Mercredi 14 juillet 2010
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15:15
C’est le 14 juillet, la ville est tétanisée sous le poids de la chaleur et des commémorations, quelques veinards prennent la route direction la mer,
VOIR LA MER est toujours un désir violent qui vous prend au milieu de l’année.
Bonnes vacances, bonne mère !
Miss COMEDIE
Par Miss Comédie
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Samedi 10 juillet 2010
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13:59
Où va Olivier PY quand il sort de répétition et qu’il a faim, soif et chaud ?
Il traverse la place et il va s’asseoir à la terrasse bénie du CAFÉ DE L’ODÉON.
Ce Café-là n’existait pas de mon temps, lorsque de mon balcon je regardais à ma hauteur les fenêtres des loges où les comédiennes faisaient sécher leurs collants…
Je donnerais beaucoup pour retourner vivre là, maintenant qu’il y a cette terrasse… Mieux que celle du Petit Suisse, où j’allais boire mon café, parce que soustraite au flux incessant des
voitures et des passants. Un ilôt de calme face à la majestueuse façade de l’Odéon.
Je vous dis encore une fois « à bientôt » mais l’été ne sera-t-il pas le gouffre
dans lequel sombrera mon blog ? A voir…
Bonnes vacances,
Miss COMEDIE ;
Par Miss Comédie
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Lundi 5 juillet 2010
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18:39
Je vous disais bien que je vous reparlerais de lui : il sera à l’affiche à la rentrée.
Qui ?
Antonin ARTAUD. Cet homme souffrant, exigeant et iconoclaste est tombé amoureux, un jour, d’une actrice roumaine de la troupe de Charles DULLIN, Genica
ATHANASIO.
Il lui a écrit des lettres. Il ne se doutait pas qu’un jour, des prédateurs littéraires s’introduiraient dans l’intimité de ses tiroirs et
jetteraient ces lettres en pâtures aux intellectuels avides de faits divers.
Les voilà, ces lettres. Elles seront lues par Carole BOUQUET au Théâtre de l’ATELIER à la rentrée prochaine.
Je vous quitte sur cette indiscrétion (je vous confie que je suis très curieuse de les découvrir, ces lettres, écrites par un homme dont la folie était tout sauf
amoureuse, du moins en apparence...)
A bientôt,
MISS COMEDIE
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Mardi 29 juin 2010
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17:42
Antonin ARTAUD serait
abasourdi aujourd’hui, s’il voyait grossir le nombre de textes écrits pour le théâtre transformés en épreuves de dictée.
Lui qui disait avec un certain culot : « Nul n’a le droit de se dire auteur, c’est-à-dire créateur, que celui à qui revient le maniement direct de la
scène ».
ARTAUD mettait le texte au degré zéro de la création théâtrale.
Pour lui, seul comptait le jeu des acteurs et toute la scénographie inventée par le metteur en scène pour animer l’action.
Le style ? Rien à cirer. Les dialogues ? Peau de lapin. Les alexandrins ? Fioritures. Tout cela ne commence à
prendre un sens qu’avec la mise en scène.
Alors, rendez-vous compte, assister à la lecture d’une pièce de théâtre c’est comme assister à un concert sans musiciens.
C’est ce que penserait aujourd’hui Antonin ARTAUD, le fou de théâtre le plus fou de tous.
Je crois que je reparlerai de lui, il m'intéresse, ce fou-là. Non, pas ce foulard !
Bye bye mes fous de théâtre, je vous retrouve bientôt.
Miss Comédie
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Jeudi 24 juin 2010
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14:02
LES ACTEURS QUI CACHENT LEUR JEU
Je lisais une critique d’Armelle HELIOT, dont je partage souvent les coups de coeur, sur un spectacle qui vient de se terminer aux NUITS DE FOURVIERE à Lyon.
Il s’agit de l’adaptation d’un roman de Russel BANKS : De BEAUX LENDEMAINS, un texte fort que se partagent quatre comédiens donnant chacun sa vision du
drame.
L’aberration de ce spectacle vient du fait que deux des comédiens ont LU leur texte, les deux autres l’ont JOUÉ.
Les deux premiers, pourtant des comédiens chevronnés, NICOLE GARCIA et RICHARD BERRY, n’ont pas eu le temps ni l’envie de travailleur leur rôle, et le metteur en
scène a eu la faiblesse de les autoriser à le lire.
Le contraste était donc d’autant plus étrange, avec les deux autres, plus jeunes, et parfaitement investis dans ce travail : HYPPOLITE GIRARDOT et JUDITH
CHEMLA ont emporté le public avec eux au coeur de la tragédie.
Les deux autres ont prêté leur nom à l’affiche sans même avoir la dignité de justifier leur présence sur scène autrement que par une brochure à la
main.
Alors si le théâtre devient ça : réduire un texte à une lecture, et si les directeurs de salle et les metteurs en scène s’en contentent, moi je déchire le
rideau rouge et j’y mets le feu.
A plus tard, amoureux du théâtre, les nuits de juin sont propices aux évasions festivalières et autres…
Miss Comédie
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