Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 08:57
ax jeunes écervelés de TARTUFFE qui se chamaillent à coeur joie avant de se réconcilier sous la bénédiction de Dorine.
La scène est un miracle de modernité et Molière le plus intemporel des psychologues.
C’est une scène très longue, haletante, faite de rebuffades et de ripostes  que je ne puis transcrire ici. Mais les dernières répliques sont, à n’en pas douter, des mots d’amour  :

« MARIANNE
Je ne vous réponds pas des volontés d’un père,
Mais je ne serai point à d’autres qu’à Valère.
VALERE
Que vous me comblez d’aise !  Et quoi que puisse oser…
DORINE, la suivante
Ah !  jamais les amants ne sont las de jaser… »

MOLIERE  -   Tartuffe  (Acte II  scène 4)

Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 08:53
Je me souviens, toujours dans ARLEQUIN VALET DE DEUX MAITRES, d’Anne ALVARO jouant Béatrice en costume d’homme, pourpoint  et culotte de velours noir et chemise à jabot.
Elle était impériale.  Elle se battait à l’épée comme un gentilhomme et sa grâce faisait oublier les imperfections d’un visage habité par la fougue de son rôle.
Jean-Louis THAMIN lui avait fait donné comme maître d’armes un homme de théâtre qui lui était proche : Denis LLORCA.
Il venait de monter TETE D’OR à l’Odéon. C’était  l’un de nos plus beaux metteurs en scène.
Nous assistions tous aux répétitions des combats.  Les voir s’affronter du regard et de l’épée, seuls sur un plateau désert, nous remplissait d’envie et de trouble.
Leur fougue n’était pas que théâtrale.
Qu’est devenu Denis LLORCA ?  Sa dernière production remonte, je crois, à 1999, c’était LES MISERABLES avec Odja LLORCA.
Depuis, le silence.
Anne ALVARO,  même si elle se fait rare, a toujours sa place au premier rang de nos grandes actrices françaises. On vient de la voir à l’ODEON THEATRE DE L’EUROPE dans GERTRUD (Le Cri) d’HOWARD BARKER.
 
Voilà, je ne vous dis pas à demain puisque des
 engagements m’appellent à la capitale jusqu’à
 samedi….
Je vous retrouve donc lundi 16, toujours avec
 le même plaisir, pour parler théâtre !

Miss  Comédie

Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 09:29


Bonjour tout le monde !  Aujourd'hui je vais commencer cette semaine dédiée à St-VALENTIN en vous parlant de MON
histoire d'amour à moi, celle que j'ai écrite dans le roman qui vient de sortir, "SA LENTE TRAVERSEE DU MOIS D'AOUT".  Pour en savoir plus, lisez mon bloc-notes !
Mais YANN et CHRIS sont au rendez-vous dans le bar, et leur dialogue est assez loin des mots d'amour...
Par Miss Comédie - Publié dans : Petit lever de rideau
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 09:23


(YANN et CHRIS  au bord de la crise.)


YANN, rêveur
Ce que j’ai envie de filmer ? C’est l’illusion, le mensonge des apparences.  Je voudrais filmer une histoire et son contraire en même temps, je voudrais montrer un couple qui s’aime et que les spectateurs comprennent qu’ils ne s’aiment pas... tu vois, ce que je veux dire?

CHRIS
S’ils font semblant de s’aimaient, c’est qu’ils se mentent.  S’ils se mentent,   ils ont une raison. Sinon...

YANN
Et pourquoi faudrait-il tout expliquer ?  Tu es trop cartésien. 
(le regardant avec méfiance) 
Je me demande si tu es bien le scénariste qu’il me faut pour cette histoire.

CHRIS, blessé
J’arrête demain, si tu veux.

YANN
En quoi est-ce que tu m’aides ?

Ils se regardent, face à face.

CHRIS
Qu’est-ce que tu veux ?  Que je mette en forme tes pensées, ou que je pense pour toi ?

YANN
On est deux, Chris.  Ne raisonne pas comme si j’étais la tête et toi l’outil.  Non, tu le sais bien : on est deux à inventer une histoire.  C’est TON histoire, autant que la mienne.

CHRIS, découragé
Au départ, c’est notre histoire.  A l’arrivée, ce sera ton histoire.

Silence. YANN regarde CHRIS avec tristesse.

YANN
Et entre les deux ?
CHRIS
Entre les deux...

YANN
Je suis seul. 

(Il se lève, fait quelques pas puis retourne se placer face à CHRIS)

Est-ce que tu connais le poids d’un film ?  C’est lourd, Chris.  Très lourd.

(Il se dirige lentement vers la porte.  Avant de l’atteindre, il se retourne et lance une dernière phrase.)
Si le film est un succès, je le partage avec beaucoup de gens.  Mais si c’est un bide..... qui montre-t-on du doigt ?  .... Je te le demande, Chris :  qui montre-t-on du doigt ?

Il sort en claquant la porte.
(à  suivre)

Par Miss Comédie - Publié dans : Archives
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 09:18



…  au génie de RACINE qui nous plonge dans des abîmes
de sensualité déraisonnable…   Phèdre aime Hyppolite, et
sa façon de le lui dire nous donne le vertige.
La plus belle Phèdre au théâtre ?  Maria Casarès, face à
Michel Piccoli, mise en scène par Jean Vilar en 1957.

« Ah ! cruel !  Tu m’as trop entendue !
Je t’en ai dit assez pour te tirer d’erreur.
Et bien, connais donc Phèdre et toute sa fureur :
J’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime,
Innocente à mes yeux je m’approuve moi-même,
Ni que du fol amour qui trouble ma raison
Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m’abhorre encor plus que tu ne me détestes… »   
( Jean RACINE -  PHEDRE    acte ii  scène 5)

Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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