Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 09:36


… à Jérôme GARCIN,  dont j’avais adoré le « THEÂTRE INTIME », et qui nous emmène dans l’intimité de quelques écrivains dont, en dehors de leurs œuvres, nous ne savions rien.
« LES LIVRES ONT UN VISAGE » bien  sûr, mais certains visages d’écrivains ne se livrent pas si facilement au grand public.
Jérôme GARCIN a  profité de ses relations privilégiées avec certains d’entre eux pour aller les retrouver au fond de leur retraite et nous dévoiler quelques bribes de leur vie intime.
Ce sont pour la plupart des gens qui fuient le monde et les medias.

J’apprend donc que le grand Julien Gracq dont les livres ont hanté ma jeunesse par leurs mystères, avait la vieillesse incrédule « Jamais je n’ai pensé que je deviendrais nonagénaire, j’ai tant fumé dans ma jeunesse… » et peu de foi dans l’avenir de la littérature.
Jérôme GARCIN  le décrit si bien dans sa robe de chambre à carreaux, avec toujours son air moqueur et son verbe sarcastique mais déjà atteint par la résignation de l’âge.  Il disparut peu de temps après leur dernière rencontre.
  La sensibilité et le don d’écoute de l’auteur  se lisent entre les lignes, comme aussi, dans le portrait  de Le Clézio, qui est l’écrivain le plus éloigné de notre paysage culturel people, le plus désincarné aussi. Jérôme Garcin fait tomber le masque, dévoile la fêlure.  Le Clézio n’est donc pas fait de la pierre des dolmens, il aime écrire face à la mer qu’il qualifie d" »immense terrain vague ».  Je n’irai pas jusqu’à penser qu’il a voulu le jeu de mots.
Il y en a 27  comme ça, certains inconnus de moi, d’autres dont j’ai aimé saisir la face cachée.
J’adore la façon tendre et fine dont Jérôme Garcin  dépeint ses pairs.






Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 09:32

Un jour j’ai joué un tout petit rôle dans une pièce, j’avais une phrase à dire mais pour moi c’était inouï !
C’était la première fois que je montais sur scène dans un grand théâtre,  avec une belle distribution et un grand metteur en scène.
Bref, j’étais hyper fière et j’ai convoqué le ban et l’arrière-ban de mes amis et de ma famille pour venir M’applaudir…
Le soir de la générale il y avait mes trois meilleures copines dans la salle et après le spectacle nous sommes allées ensemble boire un verre.  Dans le taxi,  n’y tenant plus, je me suis adressée à  celle dont l’avis me tenait le plus à coeur. « Alors, tu m’as trouvée comment ? ».
Elle m’a répondu simplement « Je ne t’ai pas vue. »
En effet.  Ca a jeté un froid mais j’ai compris la leçon.  Je l’ai maintes fois remarqué par la suite : les plus grands acteurs sont souvent  les plus humbles.
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Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 09:26
Craignez, seigneur, craignez que le ciel rigoureux
Ne vous haïsse assez pour exaucer vos vœux.
(Racine  -   Phèdre)

Et moi je vous souhaite de passer un super week-end, et j'espère vous retrouver  lundi.

Par Miss Comédie - Publié dans : Archives
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 09:32
Bonjour !  Temps radieux, grêve générale.  On commence à y être habitué, ce n'est pas pour ça qu'on s'y habitue, si vous voyez ce que je veux dire.
Bon, du coup, j'ai dit bravo aux musiques du bonheur avant de lever le rideau sur la scène de ROSE et YANN.
Qu'importe, vous entendrez tout de suite de quoi vous rendre optimiste et certains vont en avoir besoin aujourd'hui.
Par Miss Comédie - Publié dans : Petit lever de rideau
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 09:30
… à tous ceux qui ont utilisé la musique pour rendre les gens heureux.
Je précise : heureux, et non pas nostalgiques, rêveurs, tristes ou mélancoliques.  Car la musique peut rendre tout cela aussi, tout en restant un moyen d’extase.
Je dis bravo à ceux qui diffusent  la joie de vivre.
Il y a Bach, le premier, l’unique.  Il y a Bing Crosby et son « Singing in the rain » qui soudain vous donne des ailes.
Il y a Louis Armstrong et « What a wonderful world »… on sourit aux anges quand il chante ça, on est d’accord avec lui, mais ça ne dure pas, bien sûr.
Il y a Luis Mariano et son Fandango, son Mexico, sa Belle de Cadix.
Il y a Charles TRENET, évidemment, quel slogan publicitaire a jamais égalé son « Boum ! » ou son  « Y a d’la joie »   ? 
Bien sûr on aime aussi « Ne me quitte pas », « Il n’y a pas d’amour heureux » ou « My solitude » ou les Requiem, ou les Elégies de Fauré ou « La jeune fille et la mort », bien sûr tout ça est sublime.
Mais ça rend triste, si triste, ça nous rappelle nos petites misères et c’est pas bon.
Les musiques du bonheur nous font dire « quand même, je suis mieux dans ma peau que dans celle d’un animal transi, fuyant les prédateurs ou mené à l’abattoir. »
Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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