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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 10:42
-  Il faut renvoyer ta secrétaire, mon chéri.
- Mais pourquoi, voyons ?
- Elle est amoureuse de toi !
- Et alors, tu es bien amoureuse de moi, et je ne te renvoie pas !

(Laurent  RUQUIER   -  "Si c'étaot ) refaire")

Celle-là, elle doit marcher à tousles coups, tous les soirs !
Et ben au revoir, et à demain j'espère bien !
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 09:11
Bonjour !   J'espère que vous serez 1012 à venir me lire aujourd'hui...  Si vous avez des remarques, dites toujours, ça peut me servir, mon blog est perfectible comme les autres.
Bon, aujourd'hui, NAT va faire une révélation à CHRIS qui n'a rien de surprenant, finalement.
NAT et ROSE, le duo imaginaire du scénariste, est une réalité.  Etonnant, non ?
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 08:54

OU  CHRIS EN APPREND UNE BIEN BONNE.

CHRIS
Et alors ?

NAT, voyant qu’il s’empêtre
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ?  Je ne vous connais pas.  Oubliez cette histoire de deal.  A Philadelphie j’ai retrouvé le goût du piano, je m’y suis remis à corps perdu, voilà.

CHRIS, dubitatif
Ecoutez, ça ne me regarde pas...Quand même... elle est bizarre, votre histoire.

NAT
Ouais, je sais, ça paraît bizarre.  N’empêche que c’est vrai.  Ca nous est vraiment arrivé.

CHRIS
Et vous êtes rentrés en France.

NAT
Il a bien fallu. Mais sans boulot. Après un an d’absence, on reprend pas les gens.

CHRIS
C’est clair.

Silence.

Qu’est ce que vous faites de vos journées ?
NAT
Je marche....  Oh, Paris est grand... (Un temps)
 mais quel gâchis.

Silence.

CHRIS
“Quel gâchis”... Ce n’est pas catastrophique.  Vous jouez du piano, non ?    Vous préféreriez taper à la machine que jouer du piano ?

NAT, lugubre
  Depuis que je n’ai plus de job sérieux, j’ai perdu l’amour de ma femme.

CHRIS, frappé
Allons...

NAT hausse les épaules, comme découragé par la bêtise humaine. Il se lance dans une série d’arpèges échevelés et continue d’une voix tonitruante :

NAT
Elle ne supporte pas... de me voir, dès que le jour se lève, transformé en plume au vent... (il joue “la plume au vent”)  Vous comprenez ?  Voilà comme je suis devenu, un fétu de paille sans importance aucune, un...

CHRIS, le coupant dans son délire
Elle n’a qu’à venir vous écouter, la nuit, quand vous emportez la salle au bout de vos doigts, quand on vous applaudit...

NAT, s’arrête brusquement de jouer et le regarde
Mais...  elle m’écoute !  Elle est bien obligée de m'écouter.

CHRIS
Pourquoi... bien obligée ?

NAT
C'est ma chanteuse.

(à suivre)

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 08:52

Fernandel en tournée  (suite)

Monaco


Treize ans après, je me suis retrouvée à Monte-Carlo.
Mon père y habitait toujours.
La ville était inchangée, immuable comme une ville peuplée de fantômes qui gardent jalousement les vestiges du passé.
Hôtel Hermitage.
 Quatre chasseurs se sont emparés de nos bagages.  Il me fut alloué la chambre 462.  Durant l’année 1957, lorsque j’étais standardiste dans cet hôtel, je n’avais pas accès aux chambres.
Je croyais tout connaître de Monte-Carlo.  Il me restait à découvrir le théâtre du Casino et sa salle surchargée de dorures, sa loge princière, ses coulisses impeccables.
Mon père assistait au spectacle.  Je l’ai vu, au salut, debout dans sa loge, applaudir frénétiquement.  
La princesse Grace était venue seule. Belle et hiératique, elle applaudissait en souriant.  Fernandel reçut un bouquet de roses rouges lancé du troisième rang d’orchestre.
Moi, debout sous l’ovation, je gardais les yeux fixés sur ce vieil homme qui était fier de moi. Je me sentis soudain ridicule : mes larmes coulaient, comme si le public m’en donnait trop, comme font les stars lorsque le succès les bouleverse.

Le lendemain matin, une pluie fine donnait à la principauté un charme triste de ville autrichienne.  Le voyage fut long et lassant, rythmé par le bruit des essuie-glaces du car.  Chacun gardait le silence. 
Je m’éloignais de cette ville où quelques mois plus tard, mon père abandonnerait la partie.

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 08:47

BOEING-BOEING  ___
de  Marc CAMOLETTI

Bien que la pièce ne date pas d’aujourd’hui, les amateurs de théâtre se souviendront sûrement de sa carrière  inscrite au livre des Records.
Créée le 10 décembre 1960 à la Comédie-Caumartin, elle fut jouée sans
interruption pendant 19 ans  soit 2000 représentations à Paris et en province…
Pas de doute, ce fut  ce qu’on appelle un succès.
Ce qui est intéressant, c’est de lire l’appréciation des critiques au moment de sa création, quand on ne savait encore rien de sa bonne fortune. Mais la place me manque et j’ai dû faire un choix.
C’est Max Favalelli qui se confesse :

« Voilà, j’ai ri. Oh, je sais qu’il y a quelque chose de honteux. Cependant que le rire me chatouillait sournoisement les amygdales, je me disais :
Voyons, il n’est pas question de la condition de l’Homme. Rien de social là-dedans. Quant aux problèmes métaphysiques, je n’en vois pas l’ombre d’un seul. Ce qui ne manquait pas de m’inquiéter.
J’ai ri.  Et je ferai acte de contrition en relisant quelques pages de Brecht. Mais j’ai ri.  Je m’en confesse. A l’abri de mon programme.
Certes, Boeing-Boeing n’est pas une de ces oeuvres qui bouleverse la littérature universelle. C’est une comédie qui amuse par les moyens les plus classiques, les plus francs, les plus simples. «
                            (Paris-Presse)

C’est curieux, je tenais Max Favalelli pour un homme érudit, maniant la langue française avec une subtilité d’expert, lui qui publie des grilles de mots croisés réservées aux fortiches. Et ben, sa prose, là, elle est vraiment bâclée.
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 08:39
- Excusez-moi, maître, mais j’ai tout de même trente-cinq ans de Comédie Française derrière moi !
-  C’est évidemment un handicap.
(Jean Anouilh     Cher Antoine)

Au revoir, bon week-end, ne cherchez pas :  l'article soldé de vos rêves n'existe pas ! Les soldes sont un leurre, une incitation à la dépense qui encombrera votre placard jusqu'àce que vous l'expédiez à l'Armée du Salut.
A lundi pour la suite des aventures de ROSE AUTOUR DE MINUIT.
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 10:06
Bonjour ! C’est la glaciation. La France est plongée dans le négatif .
Les effets du réchauffement de la planète sont fantasques.
Et Nat et Chris, ils en sont où, de leurs variations énigmatiques  ?  Et quand est-ce qu’on va faire la connaissance
de ROSE la chanteuse ?   bientôt, bientôt !


  d
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:44

NAT raconte, CHRIS écoute.

CHRIS
C’était intéressant ?

NAT
Oui, oui... très intéressant.  Ca traitait de pétrochimie, de choses comme ça.

Un temps. Le scénariste regarde attentivement NAT.

CHRIS
Et un beau jour, vous avez décidé de partir aux USA ?

NAT
Oh, ça ne s’est pas passe comme ça, sur un coup de tête, non...
(Il fixe quelque chose au loin et semble hésiter à raconter)
C’est venu d’elle... (Il regarde à nouveau le scénariste) Elle... la secrétaire.
Une boite américaine lui a proposé un deal... et elle a accepté.

Il s’arrête de parler et baisse la tête.

CHRIS
Un deal ?

NAT
Très gros coup.  Alors, on est parti.

CHRIS
Vous viviez ensemble ?

NAT
Nous nous sommes mariés pour obtenir le visa.  C’était plus simple. (sur un ton péremptoire)  De toute façon, elle ne pouvait pas partir sans moi :  elle ne parlait pas anglais.

CHRIS
Ah... oui... évidemment.  (un temps)  Mais... je ne comprends pas très bien : le deal, c’était dans la musique ?

NAT, se grattant la tête, un peu perdu
Non, pas tout de suite... enfin, si, parce que très vite, on a vu que le deal c’était dangereux.  (il semble chercher dans sa mémoire) Une histoire d’espionnage industriel , vous voyez ?  Vente de documents top secret à la concurrence, ou quelque chose... (il rêve)  Ouais, pas mal...
CHRIS
Quoi donc,?

(à suivre)



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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:41
Pour en finir avec Nathalie Sarraute et surtout avec sa pièce « POUR UN OUI OU POUR UN NON », pièce déroutante qui force notre admiration sans que l’on sache au juste pourquoi, je citerai Roland BARTHES qui est expert dans l’analyse de toutes les expressions humaines.
Sa vision de l’art, ici, est très rigolote car dans son apparente opacité elle dit bien exactement OU se situe la force de la pièce.
Je dis bien « rigoloe », parce que tout d’un coup, après avoir pensé « ce qu’il dit est incompréhensible », on a brusquement la lumière, on comprend vraiment ce qu’il veut dire, et ça donne envie de rire.

« On entend souvent dire que l’art a pour charge d’exprimer l’inexprimable : c’est le contraire qu’il faut dire (sans nulle intention de paradoxe) : toute la tâche de l’art est d’inexprimer l’exprimable,
d’enlever à la langue du monde, qui est la pauvre et puissante langue des passions, une parole autre, une parole exacte. »

(Roland Barthes,  Essais critiques).

Cet « inexprimer l’exprimable » est inouï, vous ne trouvez pas ?
C’est exactement ce que fait Nathalie SARRAUTE.

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:39
Fernandel en tournée  (suite)

NICE

Nous avons quitté Toulouse pour Carcassonne, puis Carcassonne pour Montpellier, et nous avons suivi la route interminable qui descend  vers la Côte et puis un matin, ce fut Nice et tout-à-coup le soleil.
Après la pluie, le soleil et après les hôtels minables, le Négresco.

Une meute de photographes attend Fernandel. Il se prête à eux avec son sourire déployé. Privé de photographes depuis des semaines, il renoue avec le panache de la star qu’il a toujours été.  Il exige une photo avec chacun d’entre nous, puis avec la troupe toute entière. Il retrouve ses gestes larges de comique troupier. Il voudrait jouer tout de suite, là, sur les marches de l’hôtel. Il exulte. Nous sommes tous ivres de bonheur.

Nous jouons au Palais de la Méditerrannée, et nous découvrons nos loges, petits salons tapissés de rose,  meubles laqués modern’style, moquette verte, cabinet de toilette attenant.
Nous jouons sur un nuage, un peu trop.
Et le public au diapason, dans une salle dont les effluves parfumées montaient jusqu’à nous, applaudit du bout des doigts.

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  • Miss Comédie
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. 
Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer.  De comédienne- auteur dramatique,  je suis devenue  blogueuse, ça élargit considérablement la cible.
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer. De comédienne- auteur dramatique, je suis devenue blogueuse, ça élargit considérablement la cible.

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