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Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus :« Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux diners en ville car c’est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité, jouez la comédie. » Jean-Luc Godard :« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras :« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

MA BIODIVERSITE

MA BIODIVERSITE

 

 

C’est  la grande cause du jour  Et aussi le mot qui revient le plus souvent dans le vocabulaire d’aujourd’hui, avec 

Urgence climatique , transition énergétique,

responsable, durable, équitable,  complotiste, collectif, résilience, mobilité

et tous les dérivés de trans…  mais il y en a plein d’autres qui ont été inventés par quelques progressistes qui veulent changer le monde.

 

Il paraît que nous allons vers la catastrophe si nous ne changeons pas le monde. 

Il paraît que nous sommes responsables de la disparition de la  biodiversité.

A l’école, on m’avait appris que depuis des millénaires, la biodiversité se renouvelle d’elle-même, que des espèces disparaissent pour laisser la place à de nouvelles espèces, et que certaines régions froides deviennent chaudes et vice-versa, au fil du temps.

Mais ces notions étaient certainement puériles et sans fondement, et la cancel culture est là pour remettre les choses à plat.

 

¨Pour l’instant, en tout cas, rien n’a changé, à part l’invasion des vélos et des trottinettes dans les villes et  dans les villages. 

Les  espèces ont quand même tendance à disparaître  au profit de la Carte Bleue, mais c’est une autre histoire.

Les arbres perdent leurs feuilles  en automne et la nature reverdit au printemps, il fait plus ou moins froid en hiver et plus ou moins chaud en été, comme au Moyen-Age.

Finalement, ce nouveau vocabulaire n’a qu’un effet pervers : il installe la peur et le résultat est qu’on ne rit plus dans les dîners. 

Tout le  monde se plaint et les inconnus que l’on croise dans la rue deviennent suspects .

Ajoutons le vocabulaire sanitaire et la peur du Covid, et nous aurons un tableau vivant de l’Enfer de Dante qui n’était, en fait, que le souvenir d’un passé glorieux .

 

Après ce préambule quelque peu  ffrondeur, revenons à mon sujet du jour, la biodiversité.

Quel dialogue dans quel film ?

 

 

J’ai tout d’abord pensé à ces animaux préhistoriques que Spielberg a ressuscité dans JURASSIC PARK. 

Mais après avoir re-visionné le film, (le premier, car il y en a six !) j’ai renoncé à imaginer un dialogue qui ne comporterait que des cris de terreur.

Fausse bonne idée.

Faire simple, voilà la solution.

Derrière ce mot savant et prétentieux de « biodiversité » se cache la Nature, tout simplement, et celui qui en a le mieux parlé, dans mon souvenir, n’est-ce pas Mr. CHANCE, l’apôtre des jardins et de toutes les magies qu’ils contiennent ?

Dans BIENVENUE MR CHANCE, mystérieuse parabole sur le sens caché des mots  le réalisateur Hal ASHBY nous montre un,  Peter SELLERS  habité par  son personnage, insaisissable,  réfugié au fond de lui-même comme s’il savait que ce serait son dernier rôle.

Et les phrases qu’il prononce sur les infinies vertus de la Nature,  sont comprises comme  des conseils par l’entourage du Président des Etats-Unis pour mener à bien la gestion du pays.

 

 

Shirley McLaine , sa protectrice et faire-valoir, à la fois très loin et très proche de lui,  est là pour teinter de romantisme cette histoire surréaliste.

 

 

Que peuvent-ils trouver à se dire entre deux prises, ces deux-là ?

J’imagine que Peter SELLERS  s’enfuit loin du plateau pour être seul...  mais sa partenaire, elle, a envie de bavarder.

 

Shirley McLaine le rattrape dans sa fuite :

  • Hey, come on Peter, assied-toi un peu, il faut reprendre des forces !  Veux-tu boire quelque chose ?
  • Peter Sellers, poli :

-  Non non, merci.

  • Viens t’asseoir à l’ombre... Je voulais te demander...
  •  Oui ?  Quoi donc ?
  • J’ai lu dans le script que sur la tombe de Ben il va y  avoir une inscription...
  • Oui, et alors ?
  •  Il y aura écrit : « La vie est un état d’esprit ».
  • «  Ah oui, j’ai lu ça dans le script.  Et alors ?
  •  Et bien, je ne comprends pas ce que cette phrase signifie ! Ca veut rien dire, c’est nul !

Peter Sellers se gratte le menton et reste un moment silencieux, puis :

 Ben c’est clair, non ?  Ca veut dire que nous vivons tous avec une idée personnelle de la vie... enfin ... en gros, on a la vie qu’on mérite, voilà.

«  Ah, ben c’est nébuleux, ton explication, je suis pas plus avancée...

Et ben moi, je trouve cette phrase inouïe, c’est la pure vérité... il lève les yeux au ciel, pousse un grand soupir et dit à mi-voix :

  •  Cette phrase, je la ferai inscrire sur ma tombe, ça résume tout.
  • Shirley McLaine se lève, l’air assez perturbée :
  • Tu es sinistre, Peter.  Tu étais plus drôle dans LA PANTHERE ROSE, je vais me reposer dans ma loge, ciao... »

Le dialogue tourne court sur cette idée macabre de Peter SELLERS ;

Pourtant, il exécuta à la lettre ce projet dont l’idée lui vint en jouant le jardinier heureux de ce film prémonitoire....  En effet, la dernière image du film le montre marchant sur l’eau avant de se laisser engloutir dans  le lac.

 

Miss Comédie

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J
Ma chère Barbara, toi l'orfèvre de mots, comme je te suis sur ton exaspération de la "novelangue" des progressistes-idéologues et des mots et concepts nouveaux (le plus beau fleuron de ceux-ci étant le 'ielle") qu'ils veulent nous planter dans le cerveau. Ils contribuent au climat de déstabilisation de notre époque- Ils appellent cela le "wokisme"(utilisé à toutes les sauces). Est-ce la fin d'un monde qui se fissure pour nous contraindre de force, à entrer dans la "vision" destructrice de ces idéologues qui pourtant ne représentent qu'une minorité?
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