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Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus :« Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux diners en ville car c’est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie. » Jean-Luc Godard :« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras :« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

SUMMER TIME, CORSAIRE, MINI, PAILLETTES OU BIKINI



 LA ROQUE D’ANTHERON
NUIT DU PIANO, HAYDN SOUS LES ETOILES

Dix sonates de Haydn et une de Mozart (pour la comparaison ?) interprétées en leur âme et conscience par trois pianistes de talent et d’horizon différent.
Les 62 sonates de Haydn vont crescendo dans la richesse et le brio de la forme musicale et les cinq dernières, composées à Londres, sont les plus émouvantes. Claire  CONVERT, qui ouvrait le concert, a joué justement la sonate n° 60 et l’a complètement baclée, à mon sens. D’ailleurs, l’ensemble de sa prestation m’a déçue par sa tiédeur.
Passons au deuxième pianiste, l’enthousiasmant Iddo BAR-SHAI. Ce jeune israélien au visage christique nous a interprété d’une manière inspirée,  vibrante et légère, la première sonate en sol majeur, petit bijou de jeunesse, puis la N°38 et N°39 dont les adagios donnent le frisson.
Gros succès, cris d’enthousiasme, rappel : il joue une valse de Chopin     avec la même expression douloureuse mais sans aucune singerie d’exécution, sobrement concentré. Une découverte pour moi, ce pianiste, un ravissement.
Après le deuxième entracte sous les platanes géants du parc, la coupe de champagne qui émoustille les sensations, arrive la troisième interprète, Claire-Marie LEGAY qui, venant après le podige, n’a pu nous convaincre.Soirée divine néammoins, douceur de la nuit, public respectueux, tout est toujours parfait à la ROQUE D’ANTHERON, depuis vingt-cinq ans.


VIDE-GRENIER CULTUREL
… Un concerto et une sonate de MOZART,  une pièce oubliée d’Edmond ROSTAND.  L’époque est au dépoussiérage.
Beau titre : « LE GANT ROUGE ».
La pièce avait été mise au rencart par les héritiers de l’auteur car il n’en était pas fier.  Sa première représentation sur scène avait provoqué un tollé de la part des critiques et du public.   A cause de certaines scènes où une actrice se produisait en jupon et corset certains spectateurs avaient quitté la salle, jugeant la pièce obscène.
C’était en 1888….
Neuf ans plus tard, ROSTAND mettait le feu à la Porte MaSt-Martin avec CYRANO DE BERGERAC.  Oublié, LE GANT ROUGE.
Le revoilà.  Pour l’instant, seulement réédité aux Editions N. Malais, mais une version scénique ne saurait tarder…

Mais je pose la question : pourquoi faut-il aller fouiller les poubelles pour produire du théâtre ?  Les auteurs d’aujourd’hui se morfondent, et leurs œuvres manuscrites s’empilent sur les bureaux des directeurs…



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