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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 09:41
L'IDIOTE   de  Marcel Achard

Création le 22 septembre 1960 au Théâtre Antoine, avec Annie GIRARDOT
dans le rôle titre, mise en scène par Jean MEYER.

Jean AUDOUARD, du Canard Enchaîné, écrit :

« J’ai positivement adoré l’IDIOTE,  le nouveau triomphe de Marcel
ACHARD… Tant de mérites rassemblés en trois actes laissent
béat d’émerveillement. »

et Claude SARRAUTE, de France Observateur :
« Le personnage est dessiné de main de maître, fouillé jusque dans ses
moindres recoins.  Il bouge, il vit, il retient…

et encore Jacques LEMARCHAND, du Figaro :
« Voilà une admirable comédiennen , Annie GIRARDOT, retirée pour de longgs mois - des années peut-être,  on ne sait plus -  de la circulation. »

Ils étaient dans l’air du temps : ACHARD, GIRARDOT…  Comme le temps passe.


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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 09:34
Le scandale du monde est ce qui fait l’offense.
Et ce n’est pas pécher que pécher en silence.
MOLIERE  -   Tartuffe
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Comme tous les vendredis, le rideau tombe pour le week-end.  Rendez-vous lundi pour retrouver Miss Comédie dans
l'amiance scintillante de l'approche de Noël.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 10:56

Début de piste ?

YANN, pensif
Oui...  pourquoi pas ? On les retrouverait tous les deux le soir dans leur bar... Employés modèles le jour, musiciens de troisième zone la nuit.  Mais le fil conducteur de tout ça ?

CHRIS
Telle que tu le démarres, c’est un sujet pour la Métro Goldwyn Mayer, avec de Niro et Kim Basinger.  Un thriller tourné à New York  avec un budget record.
(un temps)
Je voyais plutôt une histoire triste d’un type floué, un mec falot qui a une femme trop belle pour lui et qui finit par la perdre.

YANN
Trop sombre !  Je veux bien imaginer un mec falot qui a une femme trop belle pour lui...  Oui... Et le spectateur est persuadé qu’il va finir par la perdre, et tout prête à le croire et puis...

CHRIS
Elle reste avec lui ?

YANN
Mieux que ça :  c’est lui qui s’en va, et elle est inconsolable.

CHRIS, éclate de rire
Ah, tu m’as eu !  En effet, c’est beaucoup moins sombre !

YANN, riant à son tour
C’est aussi sombre, mais moins convenu !

Ils restent un moment à regarder cette idée flotter dans l’air.

CHRIS
C’est pas mal...

YANN
Hein ?

De nouveau ils restent pensifs et boivent quelques gorgées de whisky.
Le couple se lève et sort lentement du bar, en se tenant par la main.
Le barman lit le journal sur le bar.

CHRIS
Et qu’est-ce qu’on met, autour de ça ?

(à suivre)


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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 10:49
La tournée est l’expression même de la fugacité du théâtre. Partir ensemble, emporter avec nous les artifices, les accessoires et les déguisements, tout l’arsenal du rêve et avec lui tous les secrets d’une alchimie mystérieuse entre le spectateur et son double, le comédien.
Nous sommes une famille avec ses clans et ses inimitiés masquées. Les rôles sont en nous et nous manipulent, on n’y peut rien.  Le jeune premier est  amoureux de la jeune première, comment éviter cela ?  Soyons juste, il y a aussi des révoltes contre ces sentences dictées par le texte.  Parfois les amants de la scène se mettent à se haïr et chaque instant du quotidien est un affrontement ou une fuite.  La famille calme le jeu, les entoure.  Mais qu’ils consomment leur passion ou qu’ils la refusent, ils sont à l’abri de toute intrusion étrangère.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 10:36

REFLEXION SUR LA CRITIQUE

Aïe !  sujet dangereux.  Tout ce que vous allez lire n’engage que moi.


Depuis que je passe en revue les critiques de pièces des années 60-70,   je prends
conscience de leur aménité, de leur indulgence, par rapport aux critiques d’aujourd’hui.
On dirait que les critiques d’aujourd’hui  sont des chiens hargneux qui n’ont de plaisir qu’à mordre ceux qui font des choses.
Il y a aussi les critiques ironiques qui pratiquent l’humour  corrosif, histoire de montrer qu’ils ont tout compris mais que là, on ne la leur fait pas.
Ils s’attaquent presque toujours  à des spectacles qu’ils n’ont pas aimé.  Ne serait-ce pas plus drôle de parler des spectacles qu’ils ont adoré ?
C’est valable aussi pour le cinéma.   J’ai lu un jour une critique parfaitement inique,  venimeuse,  hors sujet, visant incontestablement à nuire et non pas à juger. 
Elle était signée d’un journaliste  du Monde.  Il s’attaquait à un très beau film qui a reçu un accueil excellent  dans les salles et derrière son propos un peu trop exalté pour être honnête, on sentait une animosité personnelle  contre le réalisateur.
Toujours ces histoires de clans.  On encense les gens qui font partie de son clan, on démolit ceux du clan opposé.  D’ailleurs, les créateurs eux-même ne se respectent pas entre eux.
On est revenu au temps de Versailles où les querelles de cour faisaient florès.
On pourrait gloser une nuit entière là-dessus, mais ça ne changera pas la face du monde.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 10:33
Plus l’offenseur m’est cher, plus je ressens l’injure.
RACINE   La thébaïde

Pour ma part, je ne connais pas LA THEBAÎDE, mais la réplique est à tomber.  A demain !

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 10:33

ROSE, entre la nuit et le jour

CHRIS
Ce n’est pas elle qui te fascine, mais  le trouble qu’elle provoque autour d’elle.  Elle n’est qu’un miroir qui vous renvoie vos propres fantasmes.

YANN
Tu dis “vous” comme si tu étais réfractaire à son charme.

CHRIS
Je ne la considère que comme un sujet de scénario.

YANN
Mais, misérable, comment peux-tu mener à bien une histoire si tu n’es pas fasciné  par tes personnages ?

CHRIS
C’est trop tôt...  Je ne la connais pas encore...  Il faut que je m’attache...

YANN
Là, tu me rassures.  Alors laisse-moi te dire comment je la vois, moi, cette histoire avec elle...
CHRIS, prenant des notes
Oui, allez, aide-moi un peu.

YANN, d’abord hésitant, est pris peu à peu par son sujet
L’histoire pourrait commencer par un hold-up.  Dans une grande banque.  Elle serait la secrétaire du Directeur et elle verrait toute la scène sur l’écran vidéo de son bureau. Elle resterait impassible...

CHRIS, ironique
... naturellement.

YANN
... Naturellement.  Mais elle a vu les trois malfrats, dont l’un opérait à visage découvert.  Une scène violente et très rapide.  Les mecs repartent avec un sac de fric.  Un employé de la banque a balancé une clef de coffre.

CHRIS
Un complice ?

YANN
On ne sait pas.  Peut-être la trouille...

CHRIS
Ca pourrait être le mari ?

(à suivre)

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 10:29
un peu de nostalgie...

Fernandel est assis à l’arrière de la Cadillac.  Tina, son habilleuse, est devant, près du chauffeur.  C’est une femme discrète, environ 50 ans, une Marseillaise de la campagne qui le suit depuis ses débuts.  Elle parle peu et ne se lie pas avec les membres de la troupe. Avec le chauffeur (je ne me souviens plus du nom du chauffeur) ils forment un couple soudé par une identique dévotion à leur maître.  Mais je n’ai jamais su s’ils étaient mariés ou non.

C’est ainsi que nous avons sillonné les routes, en France, en Belgique et et Suisse, pendant trois mois hors du temps, comme des saltimbanques. Je dirais que c’est pendant ces  longues heures passées dans le car à traverser ces villages dans l’anonymat le plus absolu, que j’ai perçu la réelle beauté d’un métier - le théâtre - dont l’essence même est de passer au travers du monde sans laisser de traces. Rien que des souvenirs qui s’estompent avec le temps...

Demain, c'est  promis, je serai plus rigolote.

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 10:17
LA  TETE  DES AUTRES    -  de Marcel Aymé
dans une mise en scène de André BARSACQ
décors de Jean-Denis MALCLES
avec MOULOUDJI  et Rosy VARTE

Ca c’est une affiche alléchante. En revanche, quand on lit la critique, on prend peur. 

Ce vaudeville noir reste, aussi bien, pendant les  premiers actes, une charge  à fond de train  contre la magistrature.
Le nouveau 4ème acte a le mérite (que n’avait pas l’ancien) de « rester dans le sujet ». Mais il était difficile de trouver des rebondissements, des développements supplémentaires. Les personnages semblent tourner en rond dans leur histoire  en cherchant comment en sortir.  Valorin   en sort, lui, les pieds devant.  « Unhappy ending ».L’innocence ne paie pas.

Paul GORDEAUX   (France-Soir)

Les autres critiques ne valent pas mieux.  Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. Et puis : 4 actes !  On n’a plus le temps, aujourd'hui, de rester 3 heures au théâtre !

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 10:09
HORTENSIA
Vous jouez de nous comme des totons ! Vous lasserez bientôt notre patience.
LE COMTE
Tous les metteurs en scène de génie font ainsi. Encore heureux  que je ne hurle pas, que je ne déchire pas les brochures. Il n’y a pas de mise en scène de génie sans crise de nerfs.  L’insulte est la monnaie courante,  quelques très grands metteurs en scène vont jusqu’à la gifle.  Et ne croyez pas que cela soit gratuit. Cela se sent toujours, après, quand on écoute la pièce, si le maître a été vraiment viril.  Une pièce mise en scène par un homme poli, il est bien rare que cela sente le génie.  Enchaînez, Sylvia, encaînez.

LA RÉPÉTITION OU L’AMOUR PUNI  -   Jean Anouilh

A demain !

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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