Nouvelle vague d'actualités

Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 19:07
Début de blog, début de saison théâtrale. Les deux pièces que j’ai vues pour démarrer cette rentrée sont aux antipodes l’une de l’autre.
A Lyin, « HAPPY ANOUKA » au Théâtre Tête d’Or.
A Paris,  TARTUFFE  à l’Odéon Théâtre de l’Europe.
Aujourd’hui je vais vous parler de la première, et ce ne sera pas long.
C’est bête, de commencer un blog sur le théâtre par une pièce que l’on n’a pas aimé, mais ce sont les hasards de l’actualité. 
D’ailleurs, je suis peut-être la seule à n’avoir pas aimé car dans la salle, tout le monde riait, chaque réplique déclenchait un déluge de rires.
Moi j étais venue pour la mise en scène de Jean-Luc Moreau qui est un vieux copain  que j’admire beaucoup. Là, je pense qu’il a dû y avoir un malentendu.  D’habitude, il choisit bien ses textes.
Si,  j’ai admiré la prestation de Maïke Janssen, dans un rôle à la Popesco qu’elle a joué avec maestria.
Tous les autres sont bien aussi, en tout cas ils sont très applaudis et la pièce marche bien.
Vous me direz, on ne va pas voir une pièce de boulevard pour se prendre la tête.  Non, non, j’adore rire au théâtre , d’ailleurs dans la même salle il y a deux ans, j’avais cru mourir de rire en voyant Galabru donner la réplique à son fils, un morceau de bravoure, à tous les deux, c’était grandiose, ils en faisaient des tonnes.
Mais c’était une bonne comédie.
Bon, demain je vous parlerai de la deuxième pièce, le TARTUFFE de Stéphane Braunchweg à l’Odéon.



___________________________________________________


Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 19:05

Je fus donc engagée pour jouer Zerbinette des Fourberies de Scapin.
J’avais dû lire cette pièce pour pour la dernière en classe de 3ème et je n’en avais aucun souvenir.
Zerbinette ?  C’est la fille qui rit.  Elle rit à perdre haleine en racontant une histoire à dormir debout, une tirade interminable entrecoupée de rires.  Il faut que ces rires soient eux-mêmes hilarants,  pour entraîner une salle entière.
Devant elle sur le plateau il y a le vieux Géronte qui tempête, mais ça ne suffit pas pour déclencher le rire de Zerbinette.  Il faut qu’elle le trouve ailleurs, et qu’elle s’appuie sur une technique en béton.

Jean-Louis Thamin m’a pris rendez-vous avec Micheline Boudet, la tenancière du titre de Zerbinette d’Or, pour qu’elle me délivre une partie de ses secrets de fabrication.
Dans son salon Louis XV nous avons passé une heure à la regarder minauder et distiller de temps à  autre un petit rire de fauvette comme on donne aux enfant des miettes du gâteau de la veille.
En fait, elle était flattée mais elle ne se souvenait pas du tout de la manière dont elle s’y était prise pour donner sa Zerbinette.


Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 16:07
La critique d'aujourd'hui est signée Bertrand POIROT-DELPECH, journaliste au MONDE, et date de 1967.
« LE REVIZOR » est, avec « LE MANTEAU », l’œuvre la plus connue en
France de Gogol.
 La Comédie de Saint-Etienne     a présenté pour la première fois cette pièce le 22 Novembre 1967 au Théâtre de l’Est  Parisien.
Jean Dasté tenait le rôle principal  à la tête de pas moins de 25 comédiens.

La critique de Poirot-Delpech titre :
"    « Un recueil de Daumier »
    « … Une petite ville de la Russie tsariste se traîne aux pieds d’un
    jeune voyageur parce qu’elle a cru reconnaître en lui un haut
    fonctionnaire incognito. C’est tout : pas même une escroquerie
    à rebondissements, rien que les marques d’un aveuglement et
    d’un avilissement volontaires.
    La mode étant aux exégèses, le programme invite à deviner, sous
    le gros ridicule des personnages, une solitude d’orphelins que la
    capitale abandonne et qui se trompent de dieu.
    Pourquoi pas ? Mais il s’agit d’abord d’une satire de mœurs.
    Gogol dénonce le régime de corruption à travers ses serviteurs
    abêtis. (…)
    La force du proocès en déshumanisation n’empêche que la pièce
    répète de bout en bout le même effet comique.
    A peu de choses près, le comportement des fonctionnaires et
les péripéties de l’inspection imaginaire renvoient à la même
    stupidité obséquieuse.
Pour donner l’impression de mouvement et de diversité, il faudrait
mener le jeu tambour battant….
Edmond Tamiz choisit au contraire de le conduire  posément,
comme il tournerait les pages d’un recueil de Daumier,
s’attardant sur des ensembles muets, ajoutant de la comedia
dell’arte…

(Le Monde)

L’homme connaît ses classiques… Sa critique est noble mais perfide, non ?



Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 16:31
Commencons par le commencement. . Je remonte au tout début de ma carrière, au cours d’art dramatique que je fréquentais alors, pour faire les choses comme il fallait.
 Entre autres choses, notre professeur nous apprenait à rire.
Faire rire est déjà difficile, mais rire en scène, aux éclats, je veux dire, et de manière prolongée, c’est un exploit.  Ca s’apprend.
Chaque élève qui montait sur l’estrade donnait sa démonstration personnelle de l’impuissance.
Evidemment, s’il n’y a pas la motivation du rire, il ne reste que toussotements piteux.
Le prof nous apprenant d’abord à respirer. Ca devait partir du ventre et non de la poitrine.
Il fallait ensuite projeter hors de notre ventre des « ha » sonoreset en cascade sur l’expiration.
Quand la mécanique était au point, on pouvait essayer de mettre « lh’umeur », en pensant à quelque chose de drôle.
J’ai trouvé le procédé amusant et j’ai très vite assimilé la méthode.  Je suis devenue la rieuse number one.

C’est comme ça que j’ai décroché mon premier rôle au théâtre. Un jour, un metteur en scène qui cherchait une Zerbinette vint assister à un cours et fut terrassé par ma démonstration de rire.
Je fus convoquée le lendemain pour répéter ma prestation devant l’acteur qui jouait Scapin.
Le metteur en scène s’appelait J.T et il montait « Les Fourberies de Scapin » avec Jean-Luc Moreau dans le rôle titre.
Demain je vous en dirai plus sur cette première expérience.
__________________________________________________







Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 15:14

Dans mon blog vous lirez surtout des critiques d’hier sur des pièce à succès d’hier.  Pourquoi ? Et bien les critiques d’aujourd’hui sont disponibles dans les kiosques, pardi !
J’ai retrouvé  certaines critiques de pièces qui ont été ou qui sont reprises de nos jours, c’est intéressant de voir comment chaque époque  voit midi à sa porte…




Par Miss Comédie - Publié dans : Nouvelle vague d'actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés