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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 21:59

 

A LA CAMERA

 

 

 Le petit garçon pédale comme un fou sur la route du bord de mer.

Il vient d’avoir la trouille de sa vie. Avant de partir pour l’école, alors que la maison était vide, il allait pour pisser lorsque – horreur ! les vécés étaient fermés de l’intérieur.   Qui avait bien pu se glisser dans la maison et s’enfermer là-dedans ?  Un voleur, sans doute, qui n’hésiterait pas à le tuer s’il le surprenait en train de piquer l’argenterie.

Paniqué, le petit garçon sauta sur son vélo et prit la fuite.

 

Donc, il pédalait dur le long de la plage où s’alignaient les bronzés de tout poil, à cette heure matinale mais déjà brûlante.

Il soupira : je reviens de la montagne où les bronzés font du ski, décidément il y en a partout !

Il faillit renverser un garçon qui traversait la route, c’était son copain Fifi.  Il s’arrêta pour lui raconter son histoire de vécés et lui dit qu’il n’osait plus rentrer chez lui car le voleur pouvait très bien l’attendre pour le zigouiller. 

« Viens chez moi, j’habite chez une copine, lui dit Fifi.

Mais sur la plage, un attroupement les intrigua soudain.    Un homme surexcité  se lançait  dans l’eau à la poursuite d’un Riva qui venait de quitter l’embarcadère avec à son bord le pilote et une très jolie blonde. L’homme hurlait « Salaud !  Ma femme s’appelle revient, tu entends ? sinon je te casse la g… » une vague le submergea et il fallut  le ramener sur le sable en  piteux état.  En attendant les secours, le plagiste hurlait « Circulez, y a rien à voir ! "

 

Ebranlés, les deux copains se séparèrent et le petit garçon se remit en selle, toujours hanté par l’idée que  les spécialistes de l’intrusion à domicile étaient des gens dangereux.

Il regrettait de n’avoir pas un tandem pour inviter Fifi à pédaler avec lui.

Il aperçut monsieur Hire, le prof d’Anglais, qui discutait sur le trottoir avec le mari de la coiffeuse. Il le détestait, celui-là depuis qu’il l’avait vu danser le tango avec une minette à la fête foraine, alors que sa délicieuse femme bossait au salon de coiffure.

 

Toujours pédalant, il entra dans un sous-bois où parmi les odeurs de pins parasol il huma une essence particulièrement attirante, c’était le parfum d’Yvonne, la prof d’histoire, elle devait faire son jogging par ici, il ne fallait pas tomber sur elle, il avait bel et bien loupé son cours

ce matin.

Il aurait pourtant bien aimé voir ses cuisses, en short ! Et s’il se cachait derrière un arbre ?  Ridicule, elle verrait le vélo. Non, il vaut mieux continuer  de s’éloigner de la maison.

 

Il passa devant l’auberge Les Grands Ducs où ses parents l’emmenaient parfois déjeuner le dimanche et évita le terrain de tennis où il avait une chance sur deux de tomber sur ses camarades en pleine récré.

 

Tiens, la fille sur le pont, là, c’était Marylou qui promenait son caniche, son coeur déjà en pleine débandade se mit à faire des bonds car il aimait Marylou en secret depuis déjà deux mois et demi.

C’était la fille de la veuve de St Pierre, le village voisin, cette femme toujours vêtue de noir depuis que son mari avait disparu en mer.

Les seuls au courant de son amour  étaient Félix et Lola, le frère et la sœur de Marylou. Ils avaient intercepté un billet doux qu’il avait glissé dans sa capuche sans qu’elle s’en rende compte.  Furieux, il les avait vus choper le billet et s’enfuir en rigolant.  Mais il ne savait pas si Marylou avait lu le billet et depuis, il l’évitait à contre-coeur.

 

Il fit demi-tour et prit la petite rue des Plaisirs qui menait à la gare désaffectée, un endroit pas très recommandable où venaient se réfugier les sans-abri l’hiver.  Dans l’un des trains restés en rade vivait un individu hirsute et agressif que l’on appelait « l’homme du train ».  Personne n’osait s’approcher de ce wagon où l’homme pouvait vous infliger des confidences trop intimes.

 

Il rebroussa chemin et hésita.  Il était déjà assez loin de sa maison et il avait faim.  Pas un sou en poche, il réfléchit deux minutes à sa situation et fut pris de désespoir.   Il mit pied à terre et s’assit sur le terre-plein   à l’ombre d’un  platane.  Il eut envie de pleurer, se sentit

perdu.   Dans ces cas-là, il allait dans sa chambre et se plantait devant la cage où Dogora, la perruche bleue, lui remontait le moral avec un joli gazouillis. Mais Dogora était restée seule avec le voleur.

 

Il entendait, de l’autre côté de la route, les cris des bronzés qui jouaient au volley, amis pour la vie.

Il avait envie de parler à Fifi, son meilleur ami en somme.  Mais il était trop fatigué pour partir à sa recherche.

Sur le tronc du platane, une affiche annonçait l’Election de Miss Cabourg, samedi prochain à 20h 30 au Casino.  C’était demain soir.

Encore une empoignade.  Toujours pareil, la guerre des Miss. Et c’est jamais la plus belle qui l’emporte, c’est le Maire qui décide, c’est Papa qui dit ça.

Avant de reprendre son vélo, il eut envie de voir la mer.

Il traversa la route et se pencha par-dessus le parapet qui dominait la plage.

 

Trop de monde.  Des vagues envahies de baigneurs, des parasols, des serviettes étalées. Des enfants excités, trempés, qui se poursuivaient en hurlant.  Il y       avait des bouées, des planches à voile, des seaux et des pelles, des cordes à sauter, des sacs plastiques, des pistolets à eau, des opinels -  un vrai magasin des suicides.

Il se sentit soudain très vieux.  Il fallait quand même rentrer chez lui, et affronter ce voleur.

Et puis, sa mère ce matin, lui avait fait une promesse : « Si tu as de bonnes notes, ce soir, je te jouerai le Boléro de Ravel  »

Il adorait contempler sa mère jouant  au piano le Boléro de Ravel. C’était pour lui, un ravissement sans fin.

Il revint vers son vélo, l’enfourcha et reprit le chemin de la maison à toute berzingue.  Il n’avait plus peur du voleur enfermé dans les WC.

A mi-chemin, un agent lui fait signe d’arrêter : « Hé, mon garçon, tu vas trop vite ! Comment t’appelles-tu ?

« Patrice Leconte !

 

C’est rare, une carrière qui ressemble  point par point à une histoire d’évasion.   La plus belle des évasions, selon Patrice Leconte, ne se réussit  q’avec une caméra -  ou, à la rigueur, avec un vélo.VELO.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 21:17

 

 

 

Cevert002.jpgJe ne vous demanderai pas d’identifier les personnages, vous n’y arriveriez jamais – à moins d’être fan des seventies…

 

C’était à Monaco, le dimanche 23 Mai 1971.  

Le pilote anglais Jackie Stewart venait de remporter le Grand Prix de Formule 1  et il y eut  un grand diner de gala à l’hôtel de Paris.

La soirée était  peuplée de stars de tous poils, et présidée par le couple princier, Rainier et Grace.

Mais les invités ont vite oublié le protocole, entraînés par  Moustache et son  groupe de trublions déjà bien rodés au champagne. 

 

Là, on les voit au début  ils sont encore très convenables.

On reconnaît Nino Ferrer tout à droite,  à sa droite Jackie Stewart, puis François Cevert au micro, jambe en l’air, puis Graham Hill,  Moustache l’instigateur de la dérive et un inconnu.

On raconte que très vite Moustache est   monté  sur la table et  a démarré  un French Cancan sur l’air de « Oh when The Saints » joué par ses musiciens et rapidement suivi par Cevert et ses potes.  Ce fut à qui lèverait la jambe le plus haut.

Au bout d’un moment la princesse Grace s’est levée  et a  quitté  la table.

Rainier, lui, s’amusait comme un fou et resta jusqu’à la fin- dont on ne sait rien…  sinon que Moustache fut interdit de séjour à l’hôtel de Paris, ainsi que Guy Marchand et quelques autres.

Les pilotes, ils ont pas osé les virer.

 

 

 

Comme dit Jacqueline Beltoise, la sœur de François Cevert, qui vient de publier un livre magnifique sur son frère, *  « c’était une belle époque… »

Les pilotes se parlaient encore entre eux et les titres ne se jouaient pas à coups de coups bas.

Deux ans plus tard   François Cevert tirait sa révérence.  Idole des circuits, des femmes et des medias, il commençait à collectionner les trophées.

 Il  se croyait  éternel et  ce jour d’octobre 1973 à Mosport aux  Etats Unis            

ce fut comme un brutal rappel à l’ordre du destin. 

 

Quant à Nino, il traîna encore 27 ans son romantisme désenchanté.

Idole des  DJ et des filles, il était  déjà auréolé de la gloire de Mirza et autres chansons idiotes qui déchaînaient les foules. En 1975 Le Sud  allait le porter aux nues.  Il voulait vivre « plus d’un million d’années »… mais il a abrégé, trouvant le temps long.

Ils avaient l’air heureux, sur la photo. 

Ils nous manquent

 

*   C’est dans ce livre, qui s’appelle « François  Cevert »  par Jacqueline Cevert-Beltoise et Johnny Rives, aux Editions  de l’Autodrome , que  j’ai trouvé cette photo et l’anecdote qui s’y rapporte.

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 15:31

Clark Gable, Van Heflin, Gary Cooper and James Stewart

 

  KINGS OF HOLLYWOOD

 

 

Question 1 :   Les reconnaissez-vous ?

Clark Gable, van Hefflin, Gary Cooper et  James Stewart

 

Question 2 :   Ils sont où ?

Au restaurant Romanoff’s à Hollywood.

 

Question 3 :  A quelle occasion ?

ls fêtent New Year’s Eve, le 31 décembre 1957

 

Question 4 :  Pourquoi sont-ils réunis ?

Parce qu’ils sont à cette  époque les « Kings of Hollywood »,

comme le témoigne la légende de cette photo désormais célèbre,

prise par leur ami commun, le photographe Slim AARON.

 

Question 5 :   Qu’est-ce qui les fait rire ?

Slim AARON :  « In fact, the reason these guys are laughing is

that Gable is telling them how bad he thought I would be in the movie. »

 

Voilà, je n’invente rien mais la plaisanterie me semble pas être d’un humour fou…

 N’est pas Groucho Marx qui veut !

 

A bientôt pour une autre photo... ou une autre improvisation,

toujours sur le thème du spectacle, de la littérature ou de la musique.

 

Miss Comédie

 

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 12:23

 

  Clark Gable, Van Heflin, Gary Cooper and James Stewart

 

 

 

  Les reconnaissez-vous ?

Ils sont où ?

A quelle occasion ?

Pourquoi sont-ils réunis ?

Et surtout : qu’est-ce qui les fait rire ?

 

Si vous pouvez répondre à l’une des questions, vous êtes très fort.

Mais il suffit d’être cinéphile et d’avoir plus de cinquante ans, disons quarante…

 

 

Pour vous aider je vous dirai que ce sont des acteurs très connus à Hollywood.

Ils n’ont jamais tourné ensemble.

Alors ?

 

 

‘Réponses  la semaine prochaine dans ce blog).  Bye Bye !

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:15

 

 

 

Reine-Elisabeth002.jpgDans la foule, un homme a crié : « Majesté, on voit vos dessous ! »

 

Elle a trouvé ça très drôle.  Elisabeth II n’est pas bégueule.

Elle a éclaté de rire et prenant sa belle petite-fille Kate  à témoin, elle a répondu au monsieur :

« So what ?  My underwear is  as chic as my suit, isn’t it ?

 

Elle  a quatre-vingt sept ans.  Elle n’a rien à cacher, rien à prouver.  Elle est la Reine d’Angleterre et son peuple l’admire et la respecte depuis soixante ans !

 

 

La photo a été prise en juin 2012 à Nottingham  à l’occasion des cérémonies du Jubilé  de diamant de la Reine.

Elle a été publiée dans Paris-Match du 12 décembre 2012.

Devant cette photo je me suis dit : mais qu’est-ce qui peut bien les faire rire comme ça ?

Et j’ai imaginé ce petit dialogue, pas si impensable, d’ailleurs.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:31

Lever de rideau sur une nouvelle catégorie : LA PHOTO QUI M'INSPIRE. Un vaste champ

d'investigation.  Epoques, personnages célèbres, faits divers, mes photos seront insolites ou émouvantes, au gré

de mon humeur.

On commence par celui qui devient un chef de file pas très apprécié des uns, salué par d'autres.

 

GERARD  DEPARDIEU,  L'HOMME QUI RIT

 

 

Dernier métroC’est lui, c’est Obélix.  Révisez vos classiques.  Vous aviez oublié que notre

Gérard Depardieu national, ce « minable » qui quitte sa mère patrie en déroute,  a débuté sa carrière avec des œuvres qui  resteront dans la mémoire collective, avec lui et grâce à lui.

 

 

 

C’est loin, La Chevauchée sur le Lac de Constance, à l’Espace Cardin en 1971, mise en scène par Claude Régy, avec Jeanne Moreau, Delphine Seyrig, Sami Frey et Gérard Depardieu.  Un monument qui a fait couler beaucoup d’encre : c’était magnifique à voir, mais personne n’y comprenait rien. Mais souvent,  aujourd’hui, les œuvres les plus respectées sont incompréhensibles.

Dans cette pièce onirique très psychédélique dans son austérité, Depardieu était un jeune homme très beau,  maquillé comme une figure de cire de même que ses partenaires.  Comme eux il n’avait pas de rôle précis, c’était une sorte d’improvisation sur l’identité, les rapports humain, la vie et la mort. Un risque énorme de se casser la gueule, mais le public a marché. Et lui était absolument dans le ton, dans le mystère de la pièce.  Très loin d’Obélix.

 

  C’est loin, Le Dernier Métro, le plus beau film (en tout cas, celui qui a le moins vieilli) de Truffaut, 10 Césars, une musique sublime de Georges Delerue, avec Catherine Deneuve, Heinz Bennent, Jean Poiret et Gérard Depardieu.

Là, il jouait  la séduction  (oui, il était beau, Gérard DEpardieu avant de prendre son actuelle corpulence, indice réjouissant d’un amour de la vie et de ses délices-) dans un rôle de comédien que dirigeait Catherine Deneuve et dont, évidemment, elle tombait amoureuse presque sous les yeux de son mari séquestré dans la cave.   Son jeu était tout en retenue et intériorité, ce qui d’ailleurs est le secret de son talent. ( Très loin d’Obélix).

 

 

  C’est pas très loin, Cyrano,  magnifique film de Rappeneau, qui lui donne là, peut-être, le plus beau rôle de sa carrière.  Souvenez-vous : il nous a tiré  des larmes, adossé à son arbre dans son dernier souffle.  Dans Cyrano  Depardieu est l’incarnation même de l’Acteur.

 

Pas si loin non plus, Tous les Matins du Monde, où Alain Corneau s’empare du livre éponyme de Pascal Quignard pour faire découvrir au monde la magie de la musique baroque.  Dans le rôle de Marin Marais malade,  il est fantastique on ressent sa souffrance, son jeu est totalement inspiré quand il murmure   « chaque note doit finir en mourant », la mort est proche de lui.

Ses partenaires sont au ddiapason  :  Jean-Pierre Marielle, Michel Bouquet, Anne Brochet, et son fils Guillaume.  Ses choix étaient encore des choix d’esthète, d’exigence.

 

  

  Ce sont à mon avis ses trois plus beaux rôles. Il y en a eu d’autres.  Et puis… voilà, aujourd’hui, Gérard Depardieu a envie de s’amuser.  Il choisit le rôle qui convient le mieux à son embonpoint et à son humeur : il devient un Obélix plus vrai que nature.

  Nous laissera-t-il cette dernière image de lui ?   Fichtre non.  Il a déjà une poignée de contrats en poche, et des films en attente de sortie.

Aujourd’hui on peut le voir dans un rôle qui lui va comme un gant, aux antipodes d’Obélix, une sorte de Zampano à la française. Non, ce n’est pas lui, l’homme qui rit. D’ailleurs, le film n’est pas drôle du tout.

 

Citoyen du monde, l’Acteur Depardieu nous étonnera toujours.  Personne n'a le droit de la juger.

                                   

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:01

Ve

 

 

 

 

 

                 rideau-copie-1.jpg     lever de rideau  sur la nouvelle année  !

Que le spectacle  commence !

Tous mes vœux pour que 2013   vous fasse rire et non pleurer !


 

                        MISS  COMÉDIEmasque ritpleure

 

       

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 19:44

Pour finir l’année en beauté, une star née le 24 décembre, et quelle star !    Interview imaginaire…

 

 

   Annex - Gardner, Ava  film-la-comtesse-aux-pieds-nus17.jpgJuillet 1955.  La Moraleja, superbe propriété près de Madrid.

Ava Gardner vient de s’y installer après le succès planétaire de  La Comtesse aux pieds nus, , une histoire qui lui ressemble.

Elle a 33 ans.  Elle n’a jamais été aussi belle.  Avec Luis Miguel Dominguin son amant du jour, elle forme un couple éblouissant. 

C’est le soir. Dans sa chambre, elle essaie des robes pour la soirée donnée au Palacio Real  où elle rencontrera Picasso, Hemingway et Otto Preminger, un trio d’aficionados de tauromachie qu’elle veut séduire au bras de Dominguin.

 

 

 

«   Etes-vous définitivement séparée de Frank Sinatra ?

* Non, malheureusement non.  Nous avons pris -  comment dire …Ava+Gardner+Frank+Sinatra+03

   une respiration… un an ou deux… après nous verrons.  Nous ne pouvons pas vivre en harmonie ensemble.

*  Vous n’avez trouvé l’harmonie avec aucun de vos maris, il semble ?

 

Elle émerge d’un flot de taffetas rouge qui pourrait mettre le feu au Palacio si elle apparaissait ainsi vêtue ce soir.

 

*  L’harmonie, jamais. Ni avec Mickey Rooney, ni avec Artie Shaw, ni avec Frankie.  Mais j’ai toujours gardé leur amitié.  Celle de  mes amants aussi.  J’aime toujours Howard Hughes, qui me harcèle encore, j’aime Robert Taylor, j’aime Clark Gable, je suis un vrai coeur d’artichaut !… Et en ce moment, je suis folle de Luis Miguel Dominguin… vous l’avez vu toréer ?  Il est impérial.

*  Mais quel caractère de cochon !images.jpg

 

Elle rit et enfile un fourreau en satin blanc.  On croit rêver.  Le plus beau félin de la création.  Elle ondule devant la glace sans la moindre forfanterie, exactement comme un animal.

 

*  Oui, il est déroutant.  Mais pas avec moi. Il se conduit comme un vrai hidalgo avec les femmes… 

* On ne peut pas parler tauromachie avec lui :  si vous n’êtes pas espagnol vous n’y connaissez rien.

*  C’est vrai.  Picasso l’a bien remis à sa place un jour.  Mais c’est cet orgueil de madrilène.  Manolete était plus modeste, mais il est mort.

* A cause de Dominguin !

 

Elle se retourne, prête à griffer.

 

* Non, pas « à cause ».   Luis Miguel lui a lancé un défi, et le combat a mal tourné pour Manolete.  C’est le Destin.

 

Je change de sujet.

* Il n’y a pas une seule robe noire dans tout ça ?

*  Non, je n’aime pas le noir.  Vous ne me verrez jamais en noir, sauf dans un film évidemment.  Marilyn non plus, ne porte jamais de noir. Il n’y a que les Françaises pour porter cette couleur funèbre.

*  *  De toute façon, quelle que soit la couleur, vous forcez l’admiration.  Une telle perfection, c’est rare.

 

Elle éclate de rire.    jeune-ava-gardner.jpg

 

* Vous n’auriez pas dit ça si vous m’aviez connue à mes débuts !  J’avais un terrible handicap : mon accent de Caroline du Sud.  Longtemps on ne m’a donné que des rôles muets, lorsque j’ouvrais la bouche tout le monde riait.  Il m’a fallu prendre des années de cours de diction pour décrocher de vrais rôles !

 

Son rire s’est arrêté net.

 

*  Rendez-vous compte : j’ai tourné jusqu’à ce jour 44 films. Dans les 40 premiers je suis passée inaperçue.  Je viens seulement d’obtenir le succès, avec les 4 derniers que j’ai tourné…

*  Oui : Les Neiges du Kilimandjaro,  Les Chevaliers de la Table Ronde (tiens ! dans ce film vous portiez du noir !), Mogambo et La Comtesse aux Pieds Nus !  Et avec quels réalisateurs prestigieux !

*  Les  40 premiers aussi !  Mais les rôles qu’ils me donnaient étaient uniquement des rôles de potiche sexy  !   Quatre personnages de premier plan, ça fait une carrière bien mince !   A dix ans, Shirley Temple en avait tourné le double  !

*   Votre carrière ne fait que commencer mais elle sera immense.

 

 

Elle  a finalement choisi la robe rouge.   Dans un bruissement soyeux elle va à la fenêtre  et soupire :

 

*  C’est ma sœur et mon beau-frère qui doivent être fiers, ce sont eux qui ont tout déclenché…  Je n’ai plus le temps d’aller les voir.

Le succès rend ingrat, vous savez ?

 

La pièce est soudain plongée dans l’obscurité.  Le soleil a dû plonger derrière les collines.  Je rejoins AVA près de la baie vitrée mais elle n’est plus là.

Dehors, les lampadaires du parc se sont allumés.  Le ciel a pris des nuances violet sombre au-dessus du halo rouge qui surplombe Madrid.

 

 

 

oupee.jpgAva Gardner tournera encore une vingtaine de films, terminant sa carrière sur des séries B, des peplums ou des soap.

Elle était née un 24 décembre 1922, elle mourut le 25 janvier 1990 d’une pneumonie, chez elle à Londres.  Elle  venait de terminer ses Mémoires.

 Elle aurait aujourd’hui juste 90 ans…

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 19:34

V

Pour finir l’année en beauté, une star née le 24 décembre, et quelle star !    Interview imaginaire…

 


 

 

 Annex---Gardner--Ava-.jpgJuillet 1955.  La Moraleja, superbe propriété près de Madrid.

Ava Gardner vient de s’y installer après le succès planétaire de  La Comtesse aux pieds nus, , une histoire qui lui ressemble.

Elle a 33 ans.  Elle n’a jamais été aussi belle.  Avec Luis Miguel Dominguin son amant du jour, elle forme un couple éblouissant. 

C’est le soir. Dans sa chambre, elle essaie des robes pour la soirée donnée au Palacio Real  où elle rencontrera Picasso, Hemingway et Otto Preminge, un trio d’aficionados de tauromachie qu’elle veut séduire au bras de Dominguin.

 

 

 

«   Etes-vous définitivement séparée de Frank Sinatra ?

* Non, malheureusement non.  Nous avons pris -  comment dire …Ava-Gardner-Frank-Sinatra-03.jpg

   une respiration… un an ou deux… après nous verrons.  Nous ne

   pouvons pas vivre en harmonie ensemble.

*  Vous n’avez trouvé l’harmonie avec aucun de vos maris, il semble ?

 

Elle émerge d’un flot de taffetas rouge qui pourrait mettre le feu au Palacio si elle apparaissait ainsi vêtue ce soir.

 

*  L’harmonie, jamais. Ni avec Mickey Rooney, ni avec Artie Shaw, ni avec Frankie.  Mais j’ai toujours gardé leur amitié.  Celle de  mes amants aussi.  J’aime toujours Howard Hughes, qui me harcèle encore, j’aime Robert Taylor, j’aime Clark Gable, je suis un vrai coeur d’artichaut !… Et en ce moment, je suis folle de Luis Miguel Dominguin… vous l’avez vu toréer ?  Il est impérial.

*  Mais quel caractère de cochon !

 

Elle rit et enfile un fourreau en satin blanc.  On croit rêver.  Le plus beau félin de la création.  Elle ondule devant la glace sans la moindre forfanterie, exactement comme un animal.

 

*  Oui, il est déroutant.  Mais pas avec moi. Il se conduit comme un vrai hidalgo avec les femmes… 

* On ne peut pas parler automachie avec lui :  si vous n’êtes pas espagnol vous n’y connaissez rien.

*  C’est vrai.  Picasso l’a bien remis à sa place un jour.  Mais c’est cet orgueil de madrilène.  Manolete était plus modeste, mais il est mort.

* A cause de Dominguin !

 

Elle se retourne, prête à griffer.

 

* Non, pas « à cause ».   Luis Miguel lui a lancé un défi, et le combat a mal tourné pour Manolete.  C’est le Destin.

 

Je change de sujet.

* Il n’y a pas une seule robe noire dans tout ça ?

*  Non, je n’aime pas le noir.  Vous ne me verrez jamais en noir, sauf dans un film évidemment.  Marilyn non plus, ne porte jamais de noir. Il n’y a que les Françaises pour porter cette couleur funèbre.

*  *  De toute façon, quelle que soit la couleur, vous forcez l’admiration.  Une telle perfection, c’est rare.

 

Elle éclate de rire.

 

* Vous n’auriez pas dit ça si vous m’aviez connue à mes débuts !  J’avais un terrible handicap : mon accent de Caroline du Sud.  Longtemps on ne m’a donné que des rôles muets, lorsque j’ouvrais la bouche tout le monde riait.  Il m’a fallu prendre des années de cours de diction pour décrocher de vrais rôles !

 

Son rire s’est arrêté net.

 

*  Rendez-vous compte : j’ai tourné jusqu’à ce jour 44 films. Dans les 40 premiers je suis passée inaperçue.  Je viens seulement d’obtenir le succès, avec les 4 derniers que j’ai tourné…

*  Oui : Les Neiges du Kilimandjaro,  Les Chevaliers de la Table Ronde (tiens ! dans ce film vous portiez du noir !), Mogambo et La Comtesse aux Pieds Nus !  Et avec quels réalisateurs prestigieux !

*  Les  40 premiers aussi !  Mais les rôles qu’ils me donnaient étaient uniquement des rôles de potiche sexy  !   Quatre personnages de premier plan, ça fait une carrière bien mince !   A dix ans, Shirley Temple en avait tourné le double  !

*   Votre carrière ne fait que commencer mais elle sera immense.

 

 

Elle  a finalement choisi la robe rouge.   Dans un bruissement soyeux elle va à la fenêtre  et soupire :

 

*  C’est ma sœur et mon beau-frère qui doivent être fiers, ce sont eux qui ont tout déclenché…  Je n’ai plus le temps d’aller les voir.

Le succès rend ingrat, vous savez ?

 

La pièce est soudain plongée dans l’obscurité.  Le soleil a dû plonger derrière les collines.  Je rejoins AVA près de la baie vitrée mais elle n’est plus là.

Dehors, les lampadaires du parc se sont allumés.  Le ciel a pris des nuances violet sombre au-dessus du halo rouge qui surplombe Madrid.

 

Ava Gardner tournera encore une vingtaine de films, terminant sa carrière sur des séries B, des peplums ou des soap.

Elle était née un 24 décembre 1922, elle mourut le 25 janvier 1990 d’une pneumonie, chez elle à Londres.  Elle  venait de terminer ses Mémoires.

 Elle aurait aujourd’hui juste 90 ans…

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 16:09

V


 

 

 

  opera_facade.jpgDans la foule  des specta  t eurs qui s’écoule de l’Opéra de Paris, deux silhouettes se font remarquer par leur élégance et leur beauté.  Et puis, ils sont célèbres, ces deux jeunes musiciens que l’on s’arrache dans les salons.

Frédéric CHOPIN et Franz LISZT au coude à coude, ne perçoivent pas les murmures et les regards tant ils sont enthousiasmés par ce qu’ils viennent de découvrir : L’Italienne à Alger de ROSSINI, un opéra qui a fait la tournée des capitales avec le même succès qu’à sa création à Milan, deux ans plus tôt.


 

 Chopin_280-3ffc2.jpgNous sommes en 1832.   CHOPIN a 22 ans, un an de plus que LISZT.

  Ils viennent d’émigrer à Paris après des débuts prometteurs l’un à Varsovie, l’autre à Weimar. Ils ont rejoint le groupe des Romantiques, musiciens, poètes ou peintres,  la nouvelle génération de la vie artistique européenne.

« Fantastique !  s’exclame CHOPIN, cet Italien a du génie et son Italienne est magnifique !

« Les Italiens sont en train de nous donner des leçons, renchérit LISZT, j’ai été subjugué par un concert de PAGANINI l’an dernier, la virtuosité absolue  !

Ils sont sur l’esplanade de l’Opéra et s’apprêtent à héler un fiacre.

« Oû allons-nous ? demande LISZT.

«  Allons chez moi, je n’ai pas envie de me retrouver à Montmartre dans le bruit,Franz+Liszt+scan00012 d’ailleurs il est tard, nos amis doivent être déjà couchés ou aux quatre coins de Paris !

« Volontiers, je jouerai, si tu le permets, ta 4ème Etude que je n’arrive pas à maîtriser…

« Tais-toi, tu joues mes Etudes comme un dieu…

 

Les voilà au 27 boulevard Poissonnière, dans le petit appartement que CHOPIN a loué en arrivant à Paris. Peu de meubles, mais un piano sur lequel il passe le plus clair de son temps.

LISZT s’y installe tandis que CHOPIN remplit deux verres de cherry.  

 

Il écoute ses Etudes jouées comme personne, pas même lui, ne les joue, avec précision et brio à la fois.  LISZT a une véritable passion pour ces Etudes, au point que CHOPIN les lui a dédiées.

Sur le piano trône un portrait de Franz LISZT, comme un témoignage affiché de leur amitié.

Frédéric tend un verre à Franz, qui s’arrête de jouer et quitte le piano pour se laisser tomber dans un fauteuil.

 

« Alors, comment vont tes amours avec ma muse ? demande CHOPIN avec une pointe d’ironie.

LISZT commence par boire une petite gorgée de sherry puis répond avec indolence :

« La comtesse Platen ?  (il rit)  non, je préfère finalement la jolie Adèle de la Prunarède,… mais…

« Mais ?

« Je viens tout juste de rencontrer une femme mariée qui m’a chaviré le coeur. 

Intéressé, CHOPIN pose son verre.

« Qui est-ce ?

«  Elle s’appelle Marie d’Agout. Elle est froide et somptueuse.marie-d-agoult.gif

CHOPIN éclate de rire.

« Tu es un séducteur !  Cela va te mener sur le pré, méfie-toi !

« Non, les hommes de cette société sont très flattés que les artistes s’intéressent à leurs épouses.

«  Où l’as-tu rencontrée ? C’est bizarre, nous sommes souvent ensemble dans les salons, toi et moi, mais je ne me souviens pas de Marie d’Agout.

«  C’est qu’elle ne pratique pas la coquetterie mais lorsqu’elle s’intéresse à toi, elle sait te le faire savoir !

 

CHOPIN n’a pas encore l’intérêt de son ami pour les femmes, lui ne s’intéresse qu’à la musique.  Les minutes passent et il veut savourer encore le jeu de LISZT pour une fois sans sa cour, pour lui tout seul.

 

« Joue-moi la onzième, Vent d’hiver, veux-tu ? je ne me lasse pas de l’entendre. C’est comme si quelqu’un d’autre l’avait composée, un divin archange musicien…

 

  Bechstein_576_Grand_piano_-Franz_Liszt-_-_Wooden_frame.jpgFranz s’exécute et joue cette Etude qui glisse comme un souffle dans la pièce, ses sonorités cristallines naissent sous ses doigts comme s’il improvisait.

Tout en jouant, LISZT murmure :

« C’est toi, l’archange musicien.  Tu n’as qu’un an de plus que moi et tu as déjà composé deux concertos, aussi beaux l’un que l’autre, et  dont la difficulté d’exécution en décourage plus d’un…

« Arrête de parler en jouant, Franz, tu massacres mon Etude !

 

CHOPIN tend remplit le verre de LISZT et les deux musiciens trinquent joyeusement.

« Un jour je composerai, je le sais.  Mais je dois gagner ma vie en donnant des leçons… Je  fais travailler BACH à mes élèves et je me dis que jamais je ne pourrai égaler ce musicien de génie…

« Mais Franz, ne sois pas velléitaire !  Personne ne pourra jamais égaler Jean Sébastien BACH, il est inspiré par Dieu !  Attend ton heure et pense à tes amours…

 

Il vide son verre et son visage s’assombrit soudain.

« Moi, ce qui m’inspire aujourd’hui, c’est la douleur de savoir que je ne reverrai jamais mon pays, la Pologne…

« Tu  regrettes d’être venu à Paris ?

«  Paris ou Rome… c’est ailleurs.  Je suis né à Varsovie. Je n’y remettrai plus les pieds.

«  Qu’en sais-tu ?

« La Révolution a fait de moi un paria.  Mais je ne regrette pas d’avoir choisi Paris.  On y rencontre des artistes extraordinaires.  Non ?

 

Franz est allé à la fenêtre, on entend des cris dans le boulevard, il l’ouvre et se penche.

« Des émeutiers, on ne sait trop à qui ils s’en prennent… Les Parisiens s’enflamment pour des broutilles…

« C’est vrai.  J’ai été stupéfait de la sauvagerie des spectateurs lors de la première d’HERNANI au Théâtre Français !

« Tu y étais ?

« Oui, avec mon ami DELACROIX.  Lui aussi était très choqué. Nous avons quitté un théâtre en plein chaos pour aller boire un verre chez Ruc, et là aussi, il y avait les pour et les contre, qui se bagarraient, complètement exaltés.

«  Et toi ? Qu’en as-tu pensé ?

« Que c’est une œuvre magnifique ! Un souffle nouveau sur le théâtre !  Le jeune Victor HUGO a toute mon admiration car il était là, debout sur la scène, à exhorter les gens au calme ! 

« Tu vois, tu quittes Varsovie en pleine révolution et à Paris les Anciens se battent contre les Modernes pour des motifs de dramaturgie !

 

Ils rient ensemble et finissent leur troisième verre.  Cette fois, CHOPIN se met au piano et improvise, cherchant la note bleue.

 

 

« Je ne la trouverai pas.  Il faut l’ambiance feutrée, érotique, d’un salon plein d’élégantes qui t’admirent…  Ici ; c’est tellement monacal !

 

Accoudé au piano, Franz considère le beau visage  du jeune CHOPIN.   Son teint pâle et le rose de ses pomettes révèlent déjà la maladie qui l’emportera vingt ans plus tard.  Ses mains fines aux doigts démesurément longs couvrent un tiers du clavier.

«  Tu vas  aller de conquêtes en conquêtes, mon cher Frédéric.  Quel est ton idéal féminin ?

 

CHOPIN s’arrête de jouer, pose ses mains sur ses genoux et son regard devient pensif.  Il finit par s’exprimer, les yeux fixés au plafond.

 

« Et bien… je rêve d’une femme énergique plutôt que belle, une sorte de garçon manqué… tu vois ?  Cela t’étonne ?  Oui, je suis las des évaporées qui battent des cils et ne cherchent que des aventures sans lendemain…

La femme que j’aimerai aura un métier, écrivain, peut-être, elle aimera la musique mais aussi tous les arts et partagera ce goût avec moi.

 

Le  clocher de l’église St Vincent de Paul sonne deux heures. La rue est calme.

Franz Liszt se lève pour prendre congé.

 

« Frédéric, je te laisse à ton rêve d’androgyne. Une dernière question : quel est le défaut que tu pardonnerais volontiers à cette femme ?

 

CHOPIN sans réfléchir, répond avec un sourire :

« Elle fumerait le cigare !

 

 

 

Ce fut quatre ans plus tard que CHOPIN rencontra celle qui fut sa compagne presque jusqu’à sa mort :  George SAND.

Leur passion connut des hauts et des bas jusqu’à leur rupture définitive en 1847.

 

Liszt, lui, filera le parfait amour avec Marie d’Agout, qui lui donnera trois filles, jusqu’à leur séparation à Venise en 1839 et l’entrée dans les ordres de Franz Liszt.

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  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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Aux éditions le Manuscrit.

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