Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 16:55

 

 

 

L'HISTOIRE DE DEUX FIGURES DE PROUE RIVALES,

L'HISTOIRE D'UNE ÉPOQUE

 

Ca se lit comme un roman et c’est un roman qui a duré quarante ans.

Le destin parallèle d’Yves Saint-Laurent et de Karl Lagerfeld  m’a tenue

en haleine dans le  livre de Alicia DRAKE.

 

Quelle somme d’interviews, de documents consultés, de rencontres et aussi de psychologie, dans cette fresque qui épate par son impartialité !

 

J’ai revécu au fil des pages toute la flambée créative des années soixante, soixante-dix et quatre vingt, que j’avais subie sans le savoir.

J’avais vécu ces années en admirant ces deux hommes (surtout YSL), et portant leurs vêtements, (surtout ceux de YSL) en écoutant leur musique, en jouissant de l’immense liberté qui régnait alors…

 

HALETANT

Je ne soupçonnais pas quelles intrigues, quelles jalousies, quelles rivalités entre ces deux hommes et leur cour.

Je ne savais pas, lorsque j’allais au Sept ou au Palace, qu’autour de moi circulait de la drogue, des regards lourds de désir sexuel exclusivement réservés aux hommes… Il est vrai que j’y allais accompagnée de comédiens homos de mes amis, et je me fondais dans leur groupe, mais leur groupe était de ceux qui arrivaient tôt et partaient tôt.  Nous n’avons jamais vu les fins de partie, avec leurs épaves titubant sur le trottoir.

 

EMOUVANT    images

Mais surtout, je n’imaginais pas une seconde la souffrance qu’a enduré Yves SAINT-LAURENT tout au long de sa carrière glorieuse, ses efforts pour surmonter sa faiblesse, ses moments de découragement, ses recherches infinies pour arriver au style suprême, son style.

Je ne me doutais pas de l’appui inébranlable que lui a prodigué Pierre BERGÉ, que je tenais pour un arriviste au coeur dur. 

Je ne me doutais pas de son « amour fou » pour Yves STAINT-LAURENT.

 

Je ne connaissais pas sa « famille » : Loulou  de la Falaise et son mari Thadée Klossowski, Betty Catroux, Anne-Marie Munoz, et son fidèle Jean-Pierre directeur du studio, et Felisa la « première »  adorante, tous emplis de dévotion et d’indulgence, Yves était souvent « souffrant », ils le soutenaient, ils le comprenaient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lagerfeld Du côté de KARL  LAGERFELD, j’ai  eu davantage encore d’étonnement à

découvrir sa jeunesse de grande folle perchée sur talons hauts, entouré d’une horde d’artistes américains à la sexualité débridée, sans aucune inhibition, se moquant de lui à longueur de journée pour son comportement

anachronique, son goût pour les déguisements historiques, sa passion pour les livres et la culture, et qui faisait mine d’ignorer leurs sarcasmes.

Il les hypnotisait, cependant.  Par son talent de styliste, par son allure et ses antécédents aristocratiques, et surtout, surtout : par sa facilité à dépenser de l’argent.   Ils vivaient tous à ses crochets, à Paris, à St-Tropez en vacances, en voyage à New-York, rien n’était trop beau, rien n’était trop cher.

 

Je ne me doutais pas que certains soirs à la COUPOLE, je dînais à quelques mètres de cette bande de fous qui s’amusaient à se draguer,  provocants, choquants : Karl LAGERFELD, Antonio  LOPEZ, Juan, Donna, Corey, et plus

tard : Jacques de BASCHER.  

D’où venait-il, celui-là, dont je n’ai jamais lu ni entendu le nom en ce temps-là ?

Il a pourtant joué un rôle primordial dans l’évolution du groupe, il a inspiré Karl jusqu’à sa mort, il a été son protégé, son amant, son fils adoptif, sans jamais avoir eu droit à un statut officiel.

Ce personnage d’un romantisme fou, parfaitement hors de son temps, beau comme un dieu, d’une élégance suprême, sans aucun talent  hors celui de charmer, fut l’une des premières victimes du sida.

 

Le sida.  Je réalise aujourd’hui que j’ai vécu les années les plus importantes de ma vie d’adulte à une époque où l’on ignorait encore ce virus.

Le livre décrit formidablement bien l’écroulement d’une société qui soudain découvrait l’interdit. 

 

Yves SAINT-LAURENT et KARL LAGERFELD ont échappé à cette malédiction,

eux qui pourtant ont abusé des aventures aléatoires et des amours d’un soir…

Le talent a-t-il joué un sôle salvateur ?

 

Alicia DRAKE  brosse  deux portraits d’une précision impressionnante, étayés par les notes de la fin qui prouvent l’authenticité des faits.

L’émotion est là, à chaque page, surtout lorsqu’il est question de la carrière d’Yves, avec ses collections de plus en plus inspirées et ses succès planétaires, entrecoupés de ses trébuchements et ses sursauts de phénix.

 

La vérité est là, imparable : Karl LAGERFELD a toujours souffert de l’ascension fulgurante d’ Yves SAINT-LAURENT.  Ensemble ils avaient pris leur envol mais YVES avait su capter l’héritage de Christian DIOR. 

KARL a dû attendre  trente ans pour capter celui de CHANEL.

Il a assisté à  un bouleversement : la disparition de l’esprit « haute couture » au profit d’une mode proche des femmes, le prêt-à-porter,  emblématique du style Saint-Laurent.

 

De ce que je connais de Karl LAGERFELD à travers son comportement médiatique, je ne m’étonne pas d’un détail dont le livre ne cache pas l’importance :  Karl a mal vécu cette rivalité et l’a entachée de critiques

mesquines, de piques et de pointes contre Yves qui fut son ami.

Moche.    Malgré ses grands airs, ce n’est donc pas un gentilhomme.

 

Je ne me doutais pas, enfin, que Karl LAGERFELD avait aujourd’hui 77 ans.

 

Je lis en ce moment le Houellebecq.   J’aurai certainement beaucoup à en dire … à moi-même, naturellement.

Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 17:12

 

Je change de plume.  Les chroniques, ça me  tente plus.

Je passe aux scènes de ma vie à moi.

Ma vie c’est la vie de tout le monde, la vie d’aujourd’hui.

Ca sera sûrement aussi drôle, mais plus intimiste, le fond

de ma pensée, quoi !

Je me parlerai à moi-même, mais tout le monde pourra lire ce

que je me dis...

 

 

Par Miss Comédie - Publié dans : Petit lever de rideau
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 16:59

 

Je me disais qu’il faudrait attendre un bon moment avant de se retrouver au ciné devant un prodige comme AVATAR, on a attendu quelques mois et on a eu INCEPTION, qui ne vaut pas AVATAR, mais qui soulève encore un sacré pavé dans l’imaginaire universel.

Et là, on nous balance SOCIAL NETWORK. Il fallait d’urgence se pencher sur le problème !  FACEBOOK est un phénomène de société sans précédent.poign-e-de-mains.gif

Et voilà que le petit acteur inconnu qui joue le rôle du fondateur de FACEBOOk  émerge de l’anonymat comme une baleine sortant de l’océan, et fait frémir les  rédacteurs culturels.  Il aura l’Oscar du meilleur acteur, c’est sûr.  Même s’il ne joue pas bien, il incarne le symbole de la Réussite planétaire, que personne n’avait encore atteint, même Howard Hugues.

Il s’appelle JESSE  EISENBERG, il a 27 ans.  Je ne le trouve pas spécialement sexy sur les photos, mais il faut le voir à l’écran.

Je suis sûre que le film va faire un carton, d’abord il est réalisé par David FINCHER qui a fait FIGHT CLUB et BENJAMEN BUTTON…

Et puis, tout le monde voudra connaître l’histoire secrète de ce mystérieux magicien que l’on imagine dans une salle close, entouré de centaines d’ordis, et couvrant la planète d’un réseau invisible et toujours plus dense, jusqu’à ce que tout le monde soit ami avec tout le monde, et que la terre explose.

 

LE GRAND ENTREMETTEUR  

 

Il s’appelle, cet homme-là, Mark ZUCKERBERG.  Qu’est-ce qu’il pense de tout ça ?  Rien, il ne veut pas en entendre parler. Il ne donnera aucune interview, il n’assistera à aucune projection. Il dit que ce film est de la « fiction ». C’est dire qu’il ne cautionne pas. Alors, il faudra bien accepter l’image que nous en donne le scénariste, Aaron SORKIN.

Mais enfin, quand même, il y aura bien un peu de vrai, dans ce portrait !  Je me régale d’avance.

 

Je ne m’étendrai pas là-dessis car om fait qie je travaille à ma pièce ROSE en cours de rénovation. Je trouvais le ton un peu trop gris (un Rose grisâtre….) et je lui donne un couleur plus gaie.

 

D’ailleurs je ne m’étendrai plus sur rien,  si je veux garder un peu de temps pour... et ben pour tout le reste.

Cela ne peut que satisfaire les éventuels lecteurs de ce blog, car ils sont tous, forcément, aussi débordés que moi.

                                   
Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 17:13

 

le masque-448fa-copie-1L’été nous a enlevés dans sa bulle d’insouciance, nous rendant sourds et aveugles aux dures réalités du quotidien.

L’atterrissage de la rentrée n’en est que plus dur.  Faudra-t-il revoir les mêmes têtes, lire les mêmes journaux, écouter les mêmes discours, subir les mêmes règlements ?

Ne verrons-nous aucun CHANGEMENT ?

Si, si !   Le blog de Miss Comédie va changer.

Complètement.  Je vous dirai pas aujourd’hui  quel sera son nouveau jus, mais attendez-vous à du brutal, comme le  scotch des tontons flingueurs.

Je me donne un petit mois pour le mettre au point.

Rendez-vous en octobre pour découvrir une formule  tout-à-fait originale, un suspense quotidien.

Les cailloux du Petit Poucet pour arriver jusqu’à la Forêt profonde et mystérieuse, peuplée des rêves les plus fous.

`A bientôt,

 

Miss Comédie

Par Miss Comédie - Publié dans : Petit lever de rideau
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 18:04

 

 

 

_Bernard_Giraudeau_Photo_2_par_Sylvie_Lancrenan_.JPGAu cinéma, ça ne veut pas dire « « fin du film ».  Ca veut dire qu’on immobilise

pour un temps la pellicule  pour une raison quelconque : soit rester en admiration devant l’image présente, soit faire une pause café, soit souligner le propos en insistant sur l’image… etc, etc, mais on sait bien que l’histoire reprendra son cours  jusqu’à la fin.

Il y a aussi des arrêts sur image qui  ne reprennent pas le cours de l’histoire.

Bernard GIRAUDEAU a reculé, reculé le moment où la pellicule  refuserait d’avancer.  Dix ans, ça a duré.  Il est resté debout, fier et narquois, défiant la bestiole qui le rongeait.

Bizarrement,  son visage et sa voix se sont imposés à moi dans mon dernier post,   trois jours  avant sa mort.   J’étais heureuse de parler de lui comme d’un  être vivant, face au soleil sur le parvis de la Collégiale de Grignan, face au soleil et à l’avenir, je croyais.

Non, il était déjà couché, fourbu,  et l’arrêt sur image s’est produit.

Ca fait beaucoup, en si peu de temps, TERZIEFF, GIRAUDEAU,  quel vide dans le paysage.

Alors moi aussi, j’arrête ce blog pour un temps… Jusqu’à la rentrée ? Peut-être, oui, à la rentrée.  Peut-être avant…

 

 

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Par Miss Comédie - Publié dans : Petit lever de rideau
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