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Mes souvenirs de tjéâtre

Je dois dire qu’après la joie immense d’avoir décroché ce rôle, Zerbinette des Fourberies de Scapin, j’ai compris que jouer pouvait avoir un autre sens que celui des cours de récré.
Je savais rire, d’accord, mais mon metteur en scène estimait que tout restait à apprendre.
 Jean-Louis Thamin était un tortionnaire. Ce que nous faisions n’était jamais bien.
Il fallait toujours aller plus loin, chercher son personnage ailleurs qu’à la pointe de ses souliers..
Il nous disait que nous allions être des costumes vides.
Nous l’écoutions, navrés et honteux.  Nous partions à la découverte de nous-mêmes, toujours plus loin.

Je pense aujourd’hui  qu’il avait raison.  C’est ainsi qu’on arrive à trouver le deuxième souffle, celui de notre moi inconnu.
Je ne savais jamais quand j’atteignais le niveau d’excellence que demandait Jean-Louis.

  Quand je sortais de scène, la gorge sèche, je trouvais mon Scapin qui me tendait une bouteille d’eau avec un commentaire bref. Ca allait du »bravo », « gagné », « super », au « merdique », « en-dessous », « laborieux » ou « à chier » qu’il ne m’a dit qu’une fois, heureusement.

Nous avons joué au Théâtre de l’Ouest Parisien pendant un mois, les critiques étaient bonnes.
Ensuite nous sommes partis en tournée et ça c’était moins drôle, mais le pire, c’était  les matinées classiques.
J’ai un souvenir cuisant de l’une de ces matinées, et je vous le conterai demain, si vous le voulez bien.


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