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Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus :« Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux diners en ville car c’est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie. » Jean-Luc Godard :« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras :« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

La réplique du jour

Phèdre   (acte II, scène 5)
Et sur quoi jugez-vous que j’en perds la mémoire ,
Prince ?  Aurais-je perdu tout le soin de ma gloire ?

Hippolyte
Madame, pardonnez.  J’avoue en rougissant
Que j’accusais à tort un discours innocent.
Ma honte ne peut plus soutenir votre vue
Et je vais…

Phèdre
Ah ! cruel, tu m’as trop entendue,
Je t’en ai dit assez pour te tirer d’erreur.
Eh bien ! Connais donc Phèdre et toute sa fureur.
J’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime,
Innovente à mes yeux, je m’approuve moi-même
Ni que tu fol amour qui trouble ma raison,
Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m’abhorre encore plus que tu n,e me ddétestes.

Dans la mise en scène de Jean Vilar au Lucernaire en 1957,
le tout jeune Michel Piccoli donnait la réplique à Maria Casarès !

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