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Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus :« Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux diners en ville car c’est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie. » Jean-Luc Godard :« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras :« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

SOUVENIRS MILLESIMES


Un grand souvenir de théâtre, c’est l’image de Bernard GIRAUDEAU à genoux, torse nu, face au public, dans « BECKET OU L’HONNEUR DE DIEU » d’Anouilh au Théâtre de Paris.
Il jouait Henri II Plantagenet, meurtrier de son meilleur ami devenu son ennemi par amour pour Dieu.
Quel moment !  
 C’était en octobre 2000.  Face à lui, il avait Didier SANDRE, un formidable BECKET, aussi rigide que GIRAUDEAU était voluptueux, mais ils auraient pu, eux aussi, échanger les rôles, c’est ça aussi la magie du théâtre, c’est que les comédiens ont un
secret pour se transfigurer…
Le metteur en scène Didier LONG avait fait là un travail magnifique,
 la pièce toute entière était un régal à voir et à entendre.
C’est pour moi la plus belle pièce d’Anouilh, qui ne tombe jamais dans la mièvrerie et dont la langue reste très actuelle.
Je donnerais beaucoup pour revoir cette pièce, ces acteurs, dans ce théâtre.  Un bonheur total.

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