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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 15:31

Clark Gable, Van Heflin, Gary Cooper and James Stewart

 

  KINGS OF HOLLYWOOD

 

 

Question 1 :   Les reconnaissez-vous ?

Clark Gable, van Hefflin, Gary Cooper et  James Stewart

 

Question 2 :   Ils sont où ?

Au restaurant Romanoff’s à Hollywood.

 

Question 3 :  A quelle occasion ?

ls fêtent New Year’s Eve, le 31 décembre 1957

 

Question 4 :  Pourquoi sont-ils réunis ?

Parce qu’ils sont à cette  époque les « Kings of Hollywood »,

comme le témoigne la légende de cette photo désormais célèbre,

prise par leur ami commun, le photographe Slim AARON.

 

Question 5 :   Qu’est-ce qui les fait rire ?

Slim AARON :  « In fact, the reason these guys are laughing is

that Gable is telling them how bad he thought I would be in the movie. »

 

Voilà, je n’invente rien mais la plaisanterie me semble pas être d’un humour fou…

 N’est pas Groucho Marx qui veut !

 

A bientôt pour une autre photo... ou une autre improvisation,

toujours sur le thème du spectacle, de la littérature ou de la musique.

 

Miss Comédie

 

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 12:23

 

  Clark Gable, Van Heflin, Gary Cooper and James Stewart

 

 

 

  Les reconnaissez-vous ?

Ils sont où ?

A quelle occasion ?

Pourquoi sont-ils réunis ?

Et surtout : qu’est-ce qui les fait rire ?

 

Si vous pouvez répondre à l’une des questions, vous êtes très fort.

Mais il suffit d’être cinéphile et d’avoir plus de cinquante ans, disons quarante…

 

 

Pour vous aider je vous dirai que ce sont des acteurs très connus à Hollywood.

Ils n’ont jamais tourné ensemble.

Alors ?

 

 

‘Réponses  la semaine prochaine dans ce blog).  Bye Bye !

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:15

 

 

 

Reine-Elisabeth002.jpgDans la foule, un homme a crié : « Majesté, on voit vos dessous ! »

 

Elle a trouvé ça très drôle.  Elisabeth II n’est pas bégueule.

Elle a éclaté de rire et prenant sa belle petite-fille Kate  à témoin, elle a répondu au monsieur :

« So what ?  My underwear is  as chic as my suit, isn’t it ?

 

Elle  a quatre-vingt sept ans.  Elle n’a rien à cacher, rien à prouver.  Elle est la Reine d’Angleterre et son peuple l’admire et la respecte depuis soixante ans !

 

 

La photo a été prise en juin 2012 à Nottingham  à l’occasion des cérémonies du Jubilé  de diamant de la Reine.

Elle a été publiée dans Paris-Match du 12 décembre 2012.

Devant cette photo je me suis dit : mais qu’est-ce qui peut bien les faire rire comme ça ?

Et j’ai imaginé ce petit dialogue, pas si impensable, d’ailleurs.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:31

Lever de rideau sur une nouvelle catégorie : LA PHOTO QUI M'INSPIRE. Un vaste champ

d'investigation.  Epoques, personnages célèbres, faits divers, mes photos seront insolites ou émouvantes, au gré

de mon humeur.

On commence par celui qui devient un chef de file pas très apprécié des uns, salué par d'autres.

 

GERARD  DEPARDIEU,  L'HOMME QUI RIT

 

 

Dernier métroC’est lui, c’est Obélix.  Révisez vos classiques.  Vous aviez oublié que notre

Gérard Depardieu national, ce « minable » qui quitte sa mère patrie en déroute,  a débuté sa carrière avec des œuvres qui  resteront dans la mémoire collective, avec lui et grâce à lui.

 

 

 

C’est loin, La Chevauchée sur le Lac de Constance, à l’Espace Cardin en 1971, mise en scène par Claude Régy, avec Jeanne Moreau, Delphine Seyrig, Sami Frey et Gérard Depardieu.  Un monument qui a fait couler beaucoup d’encre : c’était magnifique à voir, mais personne n’y comprenait rien. Mais souvent,  aujourd’hui, les œuvres les plus respectées sont incompréhensibles.

Dans cette pièce onirique très psychédélique dans son austérité, Depardieu était un jeune homme très beau,  maquillé comme une figure de cire de même que ses partenaires.  Comme eux il n’avait pas de rôle précis, c’était une sorte d’improvisation sur l’identité, les rapports humain, la vie et la mort. Un risque énorme de se casser la gueule, mais le public a marché. Et lui était absolument dans le ton, dans le mystère de la pièce.  Très loin d’Obélix.

 

  C’est loin, Le Dernier Métro, le plus beau film (en tout cas, celui qui a le moins vieilli) de Truffaut, 10 Césars, une musique sublime de Georges Delerue, avec Catherine Deneuve, Heinz Bennent, Jean Poiret et Gérard Depardieu.

Là, il jouait  la séduction  (oui, il était beau, Gérard DEpardieu avant de prendre son actuelle corpulence, indice réjouissant d’un amour de la vie et de ses délices-) dans un rôle de comédien que dirigeait Catherine Deneuve et dont, évidemment, elle tombait amoureuse presque sous les yeux de son mari séquestré dans la cave.   Son jeu était tout en retenue et intériorité, ce qui d’ailleurs est le secret de son talent. ( Très loin d’Obélix).

 

 

  C’est pas très loin, Cyrano,  magnifique film de Rappeneau, qui lui donne là, peut-être, le plus beau rôle de sa carrière.  Souvenez-vous : il nous a tiré  des larmes, adossé à son arbre dans son dernier souffle.  Dans Cyrano  Depardieu est l’incarnation même de l’Acteur.

 

Pas si loin non plus, Tous les Matins du Monde, où Alain Corneau s’empare du livre éponyme de Pascal Quignard pour faire découvrir au monde la magie de la musique baroque.  Dans le rôle de Marin Marais malade,  il est fantastique on ressent sa souffrance, son jeu est totalement inspiré quand il murmure   « chaque note doit finir en mourant », la mort est proche de lui.

Ses partenaires sont au ddiapason  :  Jean-Pierre Marielle, Michel Bouquet, Anne Brochet, et son fils Guillaume.  Ses choix étaient encore des choix d’esthète, d’exigence.

 

  

  Ce sont à mon avis ses trois plus beaux rôles. Il y en a eu d’autres.  Et puis… voilà, aujourd’hui, Gérard Depardieu a envie de s’amuser.  Il choisit le rôle qui convient le mieux à son embonpoint et à son humeur : il devient un Obélix plus vrai que nature.

  Nous laissera-t-il cette dernière image de lui ?   Fichtre non.  Il a déjà une poignée de contrats en poche, et des films en attente de sortie.

Aujourd’hui on peut le voir dans un rôle qui lui va comme un gant, aux antipodes d’Obélix, une sorte de Zampano à la française. Non, ce n’est pas lui, l’homme qui rit. D’ailleurs, le film n’est pas drôle du tout.

 

Citoyen du monde, l’Acteur Depardieu nous étonnera toujours.  Personne n'a le droit de la juger.

                                   

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:01

Ve

 

 

 

 

 

                 rideau-copie-1.jpg     lever de rideau  sur la nouvelle année  !

Que le spectacle  commence !

Tous mes vœux pour que 2013   vous fasse rire et non pleurer !


 

                        MISS  COMÉDIEmasque ritpleure

 

       

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 19:44

Pour finir l’année en beauté, une star née le 24 décembre, et quelle star !    Interview imaginaire…

 

 

   Annex - Gardner, Ava  film-la-comtesse-aux-pieds-nus17.jpgJuillet 1955.  La Moraleja, superbe propriété près de Madrid.

Ava Gardner vient de s’y installer après le succès planétaire de  La Comtesse aux pieds nus, , une histoire qui lui ressemble.

Elle a 33 ans.  Elle n’a jamais été aussi belle.  Avec Luis Miguel Dominguin son amant du jour, elle forme un couple éblouissant. 

C’est le soir. Dans sa chambre, elle essaie des robes pour la soirée donnée au Palacio Real  où elle rencontrera Picasso, Hemingway et Otto Preminger, un trio d’aficionados de tauromachie qu’elle veut séduire au bras de Dominguin.

 

 

 

«   Etes-vous définitivement séparée de Frank Sinatra ?

* Non, malheureusement non.  Nous avons pris -  comment dire …Ava+Gardner+Frank+Sinatra+03

   une respiration… un an ou deux… après nous verrons.  Nous ne pouvons pas vivre en harmonie ensemble.

*  Vous n’avez trouvé l’harmonie avec aucun de vos maris, il semble ?

 

Elle émerge d’un flot de taffetas rouge qui pourrait mettre le feu au Palacio si elle apparaissait ainsi vêtue ce soir.

 

*  L’harmonie, jamais. Ni avec Mickey Rooney, ni avec Artie Shaw, ni avec Frankie.  Mais j’ai toujours gardé leur amitié.  Celle de  mes amants aussi.  J’aime toujours Howard Hughes, qui me harcèle encore, j’aime Robert Taylor, j’aime Clark Gable, je suis un vrai coeur d’artichaut !… Et en ce moment, je suis folle de Luis Miguel Dominguin… vous l’avez vu toréer ?  Il est impérial.

*  Mais quel caractère de cochon !images.jpg

 

Elle rit et enfile un fourreau en satin blanc.  On croit rêver.  Le plus beau félin de la création.  Elle ondule devant la glace sans la moindre forfanterie, exactement comme un animal.

 

*  Oui, il est déroutant.  Mais pas avec moi. Il se conduit comme un vrai hidalgo avec les femmes… 

* On ne peut pas parler tauromachie avec lui :  si vous n’êtes pas espagnol vous n’y connaissez rien.

*  C’est vrai.  Picasso l’a bien remis à sa place un jour.  Mais c’est cet orgueil de madrilène.  Manolete était plus modeste, mais il est mort.

* A cause de Dominguin !

 

Elle se retourne, prête à griffer.

 

* Non, pas « à cause ».   Luis Miguel lui a lancé un défi, et le combat a mal tourné pour Manolete.  C’est le Destin.

 

Je change de sujet.

* Il n’y a pas une seule robe noire dans tout ça ?

*  Non, je n’aime pas le noir.  Vous ne me verrez jamais en noir, sauf dans un film évidemment.  Marilyn non plus, ne porte jamais de noir. Il n’y a que les Françaises pour porter cette couleur funèbre.

*  *  De toute façon, quelle que soit la couleur, vous forcez l’admiration.  Une telle perfection, c’est rare.

 

Elle éclate de rire.    jeune-ava-gardner.jpg

 

* Vous n’auriez pas dit ça si vous m’aviez connue à mes débuts !  J’avais un terrible handicap : mon accent de Caroline du Sud.  Longtemps on ne m’a donné que des rôles muets, lorsque j’ouvrais la bouche tout le monde riait.  Il m’a fallu prendre des années de cours de diction pour décrocher de vrais rôles !

 

Son rire s’est arrêté net.

 

*  Rendez-vous compte : j’ai tourné jusqu’à ce jour 44 films. Dans les 40 premiers je suis passée inaperçue.  Je viens seulement d’obtenir le succès, avec les 4 derniers que j’ai tourné…

*  Oui : Les Neiges du Kilimandjaro,  Les Chevaliers de la Table Ronde (tiens ! dans ce film vous portiez du noir !), Mogambo et La Comtesse aux Pieds Nus !  Et avec quels réalisateurs prestigieux !

*  Les  40 premiers aussi !  Mais les rôles qu’ils me donnaient étaient uniquement des rôles de potiche sexy  !   Quatre personnages de premier plan, ça fait une carrière bien mince !   A dix ans, Shirley Temple en avait tourné le double  !

*   Votre carrière ne fait que commencer mais elle sera immense.

 

 

Elle  a finalement choisi la robe rouge.   Dans un bruissement soyeux elle va à la fenêtre  et soupire :

 

*  C’est ma sœur et mon beau-frère qui doivent être fiers, ce sont eux qui ont tout déclenché…  Je n’ai plus le temps d’aller les voir.

Le succès rend ingrat, vous savez ?

 

La pièce est soudain plongée dans l’obscurité.  Le soleil a dû plonger derrière les collines.  Je rejoins AVA près de la baie vitrée mais elle n’est plus là.

Dehors, les lampadaires du parc se sont allumés.  Le ciel a pris des nuances violet sombre au-dessus du halo rouge qui surplombe Madrid.

 

 

 

oupee.jpgAva Gardner tournera encore une vingtaine de films, terminant sa carrière sur des séries B, des peplums ou des soap.

Elle était née un 24 décembre 1922, elle mourut le 25 janvier 1990 d’une pneumonie, chez elle à Londres.  Elle  venait de terminer ses Mémoires.

 Elle aurait aujourd’hui juste 90 ans…

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 19:34

V

Pour finir l’année en beauté, une star née le 24 décembre, et quelle star !    Interview imaginaire…

 


 

 

 Annex---Gardner--Ava-.jpgJuillet 1955.  La Moraleja, superbe propriété près de Madrid.

Ava Gardner vient de s’y installer après le succès planétaire de  La Comtesse aux pieds nus, , une histoire qui lui ressemble.

Elle a 33 ans.  Elle n’a jamais été aussi belle.  Avec Luis Miguel Dominguin son amant du jour, elle forme un couple éblouissant. 

C’est le soir. Dans sa chambre, elle essaie des robes pour la soirée donnée au Palacio Real  où elle rencontrera Picasso, Hemingway et Otto Preminge, un trio d’aficionados de tauromachie qu’elle veut séduire au bras de Dominguin.

 

 

 

«   Etes-vous définitivement séparée de Frank Sinatra ?

* Non, malheureusement non.  Nous avons pris -  comment dire …Ava-Gardner-Frank-Sinatra-03.jpg

   une respiration… un an ou deux… après nous verrons.  Nous ne

   pouvons pas vivre en harmonie ensemble.

*  Vous n’avez trouvé l’harmonie avec aucun de vos maris, il semble ?

 

Elle émerge d’un flot de taffetas rouge qui pourrait mettre le feu au Palacio si elle apparaissait ainsi vêtue ce soir.

 

*  L’harmonie, jamais. Ni avec Mickey Rooney, ni avec Artie Shaw, ni avec Frankie.  Mais j’ai toujours gardé leur amitié.  Celle de  mes amants aussi.  J’aime toujours Howard Hughes, qui me harcèle encore, j’aime Robert Taylor, j’aime Clark Gable, je suis un vrai coeur d’artichaut !… Et en ce moment, je suis folle de Luis Miguel Dominguin… vous l’avez vu toréer ?  Il est impérial.

*  Mais quel caractère de cochon !

 

Elle rit et enfile un fourreau en satin blanc.  On croit rêver.  Le plus beau félin de la création.  Elle ondule devant la glace sans la moindre forfanterie, exactement comme un animal.

 

*  Oui, il est déroutant.  Mais pas avec moi. Il se conduit comme un vrai hidalgo avec les femmes… 

* On ne peut pas parler automachie avec lui :  si vous n’êtes pas espagnol vous n’y connaissez rien.

*  C’est vrai.  Picasso l’a bien remis à sa place un jour.  Mais c’est cet orgueil de madrilène.  Manolete était plus modeste, mais il est mort.

* A cause de Dominguin !

 

Elle se retourne, prête à griffer.

 

* Non, pas « à cause ».   Luis Miguel lui a lancé un défi, et le combat a mal tourné pour Manolete.  C’est le Destin.

 

Je change de sujet.

* Il n’y a pas une seule robe noire dans tout ça ?

*  Non, je n’aime pas le noir.  Vous ne me verrez jamais en noir, sauf dans un film évidemment.  Marilyn non plus, ne porte jamais de noir. Il n’y a que les Françaises pour porter cette couleur funèbre.

*  *  De toute façon, quelle que soit la couleur, vous forcez l’admiration.  Une telle perfection, c’est rare.

 

Elle éclate de rire.

 

* Vous n’auriez pas dit ça si vous m’aviez connue à mes débuts !  J’avais un terrible handicap : mon accent de Caroline du Sud.  Longtemps on ne m’a donné que des rôles muets, lorsque j’ouvrais la bouche tout le monde riait.  Il m’a fallu prendre des années de cours de diction pour décrocher de vrais rôles !

 

Son rire s’est arrêté net.

 

*  Rendez-vous compte : j’ai tourné jusqu’à ce jour 44 films. Dans les 40 premiers je suis passée inaperçue.  Je viens seulement d’obtenir le succès, avec les 4 derniers que j’ai tourné…

*  Oui : Les Neiges du Kilimandjaro,  Les Chevaliers de la Table Ronde (tiens ! dans ce film vous portiez du noir !), Mogambo et La Comtesse aux Pieds Nus !  Et avec quels réalisateurs prestigieux !

*  Les  40 premiers aussi !  Mais les rôles qu’ils me donnaient étaient uniquement des rôles de potiche sexy  !   Quatre personnages de premier plan, ça fait une carrière bien mince !   A dix ans, Shirley Temple en avait tourné le double  !

*   Votre carrière ne fait que commencer mais elle sera immense.

 

 

Elle  a finalement choisi la robe rouge.   Dans un bruissement soyeux elle va à la fenêtre  et soupire :

 

*  C’est ma sœur et mon beau-frère qui doivent être fiers, ce sont eux qui ont tout déclenché…  Je n’ai plus le temps d’aller les voir.

Le succès rend ingrat, vous savez ?

 

La pièce est soudain plongée dans l’obscurité.  Le soleil a dû plonger derrière les collines.  Je rejoins AVA près de la baie vitrée mais elle n’est plus là.

Dehors, les lampadaires du parc se sont allumés.  Le ciel a pris des nuances violet sombre au-dessus du halo rouge qui surplombe Madrid.

 

Ava Gardner tournera encore une vingtaine de films, terminant sa carrière sur des séries B, des peplums ou des soap.

Elle était née un 24 décembre 1922, elle mourut le 25 janvier 1990 d’une pneumonie, chez elle à Londres.  Elle  venait de terminer ses Mémoires.

 Elle aurait aujourd’hui juste 90 ans…

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 16:09

V


 

 

 

  opera_facade.jpgDans la foule  des specta  t eurs qui s’écoule de l’Opéra de Paris, deux silhouettes se font remarquer par leur élégance et leur beauté.  Et puis, ils sont célèbres, ces deux jeunes musiciens que l’on s’arrache dans les salons.

Frédéric CHOPIN et Franz LISZT au coude à coude, ne perçoivent pas les murmures et les regards tant ils sont enthousiasmés par ce qu’ils viennent de découvrir : L’Italienne à Alger de ROSSINI, un opéra qui a fait la tournée des capitales avec le même succès qu’à sa création à Milan, deux ans plus tôt.


 

 Chopin_280-3ffc2.jpgNous sommes en 1832.   CHOPIN a 22 ans, un an de plus que LISZT.

  Ils viennent d’émigrer à Paris après des débuts prometteurs l’un à Varsovie, l’autre à Weimar. Ils ont rejoint le groupe des Romantiques, musiciens, poètes ou peintres,  la nouvelle génération de la vie artistique européenne.

« Fantastique !  s’exclame CHOPIN, cet Italien a du génie et son Italienne est magnifique !

« Les Italiens sont en train de nous donner des leçons, renchérit LISZT, j’ai été subjugué par un concert de PAGANINI l’an dernier, la virtuosité absolue  !

Ils sont sur l’esplanade de l’Opéra et s’apprêtent à héler un fiacre.

« Oû allons-nous ? demande LISZT.

«  Allons chez moi, je n’ai pas envie de me retrouver à Montmartre dans le bruit,Franz+Liszt+scan00012 d’ailleurs il est tard, nos amis doivent être déjà couchés ou aux quatre coins de Paris !

« Volontiers, je jouerai, si tu le permets, ta 4ème Etude que je n’arrive pas à maîtriser…

« Tais-toi, tu joues mes Etudes comme un dieu…

 

Les voilà au 27 boulevard Poissonnière, dans le petit appartement que CHOPIN a loué en arrivant à Paris. Peu de meubles, mais un piano sur lequel il passe le plus clair de son temps.

LISZT s’y installe tandis que CHOPIN remplit deux verres de cherry.  

 

Il écoute ses Etudes jouées comme personne, pas même lui, ne les joue, avec précision et brio à la fois.  LISZT a une véritable passion pour ces Etudes, au point que CHOPIN les lui a dédiées.

Sur le piano trône un portrait de Franz LISZT, comme un témoignage affiché de leur amitié.

Frédéric tend un verre à Franz, qui s’arrête de jouer et quitte le piano pour se laisser tomber dans un fauteuil.

 

« Alors, comment vont tes amours avec ma muse ? demande CHOPIN avec une pointe d’ironie.

LISZT commence par boire une petite gorgée de sherry puis répond avec indolence :

« La comtesse Platen ?  (il rit)  non, je préfère finalement la jolie Adèle de la Prunarède,… mais…

« Mais ?

« Je viens tout juste de rencontrer une femme mariée qui m’a chaviré le coeur. 

Intéressé, CHOPIN pose son verre.

« Qui est-ce ?

«  Elle s’appelle Marie d’Agout. Elle est froide et somptueuse.marie-d-agoult.gif

CHOPIN éclate de rire.

« Tu es un séducteur !  Cela va te mener sur le pré, méfie-toi !

« Non, les hommes de cette société sont très flattés que les artistes s’intéressent à leurs épouses.

«  Où l’as-tu rencontrée ? C’est bizarre, nous sommes souvent ensemble dans les salons, toi et moi, mais je ne me souviens pas de Marie d’Agout.

«  C’est qu’elle ne pratique pas la coquetterie mais lorsqu’elle s’intéresse à toi, elle sait te le faire savoir !

 

CHOPIN n’a pas encore l’intérêt de son ami pour les femmes, lui ne s’intéresse qu’à la musique.  Les minutes passent et il veut savourer encore le jeu de LISZT pour une fois sans sa cour, pour lui tout seul.

 

« Joue-moi la onzième, Vent d’hiver, veux-tu ? je ne me lasse pas de l’entendre. C’est comme si quelqu’un d’autre l’avait composée, un divin archange musicien…

 

  Bechstein_576_Grand_piano_-Franz_Liszt-_-_Wooden_frame.jpgFranz s’exécute et joue cette Etude qui glisse comme un souffle dans la pièce, ses sonorités cristallines naissent sous ses doigts comme s’il improvisait.

Tout en jouant, LISZT murmure :

« C’est toi, l’archange musicien.  Tu n’as qu’un an de plus que moi et tu as déjà composé deux concertos, aussi beaux l’un que l’autre, et  dont la difficulté d’exécution en décourage plus d’un…

« Arrête de parler en jouant, Franz, tu massacres mon Etude !

 

CHOPIN tend remplit le verre de LISZT et les deux musiciens trinquent joyeusement.

« Un jour je composerai, je le sais.  Mais je dois gagner ma vie en donnant des leçons… Je  fais travailler BACH à mes élèves et je me dis que jamais je ne pourrai égaler ce musicien de génie…

« Mais Franz, ne sois pas velléitaire !  Personne ne pourra jamais égaler Jean Sébastien BACH, il est inspiré par Dieu !  Attend ton heure et pense à tes amours…

 

Il vide son verre et son visage s’assombrit soudain.

« Moi, ce qui m’inspire aujourd’hui, c’est la douleur de savoir que je ne reverrai jamais mon pays, la Pologne…

« Tu  regrettes d’être venu à Paris ?

«  Paris ou Rome… c’est ailleurs.  Je suis né à Varsovie. Je n’y remettrai plus les pieds.

«  Qu’en sais-tu ?

« La Révolution a fait de moi un paria.  Mais je ne regrette pas d’avoir choisi Paris.  On y rencontre des artistes extraordinaires.  Non ?

 

Franz est allé à la fenêtre, on entend des cris dans le boulevard, il l’ouvre et se penche.

« Des émeutiers, on ne sait trop à qui ils s’en prennent… Les Parisiens s’enflamment pour des broutilles…

« C’est vrai.  J’ai été stupéfait de la sauvagerie des spectateurs lors de la première d’HERNANI au Théâtre Français !

« Tu y étais ?

« Oui, avec mon ami DELACROIX.  Lui aussi était très choqué. Nous avons quitté un théâtre en plein chaos pour aller boire un verre chez Ruc, et là aussi, il y avait les pour et les contre, qui se bagarraient, complètement exaltés.

«  Et toi ? Qu’en as-tu pensé ?

« Que c’est une œuvre magnifique ! Un souffle nouveau sur le théâtre !  Le jeune Victor HUGO a toute mon admiration car il était là, debout sur la scène, à exhorter les gens au calme ! 

« Tu vois, tu quittes Varsovie en pleine révolution et à Paris les Anciens se battent contre les Modernes pour des motifs de dramaturgie !

 

Ils rient ensemble et finissent leur troisième verre.  Cette fois, CHOPIN se met au piano et improvise, cherchant la note bleue.

 

 

« Je ne la trouverai pas.  Il faut l’ambiance feutrée, érotique, d’un salon plein d’élégantes qui t’admirent…  Ici ; c’est tellement monacal !

 

Accoudé au piano, Franz considère le beau visage  du jeune CHOPIN.   Son teint pâle et le rose de ses pomettes révèlent déjà la maladie qui l’emportera vingt ans plus tard.  Ses mains fines aux doigts démesurément longs couvrent un tiers du clavier.

«  Tu vas  aller de conquêtes en conquêtes, mon cher Frédéric.  Quel est ton idéal féminin ?

 

CHOPIN s’arrête de jouer, pose ses mains sur ses genoux et son regard devient pensif.  Il finit par s’exprimer, les yeux fixés au plafond.

 

« Et bien… je rêve d’une femme énergique plutôt que belle, une sorte de garçon manqué… tu vois ?  Cela t’étonne ?  Oui, je suis las des évaporées qui battent des cils et ne cherchent que des aventures sans lendemain…

La femme que j’aimerai aura un métier, écrivain, peut-être, elle aimera la musique mais aussi tous les arts et partagera ce goût avec moi.

 

Le  clocher de l’église St Vincent de Paul sonne deux heures. La rue est calme.

Franz Liszt se lève pour prendre congé.

 

« Frédéric, je te laisse à ton rêve d’androgyne. Une dernière question : quel est le défaut que tu pardonnerais volontiers à cette femme ?

 

CHOPIN sans réfléchir, répond avec un sourire :

« Elle fumerait le cigare !

 

 

 

Ce fut quatre ans plus tard que CHOPIN rencontra celle qui fut sa compagne presque jusqu’à sa mort :  George SAND.

Leur passion connut des hauts et des bas jusqu’à leur rupture définitive en 1847.

 

Liszt, lui, filera le parfait amour avec Marie d’Agout, qui lui donnera trois filles, jusqu’à leur séparation à Venise en 1839 et l’entrée dans les ordres de Franz Liszt.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 20:09


 

houellebecq_3.jpgMichel HOUELLEBECQ  fume une cigarette, appuyé contre un rocher sur l’une des innombrables plages qui entourent le village de San José.

Il a choisi de vivre en solitaire dans le Parc naturel de Cabo de Gata en Andalousie, loin des curiosités malsaines et du harcèlement médiatique.

 

Il rêve.  Il repasse son œuvre en mémoire et soupire.  J’ai dit que La

Carte et le Territoire  serait peut-être mon dernier livre.  Pourquoi j’ai dit ça ?  Je n’ai fait que la moitié du travail.  Finalement, c’est dans L’extension du Domaine de la lutte  que j’ai le mieux parlé de la détresse humaine.    Dans Les Particules Elémentaires j’effleurais le sujet, et dans Plateforme   ça se termine dans un bain de sang,  c’était too much.

Et puis, je  m’étendais trop sur le sexe.  Les gens ont cru que ma grande préoccupation était dans mon pantalon. 

Après, dans La Carte et le Territoire, j’ai laissé tomber le sexe mais le livre démarre en catalogue corporatif et finit en  polar. Je ne peux pas rester la-dessus alors que j’ai encore beaucoup à dire sur cette foutue société.

Il faut que j’écrive un grand roman, un qui mérite mieux que le GONCOURT.  Ou qui le mérite vraiment… parce que franchement, La Carte, c’est pas un chef-d’œuvre.

 

 

Plage-de-sainte-anne-bigIl regarde passer un vol groupé de cigognes, dans une formation dont chaque oiseau ne s’écarte pas d’un centimètre de son voisin.

Elles vont vers la France, grand bien leur fasse.  La France  est dans les choux, comme l’Espagne, comme toute l’Europe d’ailleurs.  Et dans quelque temps, la planète entière sera aux abois.  Plus d’argent. Que des chômeurs et des bookmakers.  Quelques nantis blottis dans leurs palais dessinés par WILMOTTE qui ont la trouille d’en sortir  de peur de se faire zigouiller par la racaille.

  Ca me rappelle ce film…Soleil  Vert  je crois, où les gens n’avaient qu’une seule liberté, celle de choisir le moment de leur mort.  On les incinérait et leurs restes servaient à fabriquer des biscuits que l’on distribuait une fois par mois aux hordes affamées.   On leur disait que ces biscuits étaient à base d’algues !

Je ne me souviens plus de la fin.  Il y avait un type  qui  découvrait le truc, mais ça finissait comment ? ?

 

Un  nuage noir insolite passa devant le soleil et la plage fut plongée dans une pénombre cendrée d’où HOUELLEBECQ vit surgir une forme humaine irradiée de lumière.   La forme humaine parla.

 

 

aldous-huxley.jpg« Ca finit mal.  Le héros meurt  sans avoir pu révéler le terrible secret à ses compatriotes Pas de happy end dans Soleil Vert.

 

HOUELLEBECQ arrive à peine à cacher son trouble.  Dites, vous êtes qui, au juste ?

La créature eut un rire rauque.  Un homme mûr, assez beau. Il a un bandeau autour de la gorge.   Il dit : « Je suis ALDOUS  HUXLEY. Vous savez, le m…

«  Oui oui, le Meilleur des Mondes.  Je suis très honoré.  Alors vous venez me voir pourquoi ?

 

« Et bien parce que vous avez posé une question qui m’interpelle, comme on dit aujourd’hui.  Vous m’avez interpelé, je suis venu combler un trou de mémoire, c’est tout.  Je repars au paradis.

 

HOUELLEBECQ tend le bras :

 

« Attendez, . J’ai un autre trou de mémoire.

« Ah oui ? 

« Yes.  Je ne me souviens plus de la fin du Meilleur des Mondes… Ca finit comment, en fait ?

« Mal. Ca finit mal.   Comme Soylent Green.  Et pourquoi, d’après vous ?

« Aucune idée.

Parce que l’humanité n’a pas d’avenir. Elle se détruit elle-même lentement mais sûrement.   Pas si lentement, d’ailleurs. Rendez-vous compte : mon histoire se situe en 2022. A l’époque, ça paraissait des années-lumière, et voilà qu’il vous reste dix ans seulement pour y arriver…

«  Si on va par là, le 1984 de Georges ORWELL  on l’a  dépassé depuis longtemps !   Nous avons déjà  les bébés éprouvette,  la lutte des classes, l’abêtissement social, la surpopulation et l’extinction  des ressources naturelles. 

«  Vous avez la matière pour écrire votre prochain livre ! Qu’est-ce que vous attendez ? Il vous faut aussi un rebelle pour chambouler tout ça, un autre   John le Sauvage comme dans mon histoire, qui rêve de renouveau !…

«  Votre Sauvage finit par se suicider, si je me  souviens bien,

c’est sympa, comme  renouveau.

« Je sais.  J’ai reçu beaucoup de lettres de protestation contre cette fin.  Mais  je ne voyais pas comment finir autrement  !!  En 1931 quand j’ai écrit le livre j’avais déjà 37 ans et je vivais l’entre-deux-guerres avec la phobie  du progrès scientifique galopant, et la crainte du retour de la guerre.  Je voyais la société comme une juxtaposition de groupes et de sous-groupes, et j’ai mis tout cela dans Le Meilleur des Monde…

 

«  Et il n’y avait pas de fin heureuse possible ?

« Je n’en ai pas trouvé.  Je voulais rester pragmatique, ne pas écrire  un conte de fées.  L’histoire était une peinture désespérante de la société, il fallait qu’elle reste désespérante jusqu’à la fin .

 

« Et voilà, vous avez prophétisé sur notre époque.  

« Donc,  votre livre finira mal. comme le mien.   Mais si vous voulez être pris au sérieux,  oubliez les descriptions détaillées des ébats érotiques de vos personnages.

« Ah bon ?

« Oui, vos lecteurs savent tous que vous n’avez pas de problème d’érection, pas la peine d’en rajouter…

 

HOUELLEBECQ tenta une pointe d’humour :

«  Juste un livre sur le  coïtus interruptus  de l’humanité ?

 

 

La phrase tomba dans le vide.   L’apparition  s’évanouissaitt lentement. La plage retrouvait peu à peu sa clarté et  l’écrivain ferma les yeux.  

Il est venu m’apporter la bonne parole.

Appelez-moi Jeanne d’Arc, sauf que je suis pas tout-à-fait puceau.

Qui  suis-je ?  Je suis Michel HOUELLEBECQ, je dois me réveiller de ma longue sieste.

Oui, écrire un nouveau livre qui poserait plein de questions et qui n’obtiendrait  aucune réponse.  Donc, qui finirait mal.

« Pourquoi  moi qui ai réussi dois-je  redouter la lapidation  ?

« Pourquoi nous oblige-t-on à avoir peur de tout  ?

« Pourquoi  nous oblige-t-on  à   être heureux   ?

Et ainsi de suite.

 

Alors qu’il marchait vers le village, escorté d’un chien hirsute qui s’attachait à ses pas,  il pensa qu’il lui fallait maintenant faire un saut à Paris pour récupérer son Mac et son portable qu’il avait volontairement oubliés.   Ensuite, il reviendrait écrire son livre ici, dans le silence.

Et un jour, dans mille ans, il reviendrait sur terre pour combler le trou de mémoire d’un écrivaillon mal dans sa peau, mais là,  il lui faudrait le mot de passe et il ne le connaitrait pas. Chien.jpg

 

 

 

 

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 13:34

 

LA  DICTÉE  DE  BUNUEL, UN ROMAN  SANS ÉQUIVOQUE

 

 

 plume4.jpgCette dictée a déjà fait plancher les meilleurs éléments des anciens et nouveaux amis  de Provence, ça se passait  sous le tilleul et ce qui coulait à flot dans les verres n’était pas de la tisane… Un beau souvenir de retrouvailles chaleureuses et pour moi,  un exercice d’improvisation  un peu stressant ,  à chacun sa dédicace unique et personnalisée…

On remet ça le 11 octobre avec les meilleurs  éléments des anciens et nouveaux amis lyonnais.

 

PILE DELà, ça se passera chez TARTIFO,  Le restaurant-galerie de la rue Ste Hélène  qui accueille les gourmets et les artistes dans la même ambiance très « asti spumante ».

Marco ASTI, le maître des lieux, n’a pas son pareil pour nous  faire croire

qu’on est au fond d’une ruelle du vieux  Milan.

 

Evidemment, je n’ai pas invité Libé ni Le Figaro, je ne veux pas d’excès de langage  autour de mon   récit autobiographique.

Ce serait vite fait de conclure  que j’ai été violée par DALI  au premier chapitre  et que  j’ai allumé le cigare de BUNUEL  au dernier chapitre.

Et les uns de crier au  sublime, les autres au nauséabond.

 

Non, ma seule ambition littéraire est de distraire un moment ma famille et mes amis.  Cette petite sauterie du 11 octobre me réjouit, puisque sous un prétexte un peu chochote, on passera un moment  ensemble  un verre de lambrusco à la main.

Il en restera ce livre… quand même !  Un jour en 2140, un Martien le trouvera peut-être, intact au milieu des ruines de Lyon…

Mais n’élucubrons pas. A bientôt pour de nouvelles fantaisies imaginaires avec de nouvelles idoles  vivantes ou disparues.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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