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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 09:55
- Dieu condamne la violence.
- Dieu n’est pas marié, monsieur l’abbé  .
(Jacques Deval   « La Rose de Septembre »-


A demain les amis !


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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 10:30
Bonjour !   Aujourd'hui lundi, petit blog engourdi...  J'ai interverti deux articles et mis mon bravo avant la scène de ROSE.
On va croire que ma pièce se joue aux CELESTINS.... 
En attendant ce miracle (et pourquoi pas ?)  je vous invite à écouter (pardon, à lire) la suite du dialogue entre CHRIS et YANN qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur leurs personnages.  Le barman commence à s'inquiéter.

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 09:58
...  À CLAUDIA  STAVISKY et PATRICK  PENOT  qui offrent à leurs abonnés et spectateurs en guise de programme un petit livre d'art.  Pour cette saison ils ont choisi pour l'illustrer CHLOE POIZAT, peintre de talent qui donne à chaque spectacle sa vision d'un monde imaginaire dans des pages saisissantes de beauté  qu'on a envie de détacher pour les encadrer...
Le THÉÂTRE DES CELESTINS est un théâtre magnifique, récemment restauré, qui méritait bien un outil de cette qualité.
Ce petit bouquin est une incitation pernicieuse à un abonnement total et sans restriction !

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 09:51

Où le barman met son grain de sel… )

- LE BARMAN, comme pour lui-même
Jamais j’aurais cru que ces deux-là feraient un tel tabac même quand ils ne jouent pas !

YANN, qui l’a entendu, pointe le doigt vers lui
Apprenez cher ami, que les gens les plus insignifiants ont leur mystère...  Un mystère parfois effrayant...  Il suffit de creuser un peu... Il faut se méfier de tout le monde, vous savez ?  Des gens normaux surtout... Comme vous... (le barman sursaute)...
Comme moi...

LE BARMAN, haussant les épaules
   
Vous êtes quand même bizarres, dans le cinéma.

YANN, se tournant vers le scénariste
Il faut que tu te débrouilles pour demander à NAT ce que fait sa femme pendant la journée... Où ils habitent... Tu comprends ?  Il faut que je la voie vivre hors de ce bar. 

CHRIS
Sans qu’elle le sache ?

YANN
Bien entendu.  Sans qu’elle le sache.

LE BARMAN
Eh, dites, vous n’allez pas semer la pagaille, vous !

YANN, agressif
La pagaille  ?  Qui vous parle de pagaille ?

LE BARMAN
C’est qu’ils ont un contrat, vous savez.

YANN
Oui, et alors ?  Je ne les empêche pas de travailler, que je sache ?
Et puis vous, mêlez-vous de vos affaires, hein ?  Depuis quand les barmen prennent-ils part à la conversation de leurs clients ?  Nous ne sommes pas au café du Commerce, ici...  Qu’avez-vous entendu  au juste  ?

LE BARMAN
Je n’ai rien entendu.

YANN, calmé
C’est bien.  Il n’y avait rien à entendre.
(au scénariste :) N’est-ce pas ?

CHRIS, jouant le jeu
Bien entendu.  Rien.

YANN, s’écartant du bar et arpentant la scène d’un air excédé
Voilà. Et maintenant, où en sommes-nous ?  Nous sommes déconcentrés.
(Se retournant vers les deux hommes et sur un ton rageur)
S’il faut aller travailler ailleurs, nous irons ailleurs !  Ce ne sont pas les bars qui manquent à Paris !

LE BARMAN, faussement détaché
Ni les chanteuses...

YANN,  allant vers le scénariste et l’entraînant vers la sortie
Allez viens !  C’est tout pour ce soir.

LE BARMAN, protocolaire
Monsieur n’oublie pas que le manteau de Monsieur est au vestiaire ...

Le réalisateur revient en arrière, prend son manteau et ressort furieux.

Le barman, resté seul, branche le lecteur de CD et on entend la voix de Billie Holliday chantant “My man”.
LE BARMAN
Ils viennent pour elle...  Et s’ils venaient pour moi, les clients ?  Pourquoi ils viendraient pas pour moi ?


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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 09:34
Un autre souvenir de Festival : celui d’Avignon.
Beaucoup moins drôle que Carpentras.   D’abord parce qu’on était une petite troupe de débutants, à l’époque, et qu’on avait pas d’argent.  On s’était cotisés pour la location de la salle et pour le reste on s’était débrouillés avec les moyens du bord, chacun avait confectionné son costume, et les décors étaient l’œuvre commune.
Nous logions à l’extérieur d’Avignon, dans un appartement vide prêté par un copain. Nous étions cinq, venus de Paris dans l’Ami 6 de Michel tapissée des affiches du spectacle.
Nous jouions « Le Sofa » de Crébillon Fils, une petite farce coquine en costumes d’époque (mais de quelle époque ? On n’aurait pu dire…)  et nous étions mis en scène par Robert Sireyjol qui avait bien voulu nous donner un peu de son temps
 Pendant les deux semaines du Festival chaque journée se passait à arpenter les rues d’Avignon en arborant des banderoles pour faire de la retape.
Il fallait aussi coller des affiches partout, et après le spectacle contrôler si elles n’avaient pas été recouvertes.  Dans ce cas, on en collait d’autres et on en profitait  pour recouvrir celles des copains.
C’était crevant. 
L’humeur s’en ressentit très vite.  Ca grinçait dans le dortoir où l’on réglait nos comptes, histoire de se défouler un peu, chacun s’endormant dans son coin en rongeant son frein.
On aurait pu croire que nous serions brouillés à vie, après cette expérience.  Et bien pas du tout, trenteans après nous sommes toujours en affection.   Ceux-ci sont restés dans mon coeur alors que bien d’autres partenaires  ne sont que des souvenirs brumeux.
Avignon en période festival est une ville-poubelle, je ne vous apprend rien, tout le monde le sait.
Et pourtant chaque année c’est la ruée.  Le Festival Off a volé la vedette au In, on peut encore y faire des découvertes et s’amuser un peu.
A l’époque on ne recensait que quelques centaine   de spectacles Off alors qu’aujourd’hui  on arrive au chiffre ahurissant de mille …
Dans des années-là  les festivaliers pouvaient  entrer, au son des trompettes qui leur donnait le frisson, dans la cour d’honneur du Palais des Papes  pour assister à quelques spectacles magiques où soufflait l'esprit de Jean VILAR.










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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 09:27
Ce que vous ne paraissez pas comprendre, c’est que le théâtre de deramin c’est un théâtre d’idées !
-  Oui… Et bien moi, ce qui m’intéresse (…) c’est le théâtre d’aujourd’hui !
(Jean Anouilh -  Le Rendez-vous de Senlis)

A demain pour la suite de mon théâtre d'aujourd'hui !

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 09:35
Bonjour !  Aujourd'hui je suis dans un mood morose.  Soudain frappée par l'immense solitude de l'être humain.
Ca passera.   Dans la scène d'aujourd'hui YANN et CHRIS continuent de comparer les mérites de leurs deux
héros virtuels, ROSE la chanteuse et NAT le pianiste.   Ces deux-là sont-ils ensemble, oui ou non ?

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 09:23

YANN et CHRIS réfléchissent sur l’ambiguité du personnage de NAT le pianiste sous l’œil faussement détaché du barman.

LE BARMAN
C’est bizarre, quand vous êtes là, il n’y a soudain plus aucun client qui entre.

Les deux hommes regardent autour d’eux et se mettent à rire.

YANN
C’est un coup monté.  Nous avons affiché “COMPLET” sur la porte.  Mais vous savez, à minuit un soir d’hiver... dans ce quartier paumé... c’est un peu normal, non ?

LE BARMAN
J’ai vu plus de clients que ça, même en hiver à minuit.  Le champagne coulait à flots.  Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.

CHRIS
Ils viennent surtout le jeudi, non ? Et d’après vous, ils viennent pour le pianiste ou pour la chanteuse   ?

LE BARMAN
Ma foi, monsieur, je ne me suis pas posé la question.

YANN
Ils viennent pour elle, c’est clair.
Mais tu n’es pas de cet avis. Je me trompe ?

CHRIS, calmement
Moi je trouve que NAT est plus intéressant.

YANN
Tu ne veux pas la trouver magique. Tu te voiles la face comme devant le démon.

CHRIS
Ecoute, plus j’y pense, plus j’ai du mal à lui construire un destin.   Sur scène elle est magnifique, mais elle est derrière une vitre, il ne peut rien lui arriver.  En revanche le jour, elle perd toute séduction, ça n’est plus la même femme.   Lui, m’inspire beaucoup d’intérêt, il est un et indivisible, le même lorsqu’il erre dans Paris que lorsqu’il joue un blues mélancolique.

`YANN
Et bien moi, ’est cette fracture qui m’attire chez elle.  Ce double qu’elle promène de la nuit au jour pour tromper son monde.

(à suivre)

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 09:21
à  Olivier Belamy, pour son émission L’invité classique   sur Radio Classique.
Depuis qu’elle existe j’ai déjà entendu quelques morceaux de bravoure, il reçoit des gens d’horizons très différents, ils aiment tous la musique classique mais certains n’y connaissent rien, simplement ils aiment,(ça existe aussi pour la peinture)
Les invités font leur programme. Alors on entend leurs morceaux préférés et ça vous renseigne drôlement sur leur moi profond. En plus, ils parlent, et Olivier Belamy, je ne sais pas comment il fait, mais on dirait qu’il les rend intelligents.  En tout cas il les rend sincères. Ils donnent des réflexions qui sortent du fond d’eux-mêmes, ils ne pensent pas à l’impression qu’ils donnent, ça n’est pas du tout du de l’esbrouffe, ils parlent vrai.
En face, si je puis dire, je n’ai pas été les voir en studio, il y a Olivier Belamy qui écoute.  Et jamais je n’ai entendu quelqu’un écouter si bien.  Parfois il fait « hmm » sur un ton pénétré, on sent qu’il est ému.   S’il y a un silence, il est lourd comme un sac de pièces d’or. Et si l’invité a une absence, il pose la question qui relance.
J’aidore sa voix.  C’est peut-être à cause de sa voix que je le préfère à François CASTANG qui présente le même type d’émission sur France Musique.   Il est super aussi, François CASTANG, aussi habile pour faire parler ses invités, aussi cultivé, mais moi j’ai un petit faible pour Olivier BELAMY.  Un nom pareil, avouez…



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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 09:11
Un souvenir rigolo, celui du Festival de Carpentras où j’ai joué une fée dans LE SONGE D’UNE NUIT D’ETE, mis en scène par Michel de Ré.

Dans la distribution il y avait sa femme, Martine SARCEY, et Greg GERMAIN et la jeune Diane KURYS qui jouait  Ariel.  Les autres, je ne m’en souviens pas.
On répétait l’après-midi par 40° en plein soleil. Il y a eu des malaises parmi les comédiens, dont Martine qui tomba de tout son long en plein milieu d’une tirade, on a cru qu’elle improvisait un jeu de scène.
La pièce a eu un grand succès, et pourtant question décors, c’était plutôt fait avec des bouts de ficelle…
mais nous avions joué  à l’arraché, dopés par le mistral, l’odeur de pastis et cette impression de liberté que l’on a lorsqu’on quitte ses repères.
Michel de Ré avait fait des coupes sombres dans les tunnels car comme toutes les pièces de Shakespeare, elle aurait  trois heures.
Dans le groupe des fées, il y avait une bonne entente. Moi j’étais  Graine de Moutarde, j’avais quelques répliques piquantes et je tricotais une écharpe.
Après le spectacle c’était cool, les gens restaient encore à boire des coups aux terrasses, on se mêlait à eux et ça durait jusqu’à ce que la lune devienne toute petite et très haut dans le ciel.
 J’ai eu une petite aventure avec un anglais, mais nous les saltimbanques on n’est jamais pris au pièce du « on se revoit quand ?», car on est juste des illusions de personnes, pas des vrais êtres humains. 
Nous avons fait ce songe-là durant trois soirs mais je n’ai pas rêvé, j’ai encore les photos.













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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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