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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 18:50
JEAN D'ORMESSON... JOHNNY  HALLYDAY

Vous, le premier.

Vous disiez "Il y a toujours des larmes, mais il y a toujours l'espérance".

Quelle belle parole !

De vous je ne connaissais pas grand-chose, juste l'image médiatique et lumineuse d'un homme qui semblait avoir l'estime de tous, la gauche, la droite, fait rarissime.

Et puis ce regard pétillant, ciel toujours bleu, reflet du bonheur , mais qui peut en être sûr ? 

Et puis ces quelques paroles gravées par quelques journalistes inspirés sur le marbre de la mémoire collective.

Je ne lisais pas vos livres, je craignais leur gravité, leur philosophie, leur étude minutieuse du monde actuel, politique et culturel. 

Comme Camus lorsque j'étais jeune, l'homme me séduisait beaucoup plus que son  oeuvre écrite.

 

Je vous ai entendu parler  de la mort avec Olivier Bellamy, c'était quelques heures après votre départ, une rediffusion.   Vous en parliez, de la mort,  comme si vous deviez toujours la voir de loin.      Votre voix était rieuse, moqueuse même. 

Cette nuit,  vous l'avez regardée en face, avec ce sourire  et ces yeux bleus à damner un saint.

Bien sûr il y a l'espérance en même temps que les larmes, mais il faut être très profondément croyant pour  seulement s'en souvenir.

Vous disiez aussi "Croire que Dieu existe, c'est peut-être simplement espérer qu'il existe."

 

Vous attachiez donc beaucoup d'importance à l'espérance .

C'est vrai que c'est  la seule solution pour finir ses jours sans trembler.

Vous quittez ce monde  vous aussi, il faut croire que les jours qui viennent ne nous promettent rien de bon...

Vos étoiles s'éteignent  et disparaissent du vide cosmique, nous laissant seuls avec  cette espérance insaisissable.

Adieu Jean d'Ormesson.

 

 

.

JEAN D'ORMESSON... JOHNNY  HALLYDAY

Johnny Halliday Smet. 

Toi que l'on croyait impérissable, toi l'immortel. Elle t'a eu, toi aussi. Avec toi cette faucheuse impitoyable emporte notre jeunesse, et ce bel élan d'amour fraternel  qui jaillissait de tes concerts.

Je regarde aujourd'hui les images de ces foules massées à tes pieds, unies dans un même AMOUR, amour de quoi ? De qui ? Un amour indéfinissable qui n'est que la meilleure partie de nous-mêmes.

Ce n'est pas la vision magique de cet homme-dieu sur scène, si beau, ce n'est pas l'envoûtement de sa voix, non, c'est lorsque la caméra se tourne vers le public que mes larmes coulent.

Tes concerts étaient comme des grand-messes pour ceux qui croyaient en toi.

 

Johnny, tes concerts nous rappelaient que nous sommes tous frères, qui peut prendre le relais aujourd'hui ?

 

Miss Comédie

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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- La dictée de Bunuel

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