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« L’imagination est plus importante que le savoir » Albert Einstein

SOUVENIRS MILLESIMES

DON JUAN dans la Cour d'honneur du Palais des Papes à Avignon

Un quart d’heure avant la fermeture des portes du Palais des Papes, les trompettes sonnent l’appel et  ça vous met des frissons partout.  La première fois qu’elles ont sonné, sur les notes de Maurice Jarre,  c’était pour LORENZACCIO et Gérard Philipe allait entrer en scène. Depuis, ces quelques notes sont devenues l’emblème du Festival d’Avignon.
Ce soir nous sommes en juillet 1993  et la cérémonie qui va avoir lieu dans ce cadre illustre de la cour d’honneur, c’est don JUAN de Molière, mis en scène par Jacques LASALLE et la troupe de la Comédie Française.
Sur les gradins il ne fait pas chaud et le mistral souffle fort. Nous avons tous le coeur serré de bonheur, d’émotion.
Don Juan nous ne le connaissions pas, c’était Andzef SEWERYN, acteur polonais devenu Comédien Français à cause de son talent.
Elvire, c’est la jeune Jeanne BALIBAR, enlevée du Conservatoire par Jacques LASALLE.  Une nature, cette nana.  Elle nous en fait voir depuis, de toutes les couleurs.  Elle incarna récemment  Peggy Roche, la dernière compagne de Françoise Sagan- Sylvie Testud dans le film de Diane Kurys.

Il y avait ce soir-là, sur la scène de la cour d’honneur,  une pléiade de natures, de talents, de voix qui ont peuplé cet espace emblèmatique  de leur présence.
C’est quelque chose, la troupe du Français. Ils ont ce que les autres n’ont pas : le professionalisme poussé à l’extrême de sorte qu’on ne perçoit pas le travail. On ne perçoit que le personnage incarné.  Dans ce DON JUAN-là, chaque personnage était au plus haut de son authenticité.


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