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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 10:00
Bonjour !  Cinq jours sans mon ordi, ça fait une grande relâche pour mon théâtre et un petit relâchement pour
mon blog.... Allez, on reprend, comme on dit dans les filages.
Aujourd'hui le dialogue de CHRIS et NAT confirme le mystère.  Tout en jouant ses Gymnopédies, NAT se joue
de CHRIS, c'est flagrant. Et le barman est complice, on le verra demain.
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 09:56

CHRIS
Comment ça vous me dites ce que vous voulez …

NAT
Votre histoire, c’est mon histoire, OK ?
(et il plaque un accord tonitruant sur le piano)

CHRIS
Attendez.  Vous voulez dire que dans ce que vous me racontez il y a du vrai et il y a du faux ?

NAT, avec un sourire
Quelle importance, puisque ça vous intéresse...

Le scénariste se lève et arpente la scène.  NAT joue de façon plus suivie une Gymnopédie d’Erik Satie.
 `
CHRIS
Depuis quand savez-vous qui je suis ?

NAT
Depuis le début.

CHRIS, entre ses dents
Sacré barman...

NAT
Vous pensiez peut-être qu’il était de votre côté ?

CHRIS
“De votre côté”... mais est-ce que nous sommes en guerre ?  Est-ce qu’il s’agit de savoir qui est le plus fort et qui va gagner ?

NAT
Vous voulez nous manipuler.

(à  suivre  )

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 09:52
LES TROIS SPOTS DE JACQUES TATI (suite)

Troisième spot :  la piscine.

Rendez-vous à la piscine de Clichy à 8h.
L’équipe est déjà là, les projo en place, Tati  complote avec son chef opérateur. Il fait un froid glacial.  Nicolas me désigne une cabine.  Un peu inquiète, je me mets en maillot une pièce noir, comme on me l’avait demandé.
Pourvu qu’on ne me fasse pas plonger. Je sais à peine nager alors plonger… Mais on ne m’a rien dit…  La grosse est assise au bord du bassin, en maillot froncé bleu ciel. Elle ne se ddoute pas de ce qui l’attend.
J’abrège :  en gros c’était la mort pour nous deux. Elle, devait s’avancer sur un plongeoir truqué qui se cassait en deux sous son poids.
Moi, il fallait que je plonge du plongeoir olympique, dix mètres.  Un plongeon impeccable,  hein ?  Quand Nicolas vint m’annoncer la chose je l’implorai : pas ça,  je n’ai jamais plongé de ma vie, je ne sais pas plonger.
Horrifié, Nicolas murmura seulement « C’est la cata. » Et il partit en courant.  Je le vis de loin face à Tati et je vis soudain, après une minute d’immobilité totale, l’homme tourner sur lui-même, hurler un début de phrase, s’étrangler et s’écrouler sur le sol.
Bon dieu, je me dis, c’est grave.
Nicolas revenait vers moi.
« Il faut que tu apprennes, me dit-il. On te donne une heure avec le maître-nageur. 
Pendant ce temps on fera une piqure à Tati.
- Qu’est-ce qu’il a ?
-  Une crise de coliques néphretiques.  C’est la cata. »
La suite est digne d’un film d’épouvante.

(Ce sera pour demain…
)

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 09:42
il n’y a rien de plus mystérieux que les gens qui n’ont pas gran-chose à dire.
(Jean Anouilh  -   Cher Antoine-)

,,,, et sur ce, à demain chers spectateurs !

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:28
Bonjour !  Je n'ai pas beaucoup de commentaires en ce moment. Serait-ce que vous êtes tous d'accord sur ce que je vous propose ? 
Pour ce qui est de la pièce, on sent vraiment maintenant que NAT mène CHRIS en bateau. Ce type-là commence à devenir intéressant. (Dans mes rêves, en l'écrivant, je pensais à Johnny DEPP, vous pensez...)
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:23

CHRIS
Et... elle, elle est chez elle, dans la journée ?

NAT
Quand je pars elle est encore au lit, elle dort.  Mais après... (geste évasif) Je ne sais pas ce qu’elle fait. (L’air rêveur :)  Est-ce qu’elle reste là, à rêver ? Ou bien est-ce qu’elle va marcher, comme moi, au hasard ?   Peut-être qu’un jour on se retrouvera côte à côte, accoudés au parapet du Pont des Arts...  Elle me regardera de haut et puis elle partira de son côté, les mains dans les poches.

CHRIS
Et si elle vous trompait ?

NAT
C’est une éventualité.

Un silence.  NAT se lève et va s’asseoir au piano.  Il relève le couvercle et joue quelques notes.

NAT
Pourquoi est-ce que c’est toujours vous qui posez les questions ?

CHRIS, se levant et allant s’asseoir à une table proche du piano
Parce que c’est moi le plus curieux.  Apparemment, vous n’êtes pas curieux.

NAT
Vous êtes scénariste et vous écrivez une histoire entre un pianiste et une chanteuse.

CHRIS, secoué
Qui vous a dit ça ?

NAT
Je ne suis pas curieux, mais j’entends des choses.

CHRIS
Vous entendez des... (il comprend qu’il ne sert à rien de nier)  Oui, c’est vrai.  Mais, - et vous êtes libre de ne pas me croire - je suis plus intéressé par vous que par mon histoire.

NAT, léger tic
Ah bon ?  Vous êtes homosexuel  ?

CHRIS
Pourquoi vous dites ça ?

NAT
Ici, les hommes sont intéressés plutôt par ma femme.

CHRIS
Dans mon histoire, vous êtes plus intéressant qu’elle.

 NAT
Mais il n’y a pas encore d’histoire !   Vous allez l’écrire avec tout ce que je vais vous dire.

CHRIS, humblement
Ca vous gêne ?

NAT
Non.  Ca m’est égal.  De toute façon, je vous dis ce que je veux.

(A  SUIVRE)

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:21
à  Patrice LECONTE pour son film « LA GUERRE DES MISS ».
On attend les films de Patrice Leconte comme on attend les livres de MODIANO.  Toujours les mêmes et toujours différents, ils nous donnent  toujours ce qu’on attend. 
Pour « La Guerre des Miss », heureusement qu’il y a longtemps que je ne lis plus les critiques des films français, sachant que ce sont la plupart du temps des règlements de compte.
Le film de Leconte a été ratissé d’office, enlevant aux gens l’envie même de se faire une idée.
Ils ont eu tort.  LA GUERRE DES  MISS est un joyeux poème au monde rural.  Avec son élégance habituelle, Patrice LECONTE nous emmène dans un monde ringard, sur un thème hautement ringard, l’élection d’une Miss, habité par des personnages férocement ringards,  et cela donne un film surréaliste, poétique, rigolo, échevelé et pas le moins du monde ringard.
Pourquoi ?  Parce que Patrice LECONTE montre la ringardise comme une facette sympathique du genre humain, il ne la méprise pas, il l’ennoblit, il en fait un des derniers vestiges du naturel.   Voir « LES BRONZES »,  voir « LES GRANDS DUCS », ils nous font rire, mais on ne les plaint pas, ils sont comme nous finalement. 
Benoit Poelvoorde  est génial, au milieu de ces filles belles comme des fleurs des champs, pas chochottes, hypernature, filmées avec frénésie.  On attend la fin pour le suspense incroyable de ce combat
insensé, comme celui d’Aubry contre Royal… pourquoi l’une plutôt que l’autre ?  Ici,  entre la blonde travelo contre la brune rockeuse gothique, il n’y aura  une finale anthologique …
  Ce film est un vrai bonheur, on en fait plus des comme ça : l’art est en voie de disparition.  Il faut le voir vite.


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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:12
LES TROIS SPOTS DE JACQUES TATI (suite)

Deuxième spot Gervais Taille Fine :  les vélos.



Rendez-vous à 8h du matin dans un bled perdu en banlieue parisienne.  La production arrive avec le camion contenant les vélos et nous voilà partis à la recherche d’un certain chemin repéré par Tati, idéal pour son plan.
 L’assistant, Nicolas Ribowski, le retrouve illico et on déballe le matériel.
Il avait plu, le décor était sinistre, arbres rabougris,  flaques d’eau, ciel bas et gris.
Après les études préliminaires de la lumière, de l’angle de prise de vue, des costumes, des vélos, s’ensuit un conciliabule interminable avec l’équipe pendant lequel la grosse et moi nous nous caillions les miches au bord du chemin.  Nous comprenons que la grosse n’a droit qu’à une seule prise, son vélo étant fabriqué spécialement pour s’écrouler sous elle au premier tour de pédale.  C’est ce que lui explique Nicolas avec précaution, Tati étant visiblement très tendu. 
Effrayée mais docile, la voilà qui enfourche le vélo et… le spectacle fut atroce, la pauvre fille étalée au milieu de la flaque, son vélo autour d’elle. Un sadique, Tati.
Satisfait de la prise, il presse le mouvement « on enchaîne ! ».
On me tend mon vélo, je monte dessus en rongeant mon frein si je puis dire, écoeurée de ce que j’avais vu.
Je suis partie au galop, on a dû me crier de m’arrêter au porte-voix.  Tati était furieux, il fallut faire une deuxième prise plus calme mais toujours légère et gracieuse, même au milieu de la flaque qui devait m’éclabousser, c’était dans le script.
On remballe, même pas au revoir, le deuxième spot Gervais Taille Fine était dans la boîte.  Le troisième allait faire mal.




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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:06

Un sot  qui ne dit mot ne se distingue pas d’un savant qui se tait.
MOLIERE  -  Le dépir amoureux.

Un peu abscons.  Ca voudfrait dire qu'il ne faut pas juger les gens sur la mine mais sur la parole ?
Au revoir les amis, portez-vous bien.


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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 10:12
Bonjour chers lecteurs-spectateurs, je n'ai pas de photo à mettre sur le blog aujourd'hui, je suis désolée.
Evidemment, je pourrais coller une vue de ma fenêtre, ou une reproduction d'un bar de Hopper, dont l'ambiance évoque bien le bar de ROSE AUTOUR DE MINUIT, mais... Voulez-vous une petite musique ?  C'est pas mal non plus.
Allez, le rideau bouge, installez-vous.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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