Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:38

 

rideau_rouge.jpgVoilà, le rideau s’est levé jeudi  dernier sur ma pièce TENTATIVE D’ÉVASION.

Grand moment d’émotion pour moi et pour mes trois comédiens.  Pour le public, grand moment de récréation.  La salle était pleine d’amis et de spectateurs curieux : tiens, une vraie pièce dans un café-théâtre !

Après les balbutiements des dernières répétitions, j’étais tendue.   Et puis c’était ma première Première en tant qu’auteur.  On est aussi angoissé  lorsqu’on est auteur assis à l’orchestre, qu’acteur sur la scène.   Tremblottant.  Le trac vous lâche au même moment, quand la première réplique est dite et que tout va s’enchaîner très vite.

Pas de cafouillage, le petit miracle habituel des premières a eu lieu.  J’ai découvert avec ravissement le jeu de lumières, les intervalles musicaux,  les changements de costumes  réussis.

J’ai découvert avec stupeur la  formidable  présence  de ma Marylou qui jusque-là avait bien caché son jeu !    Elle a rendu crédible son personnage hyper difficile de « blonde » à la cervelle d’oiseau avec une intelligence incroyable.    Superbe, fine,  elle occupait le plateau avec une aisance folle entre ses deux partenaires un peu en retrait…  On ne  se lassait pas de la regarder  et chacune de ses répliques faisait mouche sur le public charmé.

C’est une fille pour qui on  peut se régaler d’écrire des rôles.  Je l’avais vue à Paris dans la précédente pièce de Thierry BUENAFUENTE, je ne la reconnaissais pas.  Une autre nature, un ature talent.   Retenez bien son nom : Célandine PARENT, j’espère qu’elle va filer sur les traces des COTILLARD et autres jeunes étoiles montantes du spectacle.

 

Partager cet article

Repost0
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:31

POUR  LE  TEXTE .....

 

Pendant le week-end j’ai travaillé dur.  Après le spectacle, pendant le pot rituel au bar du théâtre, Thierry et moi avons passé en revue les faiblesses  de la pièce et convenu des modifications à y apporter.

J’ai donc écrit une avant-dernière scène marquant le pas entre la scène des aveux de Marylou et la surprise finale, qui arrivait trop vite.Affiche-def-jpg

Ensuite j’ai repris le manuscrit et remis en place toutes les répliques supprimées qu’il me semblait devoir rétablir.

En ce moment ils ont déjà la scène sur leur Mac et  me donneront leur avis lors de notre prochaine réunion.

Il suffit de peu de choses.   Re-positionnée  après sa première représentation, la pièce va prendre un rythme solide et une dimension comique plus affirmative.     Son deuxième souffle.

 

 

…. ET POUR LES COMÉDIENS

 

Pour Célandine, pas trop de problème, on l’aura compris.  Pour mes deux phénomènes masculins, c’est autre chose.

thierry était mort de trac, ça se voyait, il avait  dans le collimateur : son rôle, la mise en scène, les accessoires, le timing.  Pas trop libre de chiader son personnage.   Mais il a une telle nature comique naturelle qu’elle reprendra très vite le dessus.  Je sais ce qu’il peut donner et le personnage de CHARLES a tout pour le faire déborder,  s’éclater.  J’ai hâte de le voir  jeudi prochain.

Clément, apparemment très à l’aise dans son rôle de médiateur, se contente d’utiliser sa belle voix et sa dégaine mais il n’a pas encore pris la mesure de l’importance de son rôle.   Je le veux plus concerné, plus impérieux dans ses arguments,  moins passif dans l’écoute des confidences de l’un et de l’autre, et plus démonstratif.  Qu’il charge !   qu’ils chargent tous les deux, je  suis sûre  qu’ils sont capables de « charger » sans vulgarité et les répliques porteraient mieux.

Tout cela serait probablement venu avec le temps.  Mais justement, nous n’avons pas beaucoup de temps !   Seulement douze représentations et ensuite… mystère, selon son succès et les hasards de spectateurs influents…

Il y aura probablement une captation filmée dans les dernières représentations et cela donnera peut-être à TENTATIVE D’ÉVASION une ouvertiure vers des opportunités inconnues…

 

 

Partager cet article

Repost0
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:28

 

point-d-interrogation-copie-1Maintenant que ma pièce est montée, je vous parlerai encore des prochaines représentations et de ses progrès, de ses hauts et de ses bas, et puis on tournera la page et on passera à autre chose.   Aux festivals, par exemple.

Comme tous les ans il va y avoir une flopée d’évènements théâtraux en plein air ou dans des lieux mythiques…  La France entière va festivaler à tout va, c’est la maladie de l’époque, ces engouements épisodiques qui mobilisent les médias et la curiosité populaire.

Des flambées de panurgisme, comme l’épidémie des i phones et bientôt des i pads, et  le bio… ah, le bio !     J’aime encore mieux les festivals.

 

A bientôt, mes agneaux

 

Miss Comédie

 

Partager cet article

Repost0
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:47

 

 

 Ce ,'est pas le rouge du tapis, ni celui du rideau, mais le rouge de la colère   après une réflexion  malveillante entendue  dans la bouche d’un ami et qui me donne à réfléchir.

Le casus belli :  PEUT-ON  PARLER DE CE QUE L’ON N’A PAS VU ?

 

Qu’il n’y ait pas de méprise :  mon blog n’est pas une rubrique journalistique destinée à diffuser des idées ou à  orienter des choix.

Mon blog, comme tous les blogs, est un moment de réflexion personnelle sur les faits du jour.

Ceux qui me lisent n’ont pas payé pour avoir mon avis sur des spectacles. Je ne prétends pas détenir la vérité universelle, mais ma vérité à moi seule.

 

Alors, oui, je peux parler de ce que je n’ai pas vu.  Je peux dire pourquoi la chose me paraît tentante ou repoussante.  

J’ai à ma disposition une foule d’informations  (celles-là même qui alimentent les conversations de salon) qui s’ajoutent à ma connaissance approfondie de l’univers du spectacle , pour me guider dans mes intuitions.   

Il n’y a que les béotiens  qui ont besoin de preuves parce qu’iis n’ont pas de bases culturelles pour juger sur des indices.

Je  suis rarement trompée par mes intuitions.  Je sais très bien ce que je vais aimer ou ne pas aimer, mais je ne me mets pas pour autant à l’abri des surprises. 

 

 Donc, avis à mes détracteurs : fichez-moi la paix, je préfère anticiper mes coups de cœur ou mes coups de gueule plutôt que d’asséner des jugements pompés sur le  papier de TELERAMA.   A  chacun sa vérité.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:39

 

 

Oui, le métier du théâtre ça s’apprend.  Celui du cinéma aussi… Pour arriver à rivaliser avec les plus grands, Yvan ATTAL a fait ses classes aussi bien dans l’art de jouer la comédie que dans celui de faire des films.

Il faut saluer bien bas les guides éclairés qui, modestement, dans l’ombre, livrent leurs secrets de fabrication aux futures têtes d’affiche.

JEAN-LAURENT COCHET, LE GUIDE VERT  (OU PRESQUE)

 

Après ce que j’écrivais  dans un post récent  sur les comédiens qu’on n’entend pas au-delà du 3ème rang d’orchestre, ce cher J.L COCHET   apporte de l’eau à mon moulin.

« Il faut au moins cinquante ans pour apprendre son métier », écrit-il.  Là, il exagère, autant passer tout de suite à autre chose.

Mais lui qui fut l’élève de madame DUSSANE, attache beaucoup d’importance à l’ « apprentissage », comme pour n’importe quel métier.

Les plus grands acteurs actuels sont passés chez lui, à part égale avec le prestigieux cours SIMON, mais les jeunots préfèrent  aujourd’hui aller au cours FLORENT, ou mieux chez Francis HUSTER, même si ce n’est pas souvent lui qui donne le cours.

Moi j’aimais l’ambiiance conviviale du cours de Yves FURET.

Tous ces cours préparent au master class : le CONSERVATOIRE.  Et là, la sélection est sévère.  Mais on peut aussi sauter la case car il faut accepter de rentrer dans le moule et s’aliéner tous les chemins de traverse, cinéma, télévision, pour ne se consacrer qu’aux grands textes.  Beaucoup  s’en sont échappés prématurément, avides de liberté.

Ce cher COCHET vient d’écrire un livre, un guide, un bréviaire, qui porte un beau titre : L’ART ET LA TECHNIQUE DU COMÉDIEN, COMME UN SUPPLÉMENT D’ÂME.

Un supplément d’âme, oui.  Mais surtout un supplément de muscle.  Parce que l’âme, il faut la rendre perceptible au public et pour cela il y a des recettes. C’est un entraînement de sportif, ni plus ni moins.

Ca se lit facilement même si on n’est pas du métier,  car il y a plein d’anecdotes succulentes sur ces anciens élèves.

 

 

Partager cet article

Repost0
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:33

 

Aujourd’hui nous sommes allés chercher les poissons chez BOTANIC et nous les avons mis dans l’aquarium.   Moment d’émotion !  Voici que ces petites bêtes vont avoir à apprendre leur rôle.  Pour l’instant ils ont l’air complètement affolés, ils  sont  tous tassés dans un coin et ne touchent pas à leur nourriture…

Les vrais acteurs, eux, ont fais des pas de géant.aquarium_calvados-copie-1.jpg

Ils savent leur texte, ils ont fixé leurs déplacements et même si le décor est encore incomplètement  meublé, on peut déjà imaginer les scènes en situation.  

Dans la salle du bar, actuellement un amoncellement de vêtements, sacoches, cartons et autres objets,  les deux régisseurs Hugo et Max s’activent sur des planches de bois pour confectionner la table basse devant supporter l’aquarium, et une autre table basse pour le salon. Pendant le filage on entendait les scies sauteuses et les marteaux, on se serait crus dans les coulisses d’un théâtre subventionné…

J’adore ce qu’ils ont fait de mon texte : ils l’ont dépouillé de ses longueurs, éclairci,  revitalisé,  et même si la qualité littéraire en souffre, le spectacle a acquis un rythme et une modernité qui me plaisent davantage.

Petit incident : Célandine a cassé une de ses dents de devant en mangeant son sandwich à midi.   Elle est paniquée.   Rendez-vous est pris demain matin chez le dentiste.  Elle aura une jaquette provisoire, mais la troupe a eu un moment de désarroi…   Ce sont des incidents  très courants à la veille d’une première.

C’est demain.  On est débordés par les réservations.  On n’a que 80 places !   Et si la pièce ne déclenche aucun rire ?

C’est la grande interrogation des créations de comédies : comment savoir à l’avance si les gens vont rire ?   Or, dans une comédie, la sanction est immédiatement perceptible, la cata  vous tombe dessus avec une grande chape de silence…

Croisons les doigts.

A plus tard, APRÈS.

MISS COMEDIE

Partager cet article

Repost0
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:31

 

comedie-F.jpgAprès la Fête du Cinéma qui n'a pas marqué les esprits, revenons au Théâtre.

A Paris, j’ai vu une pièce magnifique au Théâtre Paris-Villette.

En ce mois de mai, la plupart des théâtres parisiens jouent les prolongations.  Surtout les comédies.  La plupart se jouent depuis plusieurs années et continuent de faire salle comble.  Quelquefois ça relève du mystère parce que quand même, ça vole pas toujours très haut.  Mais surtout, on s’aperçoit que les comédiens inconnus attirent les foules autant que les têtes d’affiche, du moment qu’ils ont la pêche et qu’ils font rire. C’est bon pour moi, ça.  Mes trois acteurs chéris ont l’étoffe pour faire le plein tous les soirs.

 

 

Partager cet article

Repost0
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:27

 

ENNEAS -  NEUF,   UN SPECTACLE QUI A DU SOUFFLETheatreParisVillette.jpg

 

Frédéric CONSTANT est un jeune metteur en scène/acteur du CDN d’Orléans.  Inspiré par l’ENEIDE de Virgile, il a imaginé un spectacle retraçant le voyage d’Enée, survivant de la guerre de Troie.  Une succession de tableaux, autant de péripéties, d’anecdotes, Ennée est devenu Enneas,  champion de boxe, à la recherche d’une terre d’asile, de son père Anchise, d’un sens à sa vie.   Ses rencontres nous transportent d’une soirée de Gala à Carthage jusqu’à un café de Buenos-Aires en passant par le Latium.   Les comédiens changent d’ambiance avec la même énergie dévastatrice.  Ils occupent le plateau avec jouissance, ils sont dans leur monde, une dizaine, garons et filles aussi  habités, aussi talentueux.  

C’est plein de musiques, de tous horizons, de chansons, de pitreriesr et de larmes. C’est la vie, ce sont les temps de guerre et puis les temps d’après la guerre et d’avant la guerre, nous sommes les habitant d’une planète où doit régner la guerre.

Ce spectacle est un poème  épique, spectacle vivant s’il en est.

 

Je pensais que son auteur l’avait conçu dans le silence d’une retraite solitaire,  loin de la ville, dans la lecture approfondie des textes antiques, et ben non.

Frédéric CONSTANT, avec qui j’ai parlé à l’entracte, m’a détrompée : la pièce est une œuvre commune, le fruit de rencontres répétées, d’improvisations autour du thème, d’échanges et de confrontations fraternelles.

Il a ensuite  donné l’enchaînement, le bonheur du texte écrit, le rythme,  l’humour, à  toutes ces  étapes du voyage éternel de  l’homme à la recherche de son destin.

Le spectacle dure trois heures, mais on ne regarde jamais sa montre.

Grande-Halle-de-la-Villette-2003_photo2.jpgA la sortie, la grande Halle de la Villette se dresse devant nous, illuminée, gracieuse araignée de métal.  Le ciel est encore clair, la nuit est douce.  Ces édifices qui nous entourent sont  les témoins de notre é poque : des reconstitutions, des copies.  On brode sur l’héritage immense de nos ancêtres qui ont tout inventé.  Depuis les cathédrales, what else ?

 

Partager cet article

Repost0
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:25

 

NOMBRILL’édifice prend forme doucement.  A première vue c’est encore le désordre.  Le texte est encore hésitant.  Ils cherchent leurs places, leurs gestes.  Le décor s’est enrichi d’un canapé, d’une table-bar ronde avec ses deux tabourets, de deux lampes.  L’aquarium est encore dans son carton, vendredi on le remplira d’eau et les poissons--stars viendront en dernier.

Aujourd’hui on a parlé des costumes, il y a beaucoup de changements - il faudra faire vite, pendant les noirs.

Ces noirs, on les meublera avec des virgules musicales.  Quelles musiques ?  Clément cherchait sur Deezer les morceaux qui collaient, cent cinquante morceaux collaient, tous gernres confondus, le choix était problématique et puis Clément a eu l’idée géniale : les morceaux seraient des bouts de génériques d’émissions télé, quoi de plus adéquat ?

Célandine hésite sur son dress code : élégante ? sport ? glamour ?

Moi je suis catégorique : il faut qu’elle soit glamour sans show off, en robe plutôt qu’en pantalon, talons hauts ou ballerines.  Elle était d’accord.  Vendredi nous ferons un essayage de plusieurs tenues que je lui apporterai.

Clément,  c’est clair : baroudeur, battel-dress ou jeans, blouson, écharpe.

Quant à Thierry, le fou, l’idéaliste, le révolté, il doit se démarquer de son époque.  Je le vois bien en grande chemise noire à col mao qu’il ne quittera que pour finalement s’effondrer en pyjama ou peignoir, au bout du rouleau.  J’espère qu’il retiendra cette idée.

J’adore ces répétitions, ces moments inouïs où on tatonne ensemble. C’est pour moi, ex comédienne, nouvel auteur, une expérience extraordinaire.

 

 

Partager cet article

Repost0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:41

 

palme-d-orUn coup pour rien, une palme de bienfaisance.  « Uncle Boonmee » de (imprononçable) : un film sans panache, une histoire déprimante, et même pas la touche provocatrice qui déchaîne les passions.

Décidément, le Festival de Cannes 2009 était plus riche, et

la Palme d’Or attribuée au RUBAN BLANC avait le mérite de récompenser un grand réalisateur.

Cette année, il n’y a même pas de déceptions.  Les films qui ont eu le plus de succès ne méritaient pas pour autant la Palme d’Or.

Heureusement il faisait beau et tout le monde s'est mis à l'eau.

 

Partager cet article

Repost0

  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

Recherche