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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 09:24
LES  GUICHETS  DU  LOUVRE
de Michel MITRANI
C’est un film magnifique et terrible.  Il raconte la grande rafle du Vélodrome d’hiver à Paris, où le quart des juifs français arrêtés ce jour-là furent exécutés à Auschwitz.
Une fois arrêtés on les faisait monter dans des autobus direction  le Vélodrome d’hiver et de là…
Du quartier St-Paul où la rafle était intense, il fallait essayer de franchir les guichets du Louvre et de âsser rive gauche. C’est ce que Jeanne,  la jeune fille juive  refusera de faire, pour ne pas laisser sa famille derrière elle.
 
Ca se passait le 16 juillet 1942 et il y a là-dedans, au-delà du fait divers, une histoire d’amour qui finit mal. Christian RIST et Christine PASCAL qui jouent les deux amoureux séparés par la fatalité, sont fascinants.
Je me souviens de la musique de Mort Shuman et de la beauté des images, vibrantes et bleues dans le Paris de juillet, lumière zébrée par les ombres lentes des autobus chargés de leurs victimes.
Je préfère vous raconter demain l’épisode assez comique de ma scène dans ce film dramatique.

J'espère que votre journée sera bonne et je vous retrouve demain, donc.
Miss Comédie.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 11:05
Bonjour !  Février commence bien comme il faut, pluie, gris, vent, brouillasseux, cafardeux.
Après le petit chantage que fait ROSE à YANN,  je fais un  détour par la case littérature
mais nous restons dans l'esprit du théâtre puisque c'est pour parler d'un roman écrit par
moi-même, myself MISS COMEDIE sous mon vrai nom. Vous êtes tous les bienvenus sur
le site ci-dessous mentionné, MANUSDRIT.COM !

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:58

(Le petit chantage de ROSE)


YANN
Je n’ai pas encore réfléchi au casting.  C’est une idée qui nous est venue comme ça, à Chris  et à moi...

ROSE
Une idée qui vous est venue en nous voyant.

YANN, faisant mine de réfléchir
Ben... oui, si on veut, en vous voyant... Oui, en vous voyant, c’est vrai.

ROSE
Alors, forcément, les rôles sont nos rôles.

YANN
Non, pas forcément.  Savez-vous seulement jouer la comédie ?

ROSE, secouée d’un rire intérieur
Si je sais jouer la comédie !

YANN
Oui, parce que c’est un métier, vous savez ?

ROSE, feignant d’être impressionnée
Oh, un métier...

YANN
Oui, un film est une entreprise où des gens engagent beaucoup d’argent, où chaque minute de tournage compte, on n’a pas le temps de recommencer vingt fois une prise, vous savez, si la coméd....

ROSE, ramassant ses affaires et se levant
Bon, j’ai compris.  Je perds mon temps.  (au barman) Quelle heure est-il ?

LE BARMAN
Bientôt huit heures.

ROSE
Ils vont  arriver.  Je vais me reposer dans ma loge. A tout de suite.
(au réalisateur)  J’espère que votre film sera réussi.  (Petit rire)  Salut... (elle sort par le fond de la salle, derrière l’estrade).
(À suivre)

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:52

…. et merci à tous ceux et celles qui ont eu la curiosité de cliquer sur
MANUSCRIT.com  pour lire un extrait de mon roman « Sa Lente Traversée du mois d’Août »,  et  ensuite, de le commander…
La couverture est très belle, toute blanche et brillante, le contenu est une histoire comme celle des Feuilles Mortes,  celle d’un amour perdu dans un enchevêtrement de hasards.
Fin de ma petite promo perso,  mais ça me rappelle un souvenir…

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:42


Lorsque j’étais comédienne et que je traversais de longues périodes de chômage, j’arrondissais mes fins de mois en co-écrivant des scénarios.
Je me souviens d’avoir aidé Michel MITRANI à mettre en forme ses « GUICHETS DU LOUVRE » et ensuite, à le taper.
J’allais tous les matins rue Mazarine et il me lisait les scènes qu’il avait écrites la veille, nous en parlions ensemble et quand il les jugeait abouties, je les tapais à la machine.
C’était un homme courtois et discret, on le croisait souvent à St-Germain-des-Prés dans son loden bleu marine, il hantait la librairie La Hune et rencontrait ses amis au fond de la salle des Deux Magots.
Pour me remercier de mon aide pourtant très minimaliste, en plus de ma rétribution il m’offrit les quatre ouvrages de Julien GRACQ publiés chez José Corti, parce que je lui avais dit que j’adorais cet auteur.
Surtout, il me proposa un petit rôle dans son film et là, après avoir connu l’homme affable et docile de l’écriture, je découvris le metteur en scène rigoureux et sûr de lui, exigeant jusqu’au cynisme sur un plateau.
Je raconterai plus tard la scène difficile que j’avais à tourner dans ce film magnifique :
LES GUICHETS DU LOUVRE.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:38
Toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien.
(Racine)

C'est toute l'angoisse de la page blanche.  A demain !

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:47
Bonjour les amis, on termine la semaine sur la perplexité de YANN face à une ROSE totalement
hermétique.  Est-elle complice de NAT le pianiste, pour les mener en bateau, lui et son
scénariste ?  Pourtant elle est toujours aussi belle... Vanessa Paradis, je vous dis.

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:42

(ROSE, l'énigme.)



YANN, affolé
Vous étiez... au café ?

ROSE, tranquille
Oui.
YANN
Assise ?

ROSE
Assise, à la terrasse.  J’étais à deux tables de vous.

Le réalisateur arpente la scène, boit une gorgée de whisky, semble désarçonné.

YANN, s’approchant d’elle
Attendez.  Il y avait du monde...

ROSE
Oui, quelques camés, une vieille dame qui buvait un café et qui avait un bichon maltais sur les genoux.  Elle lui a donné un sucre...

YANN, dans un état second
Il me semble, oui...  Elle lui a donné un sucre.

ROSE
Vous voyez... 

YANN, cherchant dans sa mémoire
Il y avait une sorte de créature.aux  cheveux gras, avec des lunettes noires, qui portait un jean crasseux et un duffle-coat rouge..


ROSE
....  C’était moi.

YANN
Ca alors...  Excusez-moi, mais...

ROSE
Pour un réalisateur, vous n’êtes pas très attentif aux gens.

YANN
Si, au contraire, je regarde toujours très attentivement... (s’apercevant qu’elle le regarde avec un sourire ironique) Oh, écoutez... bon, on a des moments de distraction.

ROSE
Bon, alors, vous m’engagez ou non ?

YANN, gêné
C’est-à-dire...

ROSE
Parce que vous comprenez bien que si vous ne m’engagez pas, je ne vais pas  vous raconter ma vie. Quel intérêt ?

(à suivre)

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:36


… à Jérôme GARCIN,  dont j’avais adoré le « THEÂTRE INTIME », et qui nous emmène dans l’intimité de quelques écrivains dont, en dehors de leurs œuvres, nous ne savions rien.
« LES LIVRES ONT UN VISAGE » bien  sûr, mais certains visages d’écrivains ne se livrent pas si facilement au grand public.
Jérôme GARCIN a  profité de ses relations privilégiées avec certains d’entre eux pour aller les retrouver au fond de leur retraite et nous dévoiler quelques bribes de leur vie intime.
Ce sont pour la plupart des gens qui fuient le monde et les medias.

J’apprend donc que le grand Julien Gracq dont les livres ont hanté ma jeunesse par leurs mystères, avait la vieillesse incrédule « Jamais je n’ai pensé que je deviendrais nonagénaire, j’ai tant fumé dans ma jeunesse… » et peu de foi dans l’avenir de la littérature.
Jérôme GARCIN  le décrit si bien dans sa robe de chambre à carreaux, avec toujours son air moqueur et son verbe sarcastique mais déjà atteint par la résignation de l’âge.  Il disparut peu de temps après leur dernière rencontre.
  La sensibilité et le don d’écoute de l’auteur  se lisent entre les lignes, comme aussi, dans le portrait  de Le Clézio, qui est l’écrivain le plus éloigné de notre paysage culturel people, le plus désincarné aussi. Jérôme Garcin fait tomber le masque, dévoile la fêlure.  Le Clézio n’est donc pas fait de la pierre des dolmens, il aime écrire face à la mer qu’il qualifie d" »immense terrain vague ».  Je n’irai pas jusqu’à penser qu’il a voulu le jeu de mots.
Il y en a 27  comme ça, certains inconnus de moi, d’autres dont j’ai aimé saisir la face cachée.
J’adore la façon tendre et fine dont Jérôme Garcin  dépeint ses pairs.






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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:32

Un jour j’ai joué un tout petit rôle dans une pièce, j’avais une phrase à dire mais pour moi c’était inouï !
C’était la première fois que je montais sur scène dans un grand théâtre,  avec une belle distribution et un grand metteur en scène.
Bref, j’étais hyper fière et j’ai convoqué le ban et l’arrière-ban de mes amis et de ma famille pour venir M’applaudir…
Le soir de la générale il y avait mes trois meilleures copines dans la salle et après le spectacle nous sommes allées ensemble boire un verre.  Dans le taxi,  n’y tenant plus, je me suis adressée à  celle dont l’avis me tenait le plus à coeur. « Alors, tu m’as trouvée comment ? ».
Elle m’a répondu simplement « Je ne t’ai pas vue. »
En effet.  Ca a jeté un froid mais j’ai compris la leçon.  Je l’ai maintes fois remarqué par la suite : les plus grands acteurs sont souvent  les plus humbles.
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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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