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Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus :« Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux diners en ville car c’est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie. » Jean-Luc Godard :« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras :« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

SOUVENIRS MILLESIMES

J’ai parlé du baiser que je donne à Fernandel dans , mais j’ai passé sous silence celui que me donnait Nicolas, son fils dans la pièce. 
Guy Verda, mon partenaire, ne s’est pas privé de se poser en rival heureux de notre
star bien-aimée, sous prétexte que je le faisais durer, disait-il, plus longtemps.
Cela dit, ce baiser était finalement plus difficile pour moi car le misérable essayait chaque soir de le pousser plus loin, vous voyez ce que je veux dire.  Dents serrées, je résistais tant que je pouvais et Fernandel qui nous regardait faire, arborait un sourire narquois qui n’arrangeait pas les choses.
En coulisse, cela se passait parfois très mal car j’avais un soupirant dans la troupe qui supportait mal les comptes-rendus de Guy au sortir de la scène.
« Ah, ce soir, j’y suis presque arrivé i » disait--il en s’essuyant la bouche.
Un soir il a quand même dépassé les bornes en claironnant :  « Elle a craqué ! »
L’autre l’a attrapé par le col et ça a failli faire une bagarre derrière le décor.
On voit souvent les comédiens s’embrasser dans les pièces ou les films, mais
on n’imagine pas ce que cela peut avoir de difficile, voire de répugnant selon les cas…
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