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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:38
Toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien.
(Racine)

C'est toute l'angoisse de la page blanche.  A demain !
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:47
Bonjour les amis, on termine la semaine sur la perplexité de YANN face à une ROSE totalement
hermétique.  Est-elle complice de NAT le pianiste, pour les mener en bateau, lui et son
scénariste ?  Pourtant elle est toujours aussi belle... Vanessa Paradis, je vous dis.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:42

(ROSE, l'énigme.)



YANN, affolé
Vous étiez... au café ?

ROSE, tranquille
Oui.
YANN
Assise ?

ROSE
Assise, à la terrasse.  J’étais à deux tables de vous.

Le réalisateur arpente la scène, boit une gorgée de whisky, semble désarçonné.

YANN, s’approchant d’elle
Attendez.  Il y avait du monde...

ROSE
Oui, quelques camés, une vieille dame qui buvait un café et qui avait un bichon maltais sur les genoux.  Elle lui a donné un sucre...

YANN, dans un état second
Il me semble, oui...  Elle lui a donné un sucre.

ROSE
Vous voyez... 

YANN, cherchant dans sa mémoire
Il y avait une sorte de créature.aux  cheveux gras, avec des lunettes noires, qui portait un jean crasseux et un duffle-coat rouge..


ROSE
....  C’était moi.

YANN
Ca alors...  Excusez-moi, mais...

ROSE
Pour un réalisateur, vous n’êtes pas très attentif aux gens.

YANN
Si, au contraire, je regarde toujours très attentivement... (s’apercevant qu’elle le regarde avec un sourire ironique) Oh, écoutez... bon, on a des moments de distraction.

ROSE
Bon, alors, vous m’engagez ou non ?

YANN, gêné
C’est-à-dire...

ROSE
Parce que vous comprenez bien que si vous ne m’engagez pas, je ne vais pas  vous raconter ma vie. Quel intérêt ?

(à suivre)

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:36


… à Jérôme GARCIN,  dont j’avais adoré le « THEÂTRE INTIME », et qui nous emmène dans l’intimité de quelques écrivains dont, en dehors de leurs œuvres, nous ne savions rien.
« LES LIVRES ONT UN VISAGE » bien  sûr, mais certains visages d’écrivains ne se livrent pas si facilement au grand public.
Jérôme GARCIN a  profité de ses relations privilégiées avec certains d’entre eux pour aller les retrouver au fond de leur retraite et nous dévoiler quelques bribes de leur vie intime.
Ce sont pour la plupart des gens qui fuient le monde et les medias.

J’apprend donc que le grand Julien Gracq dont les livres ont hanté ma jeunesse par leurs mystères, avait la vieillesse incrédule « Jamais je n’ai pensé que je deviendrais nonagénaire, j’ai tant fumé dans ma jeunesse… » et peu de foi dans l’avenir de la littérature.
Jérôme GARCIN  le décrit si bien dans sa robe de chambre à carreaux, avec toujours son air moqueur et son verbe sarcastique mais déjà atteint par la résignation de l’âge.  Il disparut peu de temps après leur dernière rencontre.
  La sensibilité et le don d’écoute de l’auteur  se lisent entre les lignes, comme aussi, dans le portrait  de Le Clézio, qui est l’écrivain le plus éloigné de notre paysage culturel people, le plus désincarné aussi. Jérôme Garcin fait tomber le masque, dévoile la fêlure.  Le Clézio n’est donc pas fait de la pierre des dolmens, il aime écrire face à la mer qu’il qualifie d" »immense terrain vague ».  Je n’irai pas jusqu’à penser qu’il a voulu le jeu de mots.
Il y en a 27  comme ça, certains inconnus de moi, d’autres dont j’ai aimé saisir la face cachée.
J’adore la façon tendre et fine dont Jérôme Garcin  dépeint ses pairs.






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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:32

Un jour j’ai joué un tout petit rôle dans une pièce, j’avais une phrase à dire mais pour moi c’était inouï !
C’était la première fois que je montais sur scène dans un grand théâtre,  avec une belle distribution et un grand metteur en scène.
Bref, j’étais hyper fière et j’ai convoqué le ban et l’arrière-ban de mes amis et de ma famille pour venir M’applaudir…
Le soir de la générale il y avait mes trois meilleures copines dans la salle et après le spectacle nous sommes allées ensemble boire un verre.  Dans le taxi,  n’y tenant plus, je me suis adressée à  celle dont l’avis me tenait le plus à coeur. « Alors, tu m’as trouvée comment ? ».
Elle m’a répondu simplement « Je ne t’ai pas vue. »
En effet.  Ca a jeté un froid mais j’ai compris la leçon.  Je l’ai maintes fois remarqué par la suite : les plus grands acteurs sont souvent  les plus humbles.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:26
Craignez, seigneur, craignez que le ciel rigoureux
Ne vous haïsse assez pour exaucer vos vœux.
(Racine  -   Phèdre)

Et moi je vous souhaite de passer un super week-end, et j'espère vous retrouver  lundi.

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 09:32
Bonjour !  Temps radieux, grêve générale.  On commence à y être habitué, ce n'est pas pour ça qu'on s'y habitue, si vous voyez ce que je veux dire.
Bon, du coup, j'ai dit bravo aux musiques du bonheur avant de lever le rideau sur la scène de ROSE et YANN.
Qu'importe, vous entendrez tout de suite de quoi vous rendre optimiste et certains vont en avoir besoin aujourd'hui.
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 09:30
… à tous ceux qui ont utilisé la musique pour rendre les gens heureux.
Je précise : heureux, et non pas nostalgiques, rêveurs, tristes ou mélancoliques.  Car la musique peut rendre tout cela aussi, tout en restant un moyen d’extase.
Je dis bravo à ceux qui diffusent  la joie de vivre.
Il y a Bach, le premier, l’unique.  Il y a Bing Crosby et son « Singing in the rain » qui soudain vous donne des ailes.
Il y a Louis Armstrong et « What a wonderful world »… on sourit aux anges quand il chante ça, on est d’accord avec lui, mais ça ne dure pas, bien sûr.
Il y a Luis Mariano et son Fandango, son Mexico, sa Belle de Cadix.
Il y a Charles TRENET, évidemment, quel slogan publicitaire a jamais égalé son « Boum ! » ou son  « Y a d’la joie »   ? 
Bien sûr on aime aussi « Ne me quitte pas », « Il n’y a pas d’amour heureux » ou « My solitude » ou les Requiem, ou les Elégies de Fauré ou « La jeune fille et la mort », bien sûr tout ça est sublime.
Mais ça rend triste, si triste, ça nous rappelle nos petites misères et c’est pas bon.
Les musiques du bonheur nous font dire « quand même, je suis mieux dans ma peau que dans celle d’un animal transi, fuyant les prédateurs ou mené à l’abattoir. »
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 09:22

(ROSE, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.)


YANN
Ah.  Vous n’êtes peut-être pas mariés, en effet… Le pianiste ... qui joue ici avec vous le jeudi soir a dit…

ROSE
Ah, le pianiste... lui a dit que j’habitais...

YANN
Que vous habitiez ... tous les deux au 17 rue Vieille du Temple.

ROSE
Ca m’étonne, qu’il lui ait dit ça.

YANN
Enfin, il ne le lui a pas dit précisément, il le lui a fait comprendre en parlant d’un café qui se trouve en bas de chez vous.  D’après le café, mon ami a trouvé le numéro de la rue.

ROSE, raidie
C’est une enquête de police, il semble ?

YANN, ennuyé
Oh, non, il ne faut pas croire, mademoiselle, écoutez... ça paraît vraiment étrange, en effet, cet acharnement à ... mais... voyez-vous, nous... mon ami scénariste et moi, nous écrivons un scénario de film.

ROSE
Et vous voulez me donner un rôle ?

YANN, encore plus ennuyé
Non... enfin.. pas tout à fait.

ROSE, l’air intéressé
Pas tout à fait ?

YANN
Nous écrivons l’histoire d’un pianiste et d’une chanteuse.

ROSE
Quelle coïncidence !

YANN
Oui... 

ROSE
Et alors ?

YANN
Alors... nous étudions un peu les faits et gestes des...

ROSE
Vous avez essayé de sonner chez moi ?

YANN
Et bien... A vrai dire...  Oui, je suis passé ce matin vers midi... Quelqu’un m’a renseigné   et j’ai sonné, oui...

ROSE se tait un moment, faisant mine de relire ce qu’elle avait écrit, buvant une gorgée de bière.

ROSE
Je n’y étais pas.

YANN
En effet, il n’y avait personne.  Je me suis assis au café en bas, dans l’espoir que vous reviendriez déjeûner, que je vous verrais passer...

ROSE
Je vous ai vu.  J’étais au café.

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 09:15
On ne peut pas tout avoir, je l’ai souvent remarqué.
(Samuel Beckett -  Molloy)


Oui, c'est clair, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est bien pourtant ce que les gens
attendent.
A demain !
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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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