale, qui arrivait trop vite.Affiche-def-jpg

Ensuite j’ai repris le manuscrit et remis en place toutes les répliques supprimées qu’il me semblait devoir rétablir.

En ce moment ils ont déjà la scène sur leur Mac et  me donneront leur avis lors de notre prochaine réunion.

Il suffit de peu de choses.   Re-positionnée  après sa première représentation, la pièce va prendre un rythme solide et une dimension comique plus affirmative.     Son deuxième souffle.

 

 

…. ET POUR LES COMÉDIENS

 

Pour Célandine, pas trop de problème, on l’aura compris.  Pour mes deux phénomènes masculins, c’est autre chose.

thierry était mort de trac, ça se voyait, il avait  dans le collimateur : son rôle, la mise en scène, les accessoires, le timing.  Pas trop libre de chiader son personnage.   Mais il a une telle nature comique naturelle qu’elle reprendra très vite le dessus.  Je sais ce qu’il peut donner et le personnage de CHARLES a tout pour le faire déborder,  s’éclater.  J’ai hâte de le voir  jeudi prochain.

Clément, apparemment très à l’aise dans son rôle de médiateur, se contente d’utiliser sa belle voix et sa dégaine mais il n’a pas encore pris la mesure de l’importance de son rôle.   Je le veux plus concerné, plus impérieux dans ses arguments,  moins passif dans l’écoute des confidences de l’un et de l’autre, et plus démonstratif.  Qu’il charge !   qu’ils chargent tous les deux, je  suis sûre  qu’ils sont capables de « charger » sans vulgarité et les répliques porteraient mieux.

Tout cela serait probablement venu avec le temps.  Mais justement, nous n’avons pas beaucoup de temps !   Seulement douze représentations et ensuite… mystère, selon son succès et les hasards de spectateurs influents…

Il y aura probablement une captation filmée dans les dernières représentations et cela donnera peut-être à TENTATIVE D’ÉVASION une ouvertiure vers des opportunités inconnues…

 

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:28

 

point-d-interrogation-copie-1Maintenant que ma pièce est montée, je vous parlerai encore des prochaines représentations et de ses progrès, de ses hauts et de ses bas, et puis on tournera la page et on passera à autre chose.   Aux festivals, par exemple.

Comme tous les ans il va y avoir une flopée d’évènements théâtraux en plein air ou dans des lieux mythiques…  La France entière va festivaler à tout va, c’est la maladie de l’époque, ces engouements épisodiques qui mobilisent les médias et la curiosité populaire.

Des flambées de panurgisme, comme l’épidémie des i phones et bientôt des i pads, et  le bio… ah, le bio !     J’aime encore mieux les festivals.

 

A bientôt, mes agneaux

 

Miss Comédie

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:47

 

 

 Ce ,'est pas le rouge du tapis, ni celui du rideau, mais le rouge de la colère   après une réflexion  malveillante entendue  dans la bouche d’un ami et qui me donne à réfléchir.

Le casus belli :  PEUT-ON  PARLER DE CE QUE L’ON N’A PAS VU ?

 

Qu’il n’y ait pas de méprise :  mon blog n’est pas une rubrique journalistique destinée à diffuser des idées ou à  orienter des choix.

Mon blog, comme tous les blogs, est un moment de réflexion personnelle sur les faits du jour.

Ceux qui me lisent n’ont pas payé pour avoir mon avis sur des spectacles. Je ne prétends pas détenir la vérité universelle, mais ma vérité à moi seule.

 

Alors, oui, je peux parler de ce que je n’ai pas vu.  Je peux dire pourquoi la chose me paraît tentante ou repoussante.  

J’ai à ma disposition une foule d’informations  (celles-là même qui alimentent les conversations de salon) qui s’ajoutent à ma connaissance approfondie de l’univers du spectacle , pour me guider dans mes intuitions.   

Il n’y a que les béotiens  qui ont besoin de preuves parce qu’iis n’ont pas de bases culturelles pour juger sur des indices.

Je  suis rarement trompée par mes intuitions.  Je sais très bien ce que je vais aimer ou ne pas aimer, mais je ne me mets pas pour autant à l’abri des surprises. 

 

 Donc, avis à mes détracteurs : fichez-moi la paix, je préfère anticiper mes coups de cœur ou mes coups de gueule plutôt que d’asséner des jugements pompés sur le  papier de TELERAMA.   A  chacun sa vérité.

 

 

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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