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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 14:21
 SUR LES PAS DE FRED ASTAIRE, LA LÉGENDE

 

1930.   En France, Maurice Ravel compose son concerto en sol.

Céline écrit LE VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT, son premier roman.

A New-York, Edward Hopper réalise son AUTOPORTRAIT.

Et Fred Astaire  fait sa première apparition à l’écran après des années de succès sur scène : David O’Selznick l’engage pour créer le morceau EMBRACEABLE YOU, dans sa comédie musicale GIRL CRAZY.

C’est la première marche d’une ascension irrésistible.

Il a choisi la danse, un peu par hasard, et la danse va lui apporter la gloire. Il a 31 ans.

Je dis « un peu par hasard »,  car c’est pour accompagner sa soeur Adele  qu’il s’inscrit dans un cours de danse  à New-York.

Leur duo a tout de suite du succès.  Il  change de nom et de Fred Austerlitz devient Fred Astaire pour  prendre  le départ avec sa soeur pour des tournées très remarquées à Broadway et en Angleterre. 

C’était un faux départ.  Lors d’une tournée à Londres, Adele  rencontre lord Cavendish, fils du duc du Devonshire... et l’épouse.

 

Coup du sort ?  Plutôt coup de chance pour Fred Astaire qui se lance dans une carrière en solo tumultueuse, effrenée, entre cabarets et comédies musicales où ses pieds agiles et sa maîtrise  des claquettes font trembler les planches et remplissent  les salles.

Ses numéros de danse sont époustouflants mais il n’a pas encore trouvé la partenaire idéale.  Eleanor Powell, Rita Hayworth  et même Cyd Charisse malgré leur beauté font figures de faie-valoir. Elles n’atteindront  jamais la parfaite symbiose  de sa future partenaire de cinéma, Ginger Rogers.

 

 SUR LES PAS DE FRED ASTAIRE, LA LÉGENDE

 

C’est donc en 1930 qu’il la rencontre pour la première fois.

Le choc, se produit trois ans plus tard sur le tournage de CARIOCA leur premier film ensemble.  Bien qu’ils ne soient pas têtes d’affiche, ils se découvrent la même passion pour la danse.

 

Fred Astaire et Ginger Rogers ont  tourné dix films ensemble, de 1933 à 1946, tous avec la même rigueur chorégraphique, tous avecla même adhésion  de la critique et du public.

Ensemble ou séparément, ils ont mis la comédie musicale à l’honneur sur les écrans après son règne  au cabaret.

Cette apparente légèreté dans leurs évolutions, cette facilité à suivre ensemble une cadence étourdissante, on oublie le travail phénoménal que cela a dû  demander à chacun d’eux au fil des années.

 

 

En 1946,  Fred Astaire  accuse le coup.   Après le tournage de « La Mélodie du Bonheur » avec Bing Crosby mais sans Ginger Rogers,  il   annonce à la presse qu’il arrête  le cinéma.

Concert de protestations, le public n’admet pas sa disparition.

Il a 53 ans. C’est un peu jeune pour  passer la main, non ?

Ne serait-ce pas un stratagème  de star pour se faire désirer ?

Mais   sa retraite sera de courte durée.  Alors que les pieds lui démangeaient déjà, l’année suivante,  le duo Gene Kelly/Judy Garland sont en répétition pour le film « Parade de Printemps »,  et voilà que Gene Kelly se casse la cheville.   

  La mega-tuile pour un acteur. Que faire d’autre qu’appeler un de ses pairs tête d’affiche  pour le remplacer... Qui ? Fred Astaire évidemment.

 

Un coup de chance pareil, ça ne s’invente pas  et ça ne se refuse pas.

La production du film,  trop heureuse de s’offrir une affiche pareille, engage Fred Astaire pour Parade de printemps...  et pour le suivant, avec… Ginger Rogers à la place de Judy Garland !  Coup double.

 

Dix ans plus tard, le couple star se retrouve par la grâce du hasard  et finit en apothéose avec « Entrons dans la danse.

 

Fred Astaire n’a pas épousé Ginger Rogers. Ils n’ont pas entretenu  de liaison  tapageuse  ou secrète  mais

sont restés proches longtemps après leur dernier film.

Ils avaient les mêmes goûts vestimentaires et, une élégance discrète  et sans show off – le star-system  bourgeois, si cela existe.

 

En 1967 ils co-présentèrent les Oscars à Santa Monica, et provoquèrent l’allégresse générale en arrivant en dansant jusqu’à la scène… Ils avaient alors 68 et  56 ans  et  une popularité à l’épreuve du temps.

 

Cq’était une belle histoire, non ? Vous pouvez les retrouver sur YouTube... quelques minutes de bonheur.

 

 

Miss Comédie

     

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  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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