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Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus :« Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux diners en ville car c’est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie. » Jean-Luc Godard :« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras :« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 58



Le bureau de Maxime.
MAXIME, THOMAS

ON DIRAIT QUE C'EST FOUTU...


LUI
C’est trop tard.  Elle m’a vu comme j’étais : un vieux con.  Elle a raison de partir.  Je lui aurais rendu la vie impossible.  Je l’oublierai.
THOMAS
Ah ah ah !  Ne me fait pas rire. Tu ne veux pas faire un petit geste ?
LUI
Quel geste ?  Pour qu’en plus de l’appellation “vieux con” elle m’ajoute “bêlant” et le compte est bon.  Un vieux con bêlant, on le fuit à toutes jambes et sans regret. Faire un geste... pfff.
THOMAS
Elle n’attend que ça.
LUI
Mais non, elle n’attend pas que ça !  Qu’est-ce que tu t’imagines ?  Elle est venue te pleurer dans le gilet parce qu’aujourd’hui elle n’avait pas de copine sous la main, et puis qui sait, elle a peut-être des vues sur toi ?
THOMAS
Papa.
LUI
Oui, non, excuse-moi mon vieux, j’en perds les pédales, je ne sais plus ce que je dis.  Je ne sais pas quoi faire...  mais quoi ! je ne vais pas aller me traîner à ses genoux pour lui expliquer que c’est une erreur médicale !   C’est grotesque !  Je suis dans le pétrin, c’est sûr.

(A suivre)

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