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Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus :« Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux diners en ville car c’est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie. » Jean-Luc Godard :« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras :« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

SOUVENIRS MILLESIMES



Lorsque j’étais comédienne et que je traversais de longues périodes de chômage, j’arrondissais mes fins de mois en co-écrivant des scénarios.
Je me souviens d’avoir aidé Michel MITRANI à mettre en forme ses « GUICHETS DU LOUVRE » et ensuite, à le taper.
J’allais tous les matins rue Mazarine et il me lisait les scènes qu’il avait écrites la veille, nous en parlions ensemble et quand il les jugeait abouties, je les tapais à la machine.
C’était un homme courtois et discret, on le croisait souvent à St-Germain-des-Prés dans son loden bleu marine, il hantait la librairie La Hune et rencontrait ses amis au fond de la salle des Deux Magots.
Pour me remercier de mon aide pourtant très minimaliste, en plus de ma rétribution il m’offrit les quatre ouvrages de Julien GRACQ publiés chez José Corti, parce que je lui avais dit que j’adorais cet auteur.
Surtout, il me proposa un petit rôle dans son film et là, après avoir connu l’homme affable et docile de l’écriture, je découvris le metteur en scène rigoureux et sûr de lui, exigeant jusqu’au cynisme sur un plateau.
Je raconterai plus tard la scène difficile que j’avais à tourner dans ce film magnifique :
LES GUICHETS DU LOUVRE.

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