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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 18:47
WHAT A WONDERFULL WORLD !

Armstrong

 

WHAT A WONDERFUL WORLD !

 

        

J'aperçois des arbres verts
Des roses rouges également
Je les vois s'épanouir
Pour toi et moi
Et je me dis « Quel m
onde merveilleux ! »

Je vois des cieux bleus
Et de blancs nuages
L'éclatant jour béni
La sombre nuit sacrée
Et je me dis comme pour moi-même
"Quel monde merveilleux"

Les couleurs de l'arc-en-ciel
Si jolies dans le ciel
Sont aussi sur les visages
Des passants
Je vois des amis se serrer la main
Se dire « comment vas-tu »
En réalité ils se disent « je t'aime »

 J'entends des bébés pleurer
Je les vois grandir
Ils apprendront bien plus
Que je n'en saurai jamais
Et je me dis tout bas
« Quel monde merveilleux « 
Je me dis comme pour moi-même
« Quel monde merveilleux »

 

 

 

Voila ce que chantait Louis Armstrong à l’automne 1967

En pleine guerre du Vietnam, comme si de rien n’était...

Ou plutôt  comme  si ces visions d’un monde imaginaire pouvaient conjurer le mal qui frappait son monde à lui, cette race qui n’en finissait pas d’être opprimée.

Il chantait, Louis, comme les apôtres chantaient la gloire du Seigneur et sa musique adoucissait les blessures de ses frères mais n’adoucissait pas les moeurs.

Armstrong et ses frères nous ont offert avec leur musique  de quoi apporter la paix dans le monde, comme les cantates de Bach ou l’Hymne à la Joie de Beethoven... mais , hélas ,  certains n’entendent que les voix stridentes de la discorde.

 

 

Et voilà que les statues vont payer pour tous les mécréants d’hier et d’aujourd’hui.  Ils ont décapité la statue de Christophe Colomb , comme ça on ne sera plus tenté de lui tresser une couronne pour avoir découvert l’Amérique.

On interdit la projection au cinéma du film « Autant en emporte le vent ».  Pourquoi ?  Pour saper irrémédiablement la mémoire  du Septième Art  au nom de la justice raciale ?

 

Mais les Blancs et les Noirs s’aimeront-ils d’amour pour autant ?

On en doute. 

Mais… ces démonstrations excessives, tyranniques et incontrôlées ne sont-elles pas annonciatrices d’une prise de conscience collective ? D’un refus de l’indifférence ?

On peut toujours rêver.

 

Cette chanson est un message  d’amour et d’espoir que Louis Armstrong  lançait  à ses frères et au monde entier.

 

Si  l’on écoute les medias, les politiques, les associations et les réseaux  sociaux, ce monde n’est pas merveilleux, il est calamiteux.

Mais si l’on arrive à faire taire les sirènes déchaînées et que l’on est seul face à sa propre vision du monde, on ne voit plus que…….ce que voyait Armstrong dans sa chanson.  

Sauf qu’en 2020,  entre le virus  et la propagation de la violence sur cette planète, pour garder l’espoir, il faut être d’une inconscience proche  du coma éthylique.

 

Miss Comédie

 

PS  L'appli cation Deezer ne nous autorise que dix secondes du morceau gratuits... Pour le reste il faut payer après une série de mots de passe etc..... Quel monde merveilleux...

 

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commentaires

Pierre-Laurent BAUDEY 14/06/2020 00:39

Merci pour cette ode à cette très belle chanson, fabuleuse vision du verre à moitié plein :-) Pour paraphraser ce que disait Armstrong lui-même dans un entretien de l'époque, le monde est merveilleux, c'est clair. Ce qui l'est moins c'est ce qu'on en fait. Dans la série, le racisme est sans doute l'un des actes humains les plus odieux qui soient. L'acte symbolique du déboulonnement de la statue de Christophe Colomb ou de la suspension du film comme "Gone with the wind" nous renvoient à la notion de "cancel culture". Un sujet plus facile à trancher quand il s'agit d'une personne en vie qui refuse son mea culpa... Mais quand on parle de gens ou d'oeuvre du passé, comment savoir? Je suis d'accord que la revision du passé va souvent trop loin. C'est sans doute le cas ici. Les symboles derrière une statue ou un film vont souvent plus loin que l'objet ou l'artiste lui-même. Mais sans l'approuver, je le comprend, et si c'est l'un des prix à payer pour cette prise de conscience qui fera disparaître le racisme, "then so be it". Des centaines d'années de racisme endémique ou de préjugés souvent inconscients et pernicieux aux US sont finalement remises en question par une grande majorité de la population. Il était temps. Sans excuser les excès et débordements qui viennent avec ces changements, ils sont malheureusement le prix à payer . COVID-19 et ces événements ont remis beaucoup de choses en questions. Notre relation au travail. Aux transports. A la santé. A la société. A la police. A la famille. Au racisme. Bien que douloureux, je suis persuadé que ces remises en question en vaudront la peine. On arrive à mi-chemin de 2020. Une année qui semble s'éterniser. Et pourtant, au delà des souffrances et des sirènes déchainées, je veux garder l'espoir que 2020 peut rester dans les mémoires comme une année de Renaissance pour l'Humanité. Tu as raison, on peut toujours rêver. Et j'ai fermement l'intention de faire tout mon possible pour contribuer à faire de ce rêve une réalité!

  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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